« Le Festival International de la Restauration des Ames s’inscrit dans nos visions, ce qui justifie notre partenariat »
Sabas Loko alias Ben Sabas, opérateur économique intervenant dans le
domaine de la culture et qui s’échine à ce que le Bénin soit reconnu grâce à
son patrimoine culturel aussi riche que diversifié, ne dort pas. Il revient à
la charge après plusieurs années passées à l’extérieur. Cette fois-ci c’est le
Festival International de la Restauration des Ames (Fira), qui retiendra l’attention
de tous à l’échelle internationale. Et pour la réussite de ce grand événement, Ben
Sabas est entrain de mettre les petits plats dans les grands. Et comme l’œuvre de
Dieu est grand, il est entrain de tomber sur des partenaires et pas des
moindres. Lisez ici l’intervention de Bernardin Gnonlonfoun Bonou,
Coordonnateur de l’Association des Enfants et Jeunes Travailleurs du Bénin
(Aejtb) un partenaire phare du Fira.
Présentez-vous aux lecteurs de notre journal ?
Je suis Bernardin Gnonlonfoun
Bonou, Coordonnateur national de l’Association des Enfants et jeunes
travailleurs du Bénin (Aejtb), présente dans plus de 35 pays africains et de l’Océan
indien.
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| Bernardin Gnonlonfoun Bonou, à la pose de la première pierre du Centre d'Accueil de l'AEJTB à Zê |
Faites-nous brièvement l’historique de cette association ?
Le mouvement des enfants et
jeunes travailleurs africains a vu le jour à Bouaké en Côte d’Ivoire en 1994. Le
Bénin a connu ce mouvement par le biais du Feu Monseigneur Isidore de Souza en
1995. Nos œuvrons pour la promotion et la protection des Droits des enfants en général et des enfants en situations
difficiles en particulier. Comme autre objectif, nous protégeons les enfants en
situation de mobilité de tous les pays, qui se sont retrouvés au Bénin afin qu’ils
sachent que sur le terre béninoise, ils sont toujours chez eux en Afrique. Depuis
1995 nous n’avons jamais eu un siège, nous avons évolué de location en
location. Mais grâce à la générosité des autorités communales de Zê et en particulier
de l’Arrondissement de Zê Dodji Bata, nous avons un domaine qu’ils nous ont
octroyé et sur lequel nous sommes entrain d’implanter notre siège avec des salles
de formation en couture, coiffure, et autres pour les enfants et jeunes en
situations difficiles et aussi un bassin pour la pisciculture du silure noir.
Qu’est-ce qui justifie alors votre partenariat avec le Festival
International de la Restauration des Ames (Fira) ?
Le Festival International de la
Restauration des Ames (Fira), prône le dialogue inter religieux et œuvre pour une
meilleure condition aux enfants et jeunes en situations difficiles, qu’il
compte aider à sortir de la précarité. S’inscrivant dans ces objectifs, je
dirai que le Fira est en harmonie parfaite avec nos objectifs, d’où ce
partenariat pour travailler ensemble et la main dans la main, pour que ce
projet aboutisse. En outre, le Fira se propose de nous accompagner à finaliser
la construction de notre Centre d’Accueil. Rappelons que ce site qui est
toujours en chantier comprendra également un forage d’eau, des dortoirs, des
lieux de prières pour les chrétiens et pour les musulmans.
Un appel à lancer ?
Je demanderai juste à toutes les
bonnes volontés qui ont la crainte de Dieu et qui aiment les enfants et les
jeunes, l’avenir du Bénin et de l’Afrique de demain de mettre la main à la
poche, de s’aligner sur la ligne de départ du Fira afin que ce festival qui
regroupera plus d’une trentaine de pays d’Afrique et d’ailleurs soit une
réussite. Il y va de la fierté du Bénin.
Propos recueillis par Patrick Hervé YOBODE
