dimanche 2 septembre 2012

1ère édition du festival international Hwendo




Constantin Babatoundé Nobimè honore la religion endogène du Bénin à travers celle de Godomey


Le Zangbéto un des nombreux vodouns célébrés
Les Zangbéto ou Gardien de nuits
Pendant huit jours durant, la commune de Godomey et sa population sont au cœur de la célébration des vodouns. Les rythmes des couvents et tous les vodouns du Bénin à travers ceux de Godomey sont à l’honneur et ceci grâce à un jeune qui a de l’ambition et de la vision en ce qui concerne la sauvegarde de nos patrimoines ancestraux. Constantin B. Nobimè puisque c’est de lui qu’il s’agit est parti du fait que le vodoun et la religion animiste, la mère des religions au Bénin sont marginalisés, voire désacralisés. Il a instauré donc le festival international Hwendo, qui est un événement culturel d’envergure pour réparer l’injustice. En effet, la religion traditionnelle et le vodoun n’ont que la journée du 10 janvier pour fêter, tandis que les religions importées occupent tout le calendrier grégorien avec plusieurs fêtes dans l’année, le fondateur du magazine Hwendo Mag a voulu donner un autre cadre aux dignitaires, les têtes couronnées et adeptes de célébrer le Vodoun. Lancé ce samedi sur le terrain du CEG Godomey, le festival international Hwendo a effectivement réuni les dignitaires du culte vodoun, les chefs traditionnels, les adeptes, les têtes couronnées et autres curieux. C’est un événement grand format créé pour valoriser le culte vodoun héritage de nos ancêtres. « Ce pays est le berceau du vodoun, c’est cette religion mère qui dans sa bonté, sa sagesse et son amour a accueilli toutes les autres religions, mais on ne lui a accordé qu’une seule journée pour sa fête, c’est déplorable », dixit Hounnon Béhumbéza prêtre Mami Dan, parrain de l’événement. C’est pour lui donc justice qui est rendu aux vodouns par leur fils Constantin qui veut porter haut le flambeau de l’héritage ancestral. C’est un festival qui permettra à terme de sensibiliser les populations afin de rompre avec la mentalité anti vodoun. En somme c’est un festival qui s’il est bien organisé contribuera à donner de la visibilité et un espace d’expression authentique aux vodouns.
Les ratées de la 1ère édition
1-le retard chronique qui a lassé tout le monde
2-les langues endogènes abandonnées au profit du français la langue di colon, pour un festival qui est complètement endogène. En effet on ne s’est senti dans l’endogène, à la source qu’avec la prestation du Hounnongan Atcho Elle-même et le passage des dignitaires traditionnels.
3-une animation approximative, à la limite catastrophique avec des gens sans expériences dans le domaine et qui ont ennuyé le public tout le temps.
4-l’absence des artistes de la musique endogène et la pléthore d’artistes de musique moderne de mauvaise qualité invités. La liste n’est exhaustive.

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