mercredi 13 novembre 2013

Cotonou Couleurs Jazz 2ème édition


 Le top départ des activités donné hier

(15 artistes pour des concerts inédits du 28 novembre au 1er décembre 2013)

Le tandem Silvana Moï Virchaux et John Arcadius, a rassemblé la presse culturelle et ses partenaires, à Azalaï Hôtel de la plage. L’objectif de cette rencontre était de dévoiler ce qui fera la quintessence de la 2ème édition du festival Cotonou Couleurs Jazz.  C’était à travers une conférence de presse qui se tenait à la salle Bio Guerra dudit hôtel.
 
Silvana Moï Virchaux et John Arcadius, co-organisateurs de Cotonou Couleurs Jazz
Initiative d’une portée mémorable avec juste sa première édition, Cotonou Couleurs Jazz est une trouvaille de deux personnes. Silvana Moï Virchaux très engagée pour la cause des cultures du monde et John Arcadius, artiste musicien reconnu, ils se sont donné la main pour sceller le sort de l’essor de la culture et de la musique béninoise. A travers leur structure, Laboratorio Arts Contemporains et Vod Records, ils conçoivent  un festival, dont la première édition aura été en même temps celle de la maturité. Festival de portée désormais internationale, Cotonou Couleurs Jazz est un festival sur lequel se mélangent différents styles musicaux, dont les sons, les rythmes, les accords, ont une forte connotation avec les diverses couleurs du jazz. Sur la même scène donc, des artistes de la musique du monde, de toutes les tendances musicales dont le jazz reste de près ou de loin la première source d’inspiration. C’est une plate forme de création, de diffusion et d’animation musicale qui permet de rendre possible de nouvelles productions discographiques, de mettre la lumière sur des voix emblématiques. Le festival est un espace d’expression consacré aux jeunes musiciens béninois, pour promouvoir, la culture et la  musique du Bénin afin de pouvoir les vendre sur un marché dont la demande ne fait que s’accroitre chaque année.  Et c’est conscient du fait des difficultés que connaissent les artistes pour se produire au-delà de nos frontières ; que Cotonou Couleurs Jazz est né. Ce festival fera débarquer à Cotonou, comme c’était d’ailleurs le cas lors de sa 1ère édition, plusieurs programmateurs et promoteurs de festivals. Ces derniers auront l’occasion de découvrir, de nouveaux talents de la musique béninoise. Toute chose qui leur permettra d’élargir la palette de leurs futures programmations.  C’est aussi une opportunité exceptionnelle pour les jeunes qui aspirent aux métiers de la musique, ou de la technique dans les régie son et lumière, car ce festival bien pensé s’est doté d’un dispositif de son et de lumière qui répond aux normes internationales. Cette deuxième édition qui prend son envol par une formation dans les domaines du son, de la lumière, de la scène et de la gestion artistique, se déroulera à l’Institut français de Cotonou et à la plage derrière Erevan, baptisée pour l’occasion ‘’Plage Gochily’’, du nom d’un titre phare de John Arcadius. Les différents ateliers de formation, seront animés par des formateurs internationaux, comme la célèbre Juliette Solal.

Courte présentation des deux structures organisatrices du festival
Laboratorio Arts Contemporains (LAC): cette structure est représentée par une grande dame, une citoyenne du monde qui s’est beaucoup investie pour le rayonnement de la culture africaine. Silvana Moï Virchaux continue de se battre pour la culture du monde. Elle est à la tête du Laboratorio Arts Contemporains, qui est une association à but non lucratif, qui a pour mission l’organisation, la production, la promotion et la diffusion d’événements, de produits artistiques et culturels dans un réel processus de développement.

Vod Records (VR) : représentée par notre compatriote artiste musicien, auteur, compositeur et chanteur, John Arcadius, cette structure est un label béninois de production d’œuvres musicales au service du développement de l’industrie musicale en Afrique. Elle dispose d’un studio d’enregistrement et d’une salle de répétition répondant aux normes internationales. Vod Records est en partenariat avec un des plus grands studios de Belgique (Studio Dada), qui l’appui dans la formation des ingénieurs du son et des techniciens.

Le programme détaillé de la 2ème édition de Cotonou Couleurs Jazz

Jeudi 28 novembre 18 heures: Ouverture officielle à l’Institut français de Cotonou
19 heures 30-20 heures 30 : le groupe français Duel à l’Institut français de Cotonou
21 heures à 22 heures : la belge Milla Brune à l’Institut français de Cotonou
22 heures 30 à 00 heure 30 : le sénégalais Baaba Maal à l’Institut français de Cotonou
Pendant ce temps dès 16 heures à la plage Gochily concours de danse, Hip-hop et animations

Vendredi 29 novembre : 19 heures à 20 heures Wood Sound à la plage Gochily
20 heures 30 à 21 heures 30 : le groupe BaliMurphy  bruxellois  à la plage Gochily
22 heures à 00 heure : Henry Dikongué le camerounais à la plage Gochily

Samedi 30 novembre : 15 heures à 15 heures 50 : la polyvalente Raïssa Gbédji à l’Institut français de Cotonou
16 heures à 17 heures : la béninoise vivant à Paris Pépé Oléka à l’Institut français de Cotonou
17 heures 15 à 18 heures 15 : Blue Moon à l’Institut français de Cotonou
19 heures à 20 heures : la coqueluche de la musique béninoise Zéynab à la plage Gochily
20 heures 30 à 21 heures 30 : le citoyen du monde d’origine togolaise King Mensah à la plage Gochily
22 heures à 00 heure : John Arcadius fera résonner le cuivre à la plage Gochily

Dimanche 1er décembre : 19 heures à 20 heures : Régis Kolé un autre virus de la musique béninoise à la plage Gochily
20 heures 30 à 21 heures 30 : Ibeyi cubaines ou vénézuéliennes, elles assureront à la plage Gochily
22 heures à 00 heures : la grande sœur Angélique Kidjo viendra boucler la boucle de l’acte 2 du festival Cotonou Couleurs Jazz à la plage Gochily

 Patrick Hervé YOBODE



  

Mamane à l’Institut français de Cotonou


Le Gondwanais fait le procès de la mal gouvernance en Afrique

(« L’Afrique tourne en rond depuis 1960, sans de véritables programmes de société pour ses dirigeants »)

Le théâtre de verdure de l’Institut français de Cotonou a fait le plein, le samedi dernier. La raison était très simple. C’était le premier déplacement du Gondwanais Mamane pour un spectacle dans la mégalopole béninoise.  Avec l’humour qu’on lui connait et qui le caractérise, il a peint les maux qui minent le Continent noir.  Un tour de l’Afrique et du monde en moins de 2 heures, d’humour et de subtilités, pour le plaisir du public.
Mamane le Gondwanais

Le rarissime Mamane, parce qu’artiste exceptionnel, originaire du Niger et citoyen du monde, était à  Cotonou le week-end dernier. Ce déplacement de l’humoriste le plus en vogue de ce moment, se justifie par la célébration du cinquantenaire de l’Institut français du Bénin. Devant des gondwanais, venus nombreux, Mamane commence son one man show par le président des Etats Unis. Pour lui Barack Obama est un gondwanais qui travaille pour président fondateur et qui lit les texto d’Angela Merckel.  Le spectacle ne faisait que démarrer. L’humoriste de la république très très démocratique du Gondwana, fustigea l’absence des ministres. Dit-il, ils ne sont pas venus, parce qu’ils ont lu le programme du spectacle et ils se disent que le lundi matin, qu’ils voudraient encore être ministres. C’est alors qu’il se souvint de juillet 2009, où il était en transit sur Cotonou pour Lomé. Mamane n’a pas fait de cadeau au peu d’attention qu’accordent les dirigeants à l’entretien de nos grandes artères. Les inondations qui jusque là sont mal gérées, bref la mal gouvernance qui caractérise les régimes africains. Pour lui l’essence frelaté constitue une arme de destruction massive, mais continue d’être vendue allègrement dans certaines capitales africaines. C’est marrant.  Il n’a pas omis d’aborder l’actualité brulante du moment au Bénin. Très subtilement, il dit au public : « pour me sentir à l’aise sur la scène, j’ai mis des chaussures, mais pas des chaussures à talon, pas de chaussures à talon au Bénin ». Le public métissé ayant compris à demi-mot ne s’était pas retenu.  Il faisait là référence aux affaires tentatives d’empoisonnement et coup d’Etat, avec pour seul homme à abattre, Patrice Talon. La révision de la constitution et le consensus qui doit y règner n’ont pas été omis.  Pour Mamane, le sport favori de l’opposition en république très très démocratique du Gondwana, c’est la marche. De l’uranium, au pétrole en passant par les autres ressources minières, Mamane a dénoncé, la dilapidation des ressources, la corruption, la gabegie, la répression de la presse,  l’impunité et les élections surprises au Gondwana qui se soldent par des 53% et des 99.99% de suffrage. Du Bénin au Rwanda, du Congo Brazzaville, au Congo Kinshasa, de la république centre Africaine, au Tchad en passant par le Mali, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, etc. l’humoriste a fustigé les éternels conflits de frontières, les délestages qui sont légions et qui mettent ces pays sous la bonne voie pour le sous développement durable.  Le terrorisme au Mali et au Sahara, le racisme en Mauritanie, le Boko Haram au Nigeria et la dépigmentation qui caractérise les femmes africaines ont été passés au peigne fin. C’était un spectacle vraiment époustouflant.

Patrick Hervé YOBODE

6e édition du concours national d’écriture ‘‘Plumes Dorées’’


Martial Kogon enlève le 1er prix avec son ouvrage « Temps additionnel »

Evénement culturel, d’une régularité étonnante, le concours national d’écriture ‘’Plumes dorées’’ a connu son épilogue le samedi dernier. C’était à travers une cérémonie de délibération et de remise de prix aux lauréats, qui se déroulait dans la salle polyvalente du palais des congrès de Cotonou.
Martial Kogon recevant son trophée

‘’Plumes dorées, concours d’écriture qui vise la promotion de la création littéraire des jeunes au Bénin, pour une relève de qualité à la génération des écrivains béninois actuels, a encore célébré la littérature du pays. Prenant en compte, le roman, les nouvelles et le recueil de pièces théâtre, l’édition de cette année qui se conjugue désormais au passé, était consacrée au roman. Grande visée de détection, de formation, des jeunes qui aspirent à l’écriture, et de publication et de promotion, du livre et partant de la littérature béninoise, ‘’Plumes dorées’’ a en 6 années d’existence, a reçu des centaines de manuscrits, dans les différents genres littéraires et publié, vingt neuf jeunes porteurs de projets d’écriture. N’enfreignant pas à la tradition et étant fidèle à la régularité qui désormais caractérise l’événement, les Editions Plurielles, récidivent. Les jeunes béninois porteurs de projets d’écriture de 18 à 35 ans dans le genre littéraire qu’est le roman ont été célébrés. Une cérémonie au cours de laquelle, Koffi Attédé, promoteur des ‘’Plumes dorées’’ est revenu, sur l’ambiance qui a prévalue lors des ateliers d’écriture et la résidence de formation et de réécriture. C’était à Dassa, Lokossa et Natitingou. Les participants cette années qui ne sont autres qu’Anirelle Ophélia Ahouantchéssou, Myrtille Akofa Haho, Modeste Gansou Wéwé, Martial Kogon et Pelphide Tokpo. C’est à l’issue de cette allocution, que les jeunes écrivains se sont vus distingués, chacun selon son mérite. Dans cet exercice, c’est Martial Kogon, qui dame le pion aux autres en devenant ainsi, celui dont le nom restera écrit en lettre d’or dans les annales de l’événement. Il convient tout de même de rappeler que ce concours se déroule en 6 grandes étapes que sont : l’appel à candidatures du concours, les ateliers de renforcement de capacités, la résidence de formation et de réécriture, l’édition du roman vainqueur du Concours, la cérémonie officielle de délibération et de remise de prix aux cinq (05) lauréats et la promotion de l’ouvrage publié.

Les lauréats de 2008 à 2013

Gérard HEMADOU, Plus de noël pour Etèwutu, recueil de nouvelles, 2008 ;
Jean-Paul TOOH-TOOH, Immigritude, recueil de pièces de théâtre, 2009 ;
Modeste GANSOU WEWE, Le mal d’aimer,  roman, 2010 ;
Hurcyle GNONHOUE, Tremblement de corps, recueil de pièces de théâtre, 2011 ;
Seth A. ATHEMY, J’ai péché, recueil de nouvelles, 2012.
Martial Kogon, Temps additionnel, roman, 2013.
Patrick Hervé YOBODE 

dimanche 10 novembre 2013

Grande veillée de prières traditionnelles

Hounnon Adankanlin expose les puissances du Vodoun Adjagbè pour contrer les forces maléfiques .

Se rapprocher des populations pour s’enquérir de leurs problèmes et les en sortir, permettre à tous les béninois de pouvoir traverser cette fin d’année qui s’annonce trop pénible, sans tomber dans les mailles des sorciers et des forces du mal.  Ce sont là quelques uns des buts que vise l’organisation d’un tel rassemblement. Initiée par le vénérable Hounnon Adankanlin, cette veillée de prières a réuni une foule considérable à la place publique de Vèdoko Carrefour la vie.

Beaucoup de cas d’accidents, la mort subite, les noyades, des incendies ça et là, les sorciers qui feront assez de victimes, les envoutements qui se multiplieront. Voilà le tableau sombre que présente cette fin d’année 2013, après de multiples consultations du Fâ et du Vodoun Adjagbè, le fétiche qui parle.
Hounnon Adankanlin exposant les prouesses du fétiche qui parle
C’est donc pour permettre aux béninois de se tirer des griffes des forces maléfiques, que Hounnon Adankanlin, reçoit l’ordre du fétiche qui parle, d’organiser une telle veillée de prières. Manquant du minimum pour se faire soigner, la grande majorité de béninois qui croupissent sous le poids de la misère, n’a pas n’ont plus les moyens d’aller se prémunir contre ces esprits malins en question, chez les garants de la tradition.  Toute chose qu’ils ont pu en bénéficier au cours de cette veillée de prières. De la délivrance, de la guérison des maux qui minent leur vie, ils ont aussi profité de la clémence du Vodoun Adjagbè qui a intimé au Vénérable Hounnon Adankanlin, la baisse drastique des prix de ses produits qui font des prouesses, quant à la satisfaction des populations. De la bougie blanche avec laquelle il faut demander à Dieu les biens de sa destinée en passant par celle rouge et l’encens qui luttent contre les sorciers et les chassent, jusqu’à celle bleue qui appelle le bonheur, bref tous les produits étaient là. Ces différentes bougies vendues à 10.000 f CFA sont ramenées à 2000 f.  Le parfum Tohozin, les savons Bamidjadja et Goudafligbé, qui luttent contre les malheurs, les envoutements, la pauvreté, la honte, la mort subite.  La bague Hwlengan vendue à 10.000 f mais qui est désormais à 4.000 f, lutte contre accidents, les empoisonnements, les pertes incompris d’argent, etc.  La tisane Azonyiho qui est une trouvaille de Hounnon Adankanlin contre es mauvais sorts et la sorcellerie a été appliquée gratuitement à tous ceux qui étaient là. Les infertilités chez l’homme et la femme trouvent aussi leurs solutions chez Hounnon Adankanlin. Beaucoup de miracles ont été accomplis sur place avec l’encens qui a brûlé dans l’eau, etc. Hounnon  Adankanlin, une véritable force tranquille pour triompher et vaincre les esprits malins.


Patrick Hervé YOBODE

BGA 13ème édition

 Don Métok et Elliot Djodji, portes flambeaux du Bénin aux Sica 2013

L’édition 2013 des Bénin Golden Awards, a connu son épilogue le vendredi dernier.  C’était à travers une cérémonie forte simple de remise des Awards aux artistes et animateur live, les plus méritants. C’est la salle polyvalente du Centre culturel chinois de Cotonou qui a abrité l’événement.

Don Métok et Elliot Djodji recevant les couleurs nationales

Beaucoup de candidats au titre au départ, mais à l’arrivée, très peu d’heureux. C’est la règle souvent difficile de toute compétition.  La 13ème édition des BGA n’a pas dérogé à ce principe.  Avec 51 dossiers reçus dans la catégorie meilleur album musique moderne, 39 dans la catégorie musique traditionnelle, 15 chez les artistes des arts visuels, 60 chez les rappeurs, 5 chez les journalistes culturels, 150 dans la catégorie meilleur clip vidéo, avec quatre prétendants à l’Awards du meilleur présentateur live, cette édition aura été celle de tous les records. Après une brève introduction de Wassi Alli promoteur des BGA et SICA, place à été donnée, aux trois présentateurs qui ont répondu à l’appel de se livrer bataille. Agbo Richard, Assium Guéro et Elliot U. Djodji, avaient 2 minutes pour présenter le Bénin et un artiste de leur choix. Dans cet exercice, chacun est allé au charbon avec ses inspirations, mais surtout sa culture générale, son back grounds.  Tout ceci se déroulait devant un jury composé de 4 personnes et emmené par Gogoyi Akouègnon Prosper.  Après quoi la remise des Awards, pouvait commencer. Dans la catégorie de l’album le plus joué en discothèque, c’est Ignace Don Métok qui a damer le pion à Kèmy et Willy Mignon avec son tout nouvel opus ‘’Hongan’’. Le meilleur plasticien a nom Alaba Kouassi Quénum, tandis qu’Olouwa Kèmy s’adjuge le prix du meilleur album de la musique moderne. Le prix média presse est allé cette année à Florent Eustache Hessou. Zacharie Sètonnou alias Hangbé, s’en sort avec le prix du meilleur album de la musique traditionnelle. Danseuse contemporaine de talent, celle qui cette année est partie avec le prix meilleur clip vidéo, n’est autre que la fine fleur de la musique béninoise, Awoulath Alougbin alias Ifè. Chez les rappeurs, le prix Hip-Hop, R’NB Reggea et ragga est allé à Hervé Gérard. C’est alors que les choses devenaient plus sérieuses.  Le meilleur présentateur live du Bénin reste le même que l’année dernière, il s’agit de Djodji Elliot. Celui qu’il présentera le 16 novembre prochain pour peut être s’adjuger le prix du meilleur présentateur live africain, est la coqueluche de la musique moderne d’inspiration traditionnelle Ignace Sourou Mètokin, alias Don Métok. Ils ont la lourde tâche d’aller défendre les couleurs nationales à eux remises à l’issue de la cérémonie.

jeudi 7 novembre 2013

Entretien avec le Cardinal Big Sergino

‘’La force du silence’’ mon 1er opus sort ce dimanche 10 novembre au Bar la Congolaise’’

Dans l’arène musicale africaine, les talents incontournables ne courent pas les rues. Ils ont toujours été le fruit d’un long moment passé ou de toute une vie passée dans les arcanes de la culture. Parmi ces talents remarquables que compte la musique africaine aujourd’hui, un homme de classe exceptionnelle. Originaire du Congo Brazzaville, le Cardinal Big Sergino, est un artiste doté d’un potentiel énorme. Ayant trouvé refuge au Bénin pour des raisons politiques dans son pays le Congo, Mongo Serge Sévérin à l’état civil, a su s’intégrer au peuple béninois. Une capacité d’adaptation qui lui a permis de donner corps à sa carrière débutée dans son Congo natal. Le Cardinal Big Sergino qui est dans la fièvre de la sortie de son 1er opus, nous a accordé cet entretien dont voici la teneur.
Le Cardinal Big Sergino sur la scène de Bénin Révélation Stars

Bonsoir Cardinal Big Sergino, dites-nous à quand remonte votre histoire avec la musique ?

La musique, je l’ai commencée depuis mon bas âge. A neuf (09) ans déjà  je chantais dans une grande chorale de l’église des assemblées de Dieu à Brazzaville. L’internat de l’école générale Eclairck que j’ai fréquenté m’a vu m’adonner à ma passion, la musique. Lorsque j’ai fini les études, j’ai commencé à travailler et à peaufiner beaucoup plus mon art. Mais compte tenu des problèmes politiques, j’ai dû quitter le Congo pour me réfugié au Bénin.  C’est donc ici que j’ai vraiment embrassé la carrière musicale.  
Combien d’albums déjà à votre actif ?
Je peux dire que c’est le premier, car le tout premier était de qualité, mais celui qui a pris l’album n’avait pas assuré la promotion qu’il faillait. Alors aujourd’hui comme j’ai mes propres moyens et que je peux voler de mes propres ailes, j’ai pris les anciens titres à succès auxquels j’ai ajouté les nouveaux pour en faire un album. C’est donc mon 1er opus.

Alors cet album parait quand et combien de titres comporte-t-il ?

Il sort officiellement le 10 novembre au Bar la Congolaise non loin du Centre d’accueil à Aïdjèdo. C’est un album de 17 titres audio, avec deux volumes vidéos de 6 titres chacun et des interviews. Le titre éponyme c’est ‘’La force du silence’’.

Pourquoi la force du silence ?

Simplement parce que, le silence est une grande force et la force ne bavarde pas.  Le silence c’est donc une très grande force qui fait même peur au bavardage.

Ta collaboration avec les artistes béninois et africains, elle se passe comment ?

Ça se passe très bien. Je suis en très bonne collaboration avec les artistes béninois et africains. J’ai même fait des featuring avec quelques uns.

Tes projets après la sortie de cet opus ?

Merci. Après le lancement ici, je prends le départ pour le Congo Brazzaville, où j’irai procéder à la mise officielle sur le marché congolais de cet opus.  Ce n’est après cela que je m’embarque pour l’Europe, pour une tournée qui me conduira dans plusieurs pays.

Un dernier mot à l’endroit de tes fans et des mélomanes ?

Je leur demande de se procurer l’album car c’est vraiment du bon.  Ceux qui me connaissent savent  de quoi je suis capable. Ils n’ont qu’à me soutenir et ceux qui auront le temps, le 10 novembre, je leur dis de venir massivement. Aussi pourront-Ils acheter l’album à un prix promotionnel de 1000 F CFA. Merci à vous et au journal l’Informateur.

Propos recueillis par Patrick Hervé YOBODE 


Prise en compte des femmes dans le processus de développement

L’Inpf initie un atelier de réflexion sur la problématique

 Le professeur Vicentia Boko, présidente de l’institut national pour la promotion de la femme, n’entend pas dormir sur ses lauriers.  Sachant la place qu’occupent et le nombre que font les femmes dans notre pays, elle a invité les organisations de la société civile à réfléchir sur les stratégies à mettre en place pour leur prise en compte dans le processus de développement. C’était à l’Infosec de Cotonou.
Vicentia Boko Pdte INPF

« Stratégies à mettre en place au niveau des organisations de la société civile pour une meilleure prise en compte des femmes dans le processus de développement ». Voilà le thème d’un atelier de réflexion autour duquel, la présidente de l’Inpf, le professeur Vicentia Boko a réuni, plusieurs Organisations et plusieurs couches et catégories de femmes.  Regroupant une soixantaine d’organisations de la société civile, qui interviennent dans tous les secteurs de la vie active, cet atelier est initié, parce que l’Inpf a perçu que depuis trois ans qu’il se bat pour la cause des femmes, il n’y a pas eu d’avancés significatifs. Le nombre de femmes aux postes de décisions à diminuer, les voix audibles des femmes qui intervenaient pour décrier certaines choses ont baissé. Etant entendu que les organisations de la société civile sont les bras opérationnels de l’Institut, l’Inpf voulu réfléchir à comment elles doivent s’organiser pour une meilleure prise en compte des femmes dans le milieu politique et dans le processus de développement. Après l’ouverture de l’atelier par la présidente Vicentia Boko, l’honneur échoit à son homologue, le professeur Roger Gbégnonvi d’entretenir les femmes sur les stratégies à mettre en place pour leur implication dans le développement de la nation. Dans sa conférence introductive, il s’est montré très averti sur la problématique. L’ancien ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, partira du code coutumier du Dahomey pour aboutir à l’actuel code des personnes et de la famille. Pour lui et selon le code coutumier rédigé par le colon en 1931, la femme n’a pas de droit juridique et elle fait partie des biens et de l’héritage de l’homme. Le Bénin a longtemps fonctionné alors sur ce qu’il convient d’appeler un code de la sauvagerie. Mais en 1990, l’association des femmes juristes du Bénin, est montée au créneau pour taper du point sur la table et mettre fin à cet état de chose en proposant le code des personnes et de la famille. Désormais l’article 155 de ce code prévoit que l’homme et la femme sont ensemble pour gérer la famille. En 2013, sous la poussée, des femmes, une nouvelle loi a été votée et porte sur les violences faites aux femmes. Selon Roger Gbégnonvi, cette loi devrait interpeller les hommes béninois. Il rappelle que les stratégies à mettre ne place ont commencé, et qu’il revient aux femmes elles mêmes de continuer la bataille engagée, car l’homme ne voudrait pas qu’elles soient des êtres libres. Elles doivent savoir aussi que les hommes ne respectent que leur mère. Donc chaque fois, elles doivent se faire passer pour elle en posant demandant à leur homme, s’il traiterait ainsi leur maman. Cette première phase de l’atelier regroupe les osc du Sud Bénin, la seconde phase prendra en compte les organisations de la partie septentrionale à partir du département des Collines.

Patrick Hervé YOBODE

BGA 2013

Les lauréats seront connus demain

Le staff de la Golden Internationale Promotion, que dirige, Alli Wassi Sissi, donne rendez-vous aux férus de la culture béninoise ce vendredi. L’événement qui n’est autre que la prestigieuse soirée de remise des Awards BGA, s’annonce inédit. C’est le centre culturel chinois qui abrite la cérémonie.


Les nominés au Bénin Golden Awards (BGA) 2013, seront fixés sur leur sort ce vendredi. Appelés à s’inscrire pour prendre part à cette manifestation hautement culturelle, qui met sur orbite la culture et les artistes béninois, les artistes ne se sont pas fait désirer.  Après donc la phase de dépouillement, les nominés dans chaque catégorie ont été retenus par le jury, composé d’experts en la matière pour recevoir le mérite de leur travail. Vue son envergure et l’engouement qui a toujours caractérisé, les BGA, la 13ème édition a connu un nombre assez important d’artistes qui ont bien voulu tenter l’expérience. Chaque catégorie compte en effet, une dizaine de nominés, qui sont tous dans l’attente d’être sacrés ce vendredi. Au total neuf catégories dont entre autres : prix meilleur clip vidéo, prix musique moderne d’inspiration traditionnelle, prix de l’artiste le plus joué en discothèque, prix du meilleur artiste de la musique moderne, prix du meilleur artiste de la musique traditionnelle, prix du meilleur présentateur live,  prix meilleur artiste R’NB, Reggae, Ragga et Hip Hop, etc.  Rappelons que la moto, les ordinateurs, les Télévisions écran plasma et pleins d’autres lots sont gagnés par les lauréats qui tirent au sort de petits bouts de papiers portant mention du lot gagné. Comme à l’accoutumée, les deux lauréats du Bénin Golden Awards, que seront le meilleur présentateur live et le meilleur artiste de la musique moderne d’inspiration traditionnelle, iront défendre les couleurs du Bénin au festival des Stars de l’Intégration Culturelle Africaine.

Lutte contre la sorcellerie et les envoutements

Hounnon Adankanlin  initie une veillée de prières pour sauver des âmes


Chef coutumier et garant de la tradition dont les prouesses dans le monde spirituel ne sont plus à présenter, le vénérable Hounnon Adankanlin innove.  Ce samedi il tient une grande veillée de prières traditionnelles pour empêcher les sorciers et autres esprits malfaisants de pouvoir prendre le dessus sur ses semblables en cette fin d’année. A quelques encablures donc du célèbre carrefour la vie, de Cotonou à Vèdoko, ce traditionnaliste engagé appelle les populations à venir massivement se purifier. Des instants de prières tintés de guérison de toutes sortes de maladies, avec le fétiche qui parle. Si on sent tient au parcourt de l’homme dans ce domaine, on dirait aisément et sans risque de se tromper, que des miracles se produiront demain. Surplace, des malades qui n’avaient plus de solutions pour leur cas, trouveront la délivrance.  Des consultations du Fâ et du fétiche qui parle, des séances de désenvoutement, des révélations inédites sur la vie de ceux qui feront le déplacement, la guérison de plusieurs sortes de maladies, bref, Sa Majesté Hounnon Adankanlin promet des prodiges.
Sa Majesté Hounnon Adankanlin
Il faut rappeler que surplace également, ses différents produits reconnus pour leur qualité et leurs effets immédiats sur les problèmes qui minent les populations seront mis en vente à des prix promotionnels. Il est tant que nous revenions à la source de notre tradition et que nous tentions de faire comme le faisaient nos ancêtres. Une veillée de prières traditionnelle, serait l’idéal pour une fin d’année qui s’annonce tumultueuse du côté spirituel.  

Production discographique

Léandro ou le destin d’un marin artiste


Obnubilé par une passion ardente pour la musique, Léandre Tossou Agbéssi de son nom d’artiste, Léandro, est un jeune béninois qui a vu le jour un 03 Août 1979 à Cotonou. Sa passion pour la musique, il la tient de son père qui fut lui-même un véritable artisan de la musique béninoise. Désormais sur les traces de son géniteur, le jeune Léandro qui est a longtemps évolué dans les forces navales ivoiriennes est un talent à l’état pur. Voulant s’exprimer et montrer au grand public ce qui en lui sommeillait et qui constituait une obsession violente, il entreprend d’aller dénicher des jeunes comme lui au quartier, et qui rêvaient de faire carrière dans la musique. C’est alors qu’en 2001, Léandro avec quelques amis formaient le groupe Kazoti Inter. Cette aventure démarrée à quatre, sera assortie d’un album de huit titres qui sera baptisé ‘’Cherche ta famille’’. Passionnés, mais sans grands moyens et dépourvus d’appui, ces jeunes gens n’ont pas pu donner à cet opus l’élévation voulue.  Faute de promotion donc, cet album n’aura pas connu le succès escompté. Déçu mais pas résigné, Léandro reprendra le chemin des eaux, tout en gardant le secret et l’espoir qu’un jour sa carrière artistique allait connaitre son éclosion. Sur les eaux, l’artiste continuait de composer des chansons. Mordu par la passion, il décida en 2007 d’entamer une carrière solo avec à la clef une véritable carrière musicale. C’est ainsi que son opus ‘’Pion Magic’’ verra le jour. Un album auquel l’artiste aura consacré du temps, parce qu’il voulait d’un produit de qualité supérieure. Un travail colossal autour d’un album, qui lui prend assez de temps, tant dans sa conception que sa réalisation. L’album ‘’Pion Magic’’ terminé, sort courant 2012 pour le bonheur de ses fans.
Léandro ou la passion à l'état pur
Un opus qui a connu la participation et la touche d’expert car arrangé par Apotcho Strong, musicien et arrangeur émérite bien connu dans le milieu du show-biz. ‘’Pion Magic’’ est un album bien réfléchi dans lequel l’artiste Léandro s’est entièrement investi. Il comporte 10 titres qui traitent des difficultés de la vie, des chansons qui exhortent les uns et les autres à plus de travail et plus d’amour aussi entre les fils de ce monde.

Patrick Hervé YOBODE

Sortie d’album

 Witchékpo lance ‘’Bénédiction Divine’’


La discographie béninoise s’enrichit d’un nouvel opus. C’est le premier bébé musical de Witchékpo, qui est officiellement dans les bacs depuis le samedi dernier. C’était à travers une cérémonie de lancement qui se déroulait au Centre culturel chinois de Cotonou.
 
Jaquette de son opus
A l’état civil Théodora L. Hermione Rolande Witchékpo, cette jeune artiste de la musique béninoise vient de faire son entrée dans les annales de la musique de chez elle. Elle signe un album de haute facture qui lui ouvre davantage les portes des arcanes de la culture qu’elle côtoyait depuis fort longtemps. Avec de la patience et une passion à déplacer les montagnes, elle est parvenue à atteindre son objectif, celui de devenir artiste à plein temps. ‘’Bénédiction Divine’’ est l’opus qui fait d’elle l’une de ces nombreuses voix que compte la culture béninoise. Un opus de 7 titres sur lequel Witchékpo chante la vie, l’amour, le quotidien de ses proches. Elle évolue dans une variété musicale impressionnante avec de la musique moderne d’inspiration traditionnelle, du zouk, etc. Pour cet album qui lui aurait couté en temps en moyens financiers, elle a travaillé avec de grands noms du show-biz béninois tels : le regretté André de Berry Quénum, Arouna Saley, Pierrot N’Guindou, etc. Pour celle qui à travers ses chansons donne des conseils à ses semblables femmes et à tous les mortels, le public a effectué le déplacement. Ses pairs artistes ne sont pas restés en marge de son lancement d’album. Elle a reçu le soutien d’un grand nombre parmi eux. Il faut rappeler que l’album est disponible en audio et vidéo, chez tous les bons disquaires.


dimanche 3 novembre 2013

Concert de Awadi à l'Institut français du Bénin


Didier Awadi conscientise et appelle les dirigeants africains à plus de sérieux


Le théâtre de verdure de l’Institut français de Cotonou était en ébullition le samedi dernier. Le rappeur et ex membre du groupe Positive Black Soul, était passé par là. Un concert inédit qui rentre dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’Institut français au Bénin. Une occasion comme à l’accoutumée pour l’artiste de dénoncer publiquement les voleurs de la république.
 
Didier AWADI sur scène
Entouré de 7 musiciens et face à un public conquis, Didier Awadi n’a pas fait de cadeau au cours de son concert de feu qu’il a donné ce samedi. Le rappeur sénégalais qui n’a pas sa langue dans sa poche n’est pas allé par quatre chemins pour peindre les maux qui minent l’Afrique du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par l’orient. S’inspirant des textes de Robert Nesta Marley et reconnu pour ses textes corsés qui dénoncent les tares des dirigeants africains Awadi a mélangé talent et lyrisme pour faire inculquer au public qui a effectué le déplacement les valeurs qui devront être promus par les godillots qui ont les destinées du Continent noir entre leurs mains. Pour lui le peuple a faim, le peuple en a marre et généralement c’est ce qui fait descendre tout le monde dans les rues. Les soulèvements et autres printemps ne sont-ils pas de la faute des gouvernants, qui trop souvent confondent la démocratie à l’autocratie et à la dictature, avec pour mention le bien public qui est considéré comme un patrimoine personnel. Pour Didier Awadi, le changement doit quitter les dires, les bureaux et passer dans les actions. L’international Awadi, en 2 heures 30 minutes a fait le tour de l’Afrique sans craindre les histoires de frontières et autres. De l’Afrique du Sud ou il chanta Nelson Mandela et l’apartheid, en Côte d’Ivoire avec son coupé décalé en passant par le Bénin, le Nigeria, le Togo, le Sénégal avec le M’bala rapide, le moins rapide et le M’bala lent, etc. il aura, à travers ses textes, conscientisé les foules avant d’appeler les dirigeants à un changement de mentalité. Des messages forts et très percutants qui n’ont laissé personne indifférent.
AWADI dans ses oeuvres
Il n’a pas omis d’en appeler à la jeunesse consciente à prendre exemple sur le combat et les actions de Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon et autres, pour une Afrique réellement unie, forte et debout. Un concert au cours duquel, Didier Awadi qui admire ce que fait Zéynab Habib n’a pas hésité de faire un duo avec la vedette béninoise. Il ne faillait pas rater, c’était le procès de ces gros bonnets qui ruinent l’Afrique avec la complicité de leurs amis les blancs. Le cinquantenaire, c’est trois mois de manifestations de taille.











lundi 28 octobre 2013

Concert du Poly Rythmo à l’Institut français du Bénin


     Le Tout Puissant Poly Rythmo, livre un show inoubliable

Le Tout Puissant Poly Rythmo en plein dans le show

Les festivités musicales inscrites au programme du trimestre qui célèbre le cinquantenaire de l’Institut français du Bénin ex CCF ont démarré à Cotonou. Ce samedi 26 Octobre, c’était le toujours phénoménal et légendaire groupe solidement ancré dans la tradition du Bénin qui lançait les hostilités. Il s’agit bel et bien de l’Orchestre du Tout Puissant Poly Rythmo. C’est vieux de la vieille, rompus à la tâche ont livré un concert époustouflant.  Après deux années d’absence, le public béninois et les amoureux de la bonne musique, redécouvraient mythique Orchestre  Poly Rythmo. C’était à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’Institut français du Bénin. Un concert pas comme les autres, au cours duquel, le public qui a effectué le déplacement a savouré de la bonne ambiance avec délectation.  Avec un répertoire d’une richesse inouie et reconnu comme tel, le TPPR a comme à l’accoutumée depuis les années 60 enchanté le public. Entre les succès retentisant de ces années là, les succès de l’époque révolutionnaire, les nouvelles trouvailles et les titres cultes, le TPPR aura livré un show épatant. Le public qui en délirait nettement de ce concert de grandeur nature à travers une soirée de rêve en redemandait. Après ce show inoubliable du Tout Puissant Poly Rythmo, place sera donnée le vendredi 02 novembre prochain au citoyen du monde Didier Awadi. 

Sortie discographique


‘’ Vivomè’’ de l’artiste Maéla bientôt dans les bacs

L’univers du showbiz béninois va bientôt enregistrer un chef d’œuvre. ‘’ Vivomè’’ le tout premier livre sonore de la fine fleur de beauté Carine Ahinadjè Alotin alias Maéla est fin prêt et sera présenté aux mélomanes dans les tout prochains jours. Composé de dix galettes bien croustillantes, cet album est un cocktail de belles mélodies soutenues par la voix veloutée de Maéla, la nouvelle coqueluche de la musique béninoise.
Maéla la nouvelle voix d'or de la musique béninoise

Annoncé à travers le single ‘’ Halalè’’ qui passe boucle sur les chaines de télévisions et joué constamment sur les stations radios de la place, l’album ‘’ Vivomè’’ de la nouvelle voix de la musique béninoise Maela est enfin prêt. ‘’ Vivomè’’, le plat musical de résistance  tant attendu est tout fumant et prêt à la consommation. Cette toute première signature discographique de la chanteuse aux reins élastiques sera officiellement dévoilée au public en mars 2014. A travers cet opus Maéla a véhiculé des messages variés, entre autres, la culture de la paix,  l’amour du prochain, le travail bien fait,  l’abnégation, la foi en l’avenir et la conscientisation des femmes potentielles candidates aux diverses élections au Bénin. Cette œuvre est le fruit de plusieurs années de labeur peaufinées dans des studios de référence en matière de qualité du son dans la sous région. Sur l’album, l’artiste
s’est montrée très attachée à ses racines en abordant avec professionnalisme plusieurs rythmes Béninois sur un format moderne mais d’inspiration traditionnelle. ‘’ Vivomè’’ comme l’indique son nom est l’album qui entend apporter la joie dans tous les ménages. «  J’ai fait du Gospel et de la musique profane. Comme vous le constatez, je suis restée au centre de deux mondes. Tout ceci dans un style tradi-moderne de bonne facture», a expliqué Maéla. Pour en arriver à cette fin, elle avoue  avoir surmonté une montagne de difficultés. Et la finalisation de son projet sonne comme  la fin de tous ces moments pénibles que l’artiste ne souhaite à personne, même pas à ses ennemis. 
Maéla, l’espoir de la musique béninoise  Maéla nourrit beaucoup d’ambitions pour la promotion de la musique béninoise et africaine. Malgré sa beauté et sa belle voix, elle compte travailler d’arrache pied pour hisser haut le flambeau de la musique béninoise. Le grand rêve de Maéla, est de devenir célèbre comme sa chère aimée doyenne Angélique Kidjo dans les traces de qui elle se met chaque jour que Dieu fait. La musique pour elle, est ce qu’est un enfant pour sa chère maman. Originaire de Bopa, l’artiste puise ses inspirations du lac Ahémé en grande partie, des vécus quotidiens, des faits de société, de l’actualité nationale et internationale. Maéla invite tous les mélomanes à consommer ‘’ Vivomè’’ sans modération.
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lundi 21 octobre 2013

Grande finale de Bénin Révélation Stars 2013


Carlos Dégbé surclasse Rosalie Minawadé


(Les finalistes assurent, le public en délire)


Le mercredi 16 octobre dernier, la première édition de Bénin Révélation Stars, compétition d’interprétation musicale en live et en acoustique, livrait son verdict. Un pari totalement gagné par Tony Yambodè, promoteur culturel qui aux détours de cette compétition de détection des futures stars de la musique béninoise, a vu juste d’honorer de leur vivant les artistes béninois. Une finale de feu qui a vu le sacre de Carlos S. T. Dégbé.
Carlos 1er et Rosalie 2ème

C’en est fini pour la première édition de Bénin Révélation Stars. La géniale initiative de Tony Yambodè, qu’il aura conduit avec ténacité et passion, a connu son épilogue.  D’entrée,  les candidats sur cette première édition étaient tous là, pour chanter en chœur, l’hymne qu’ils ont composé pour  Bénin Révélation Stars. Devant une foule en liesse,  le maire de la Commune d’Abomey-Calavi et  Blaise Tchétchao, directeur de la Dfac, les candidats se sont livrés, la dernière bataille fratricide. Sur cette dernière prime, celle de la finale qui rendait hommage à Sagbohan Danialou, Vivi l’Internationale, Nel Oliver et Nila Djogbé, se fut Ménélik Kocou et Sergio Adogoni qui d’abord, s’étaient disputés la troisième place. Devant le jury emmené par Marcel Padey, le musicologue, chacun d’eux a sorti le grand jeu.  Les finalistes quand à eux se sont livrés une bataille sans merci, même si dans les coulisses, l’ambiance était toujours bon enfant. Successivement ils interpréteront le Hagbè national, Sagbohan Danialou, Nel Oliver, quant à Rosalie Minawadé, elle a émerveillé sur les titres de Vivi l’Internationale et de Nila Djogbé.  Cette dernière, qui était la seule à répondre par sa présence à l’invitation de Tony, ses ainés étant en tournée pour cause du Ramu, était simplement dépassée par le spectacle. Très émue, Nila Djogbé n’a pas hésité à qualifier les concurrents d’artistes confirmés.  Ifè ou si vous préférez Awoulath Allougbin et Nila Djogbé, sans oublier le groupe de slameurs Trio Griots ont mis le feu à l’Espace Mayton Promo. Devant un jury qui n’a pas changé, sauf Auguste Amoussou qui remplacé son mentor Eric Gbèha empêché, les différents concurrents ont livré un spectacle en beauté pour classer la première édition de Bénin Révélation Stars au panthéon de la culture béninoise. Avant le verdict final, Marcel Padey, le musicologue après avoir fait une démonstration du Timbo, parle de cet instrument de musique typiquement africain comme le balafon, que nos ancêtres nous ont laissé et que lui aura pris le temps d’étudier. Silence, c’est le moment de la délibération, le public retient son souffle. Le président du jury annonce le 4ème Ménélik Kocou, Sergio Adogoni prend alors la troisième place. Enfin le moment tant attendu, il garde le suspens un instant et libère les cœurs. Rosalie Minawadé 2ème derrière Carlos Dégbé sacré vainqueur de la première édition de Bénin Révélation Stars.

Tony Yambodè ou le flair d’un culturel hors pair

Tony Yambodè Promoteur de Bénin révélation Stars
Il aura réussit un pari, celui de l’initiative, de son organisation et celui de sa conduite jusqu’au bout. Ce n’était pas facile, ni évident, parce que rappelons-le, Tony Yambodè a roulé sur fonds propres.
Outre les millions injectés dans ce projet qui désormais s’est enraciné dans les habitudes et dans le quotidien des béninois, le promoteur a levé le voile sur un pan essentiel de notre culture,  jamais pris en compte jusque là, ni par l’Etat central, ni par les acteurs culturels. D’abord, l’initiative en elle-même, Bénin Révélation Stars, est une révolution ; une nouvelle donne qui vient bouleverser l’ordre des choses établies. Ici, jadis personne ne connaissait vraiment l’importance des                   prestations artistiques en live et en acoustique. Les Play back, étaient par tout et fortement ancrés dans toutes les  mentalités. Bénin Révélation Stars est venu corriger le tir, en donnant aux jeunes les armes pour une carrière artistique internationale bien fournie. La preuve est simple, ces jeunes qui ont pris part à la 1ère édition ont acquis certaines compétences, que même certains artistes confirmés n’ont pas. L’autre apport non moins négligeable et qui prouve que Tony est un homme de vision, c’est l’hommage aux artistes de leur vivant. Ce n’était encore jamais arriver par le passé. Il faut  attendre leur mort pour exposer leur dépouille, soit au palais des congrès, au palais des sports ou au Hall des arts. Désormais Tony vient dire intelligemment non à cet état de chose. Il leur rend hommage de leur vivant, en permettant aux concurrents de les interpréter devant eux. Ce qui est pour les artistes honorés, une première toujours chargée d’émotion. Merci Tony pour cette noble clairvoyance.


Les artistes honorés.
Au total, une vingtaine d’artistes ont reçu les hommages de Bénin Révélation Stars. Ils sont, Ignace Don Métok, Zéynab, Habib Dakpogan, Sèssimè, Olouwa Kèmy,  Yan, Rico’s Campos, Pélagie La Vibreuse,  Kiinzah, Fanny Sènan, Angélique Kidjo, John Arcadius, Sagbohan Danialou, Nel Oliver, Dossi, Vivi l’Internationale, Nila Djogbé, etc.

Ils ont dit

 Rosalie Minawadé : je ne suis pas en joie, parce que, travailler pendant des mois pour ce résultat c’est pas facile. Mais c’est la volonté de Dieu. J’ai au moins gagné des expériences sur cette compétition.

Carlos Dégbé : je suis très content, parce qu’à un moment donné, je n’y croyais plus, car Rosalie est une concurrente de taille. Bénin Révélation Stars, c’est vraiment une expérience formidable, qui nous a permis de nous adapter au live. Nous avons appris assez de choses sur la musique. Pour quelqu’un comme moi qui rêve de devenir un grand nom de la musique béninoise et internationale, Bénin Révélation Stars était un détour nécessaire. Mon secret, c’est ma passion, ma foi, ma détermination, ma conviction, être lauréat de Brs 2013, cela je la voulais de toutes mes forces.

Nila Djogbé : Rosalie elle a très bien chanté, c’est une petite sœur qui a du talent et qui avec le temps va surement faire plus que ça. J’ai remarqué qu’elle n’était pas contente du second prix, mais bon, c’est vrai que Carlos aussi s’est donné. C’est une belle initiative et ce n’est pas donné à n’importe qui de faire ces genres de choses. A Tony je dirai, félicitation, bravo et du courage. Il a notre soutien.

Tony Yambodè : mes impressions sont bonnes, parce que les deux objectifs sont atteints. En ce qui concerne l’hommage aux artistes de leur vivant, on a constaté tout au long des primes, qu’au niveau des artistes qui ont effectué le déplacement, l’émotion était à la normale. Certains ont tout simplement pleuré. Quant au second objectif, révéler les talents de demain capables de prester en live, les artistes qui étaient sur Brs ont qualifié les participants d’artistes confirmés. Ce qui veut dire qu’il y a du talent, mais les cadres d’expression font défaut.  Prière les partenaires nous accompagner, pour que la 2ème édition soit mieux organisée. Je ne regrette pas les millions injectés, car si d’ici 10 ans, j’ai au moins un qui devient artiste, je pourrai dire que j’ai gagné et que la nation aussi a gagné.

Les lots : remise prévue pour le 25 janvier 2014 avec le lancement de la 2ème édition.

Le 1er repart avec un ordinateur Portable, la réalisation d’un single, d’un clip vidéo, une formation aux métiers de la musique chez Eric Gbèha, une attestation et la réalisation d’un Cd, les grandes voix de la musique béninoise, chez Marcel Padey. Rosalie elle, s’en sort avec ces mêmes lots plus un poste téléviseur, sauf l’ordinateur portable. Le 3ème obtient un bon d’auto école, 25 mille francs sur un compte comme les 6 premiers, plus la formation et la réalisation chez Eric et Marcel. Ce sont ces mêmes prix que gagne Ménélik Kocou le 4ème. Du 7ème au 10ème, ils bénéficient de l’ouverture d’un compte bancaire, avec un dépôt de base de 20 mille francs CFA.  

Patrick Hervé YOBODE

Au cœur d’une vie


Quelques minutes chez H-Ley pour mieux la connaitre

L’univers musical béninois, a enregistré depuis quelques années déjà, cette jeune artiste de la musique. Ayant passé le clair de sa vie dans les arcanes de la culture, Tata H-Ley, fait partie aujourd’hui des figures de proue d’un des rythmes les plus en vogue actuellement. Pétrie d’expérience malgré son jeune âge, H-Ley est une artiste, qui excelle dans la variété musicale, mais surtout dans le Gogohoun. Connue et adulée par un public connaisseur qui difficilement accepte les artistes, elle est entrain de s’effrayer son chemin tranquillement mais très surement, pour se donner une place au soleil. Elle fera très certainement mal dans les années à venir, car beaucoup de mélomanes et d’experts dans le domaine compte sur son talent. Top départ pour inspecter l’univers d’une telle compétence musicale.
H_Ley parlant d'elle avec nous

Née voici une vingtaine d’années, à Godomey Togoudo, plus précisément à Allègléta, dans la commune d’Abomey-Calavi, celle que tout le monde connait sous son nom d’artiste H-Ley, est originaire d’Agonlin Covè dans le département du Zou. Fille du regretté Paul Hounsou et de Martine Dovonou, elle s’appelle à l’Etat civil, Hélène Sènan Hounsou. L’artiste qui aujourd’hui s’est confirmé et qui se trace son chemin de gloire, à une très longue histoire avec le monde de la culture. En effet, très jeune elle côtoyait déjà les arcanes de la culture. L’aventure commença dans les années 2000, pendant qu’elle était encore au cours primaires. Cette touche à tout, faisait déjà à cette époque des interprétations, de la chorégraphie, toutes sortes de ballets et aucune danse, d’où qu’elle vienne ne lui tenait tête. Ayant la musique pour un don divin, son talent s’enracine et se confirme au fil des jours. Inscrites en classe de 3ème chez les Sœurs au cours secondaires Notre Dame des Apôtres, la rigueur des lieux n’aura rien enlevé à cette passion d’enfant, qui commençait à prendre corps. C’est alors qu’en classe de seconde, Hélène Sènan Hounsou, ou si vous préférez H-Ley surprend son monde en lançant un single Gogohoun, d’une qualité exceptionnelle, suivi de son clip vidéo.  Celle qui jadis représentait son école et son collège lors des compétitions culturelles scolaires et qui décrochait toujours le premier prix, venait de se lancer dans une jungle et un circuit pas toujours clément pour la gente féminine. Le deuxième single suivi de son clip vidéo qu’elle mettra sur le marché des disques un an plus tard, en classe de 1ère est venu confirmer son talent et tout le bien qui se disait d’elle. Le public béninois fin connaisseur de la bonne musique et reconnu comme tel, par les stars internationales, venait d’accepter H-Ley, dans son écurie. Désormais, les chansons s’enchainent et l’album qui s’annonce est une bombe qui va cartonner très fort, ici et ailleurs. H-Ley fait de la variété musicale, mais à l’en croire, son rythme de prédilection, qu’elle affectionne le plus c’est le Gogohoun, qu’elle exécute avec professionnalisme. Cette star en devenir, très joviale, n’aura pas abandonné pour autant les études. Elle a su très bien combiner passion musicale et étude. C’est ce qui aujourd’hui lui a ouvert les portes de l’Université d’Abomey-Calavi, où elle apprend le Droit en Sciences Juridiques. Pour rappelle, H-Ley a décroché son premier diplôme universitaire, voici quelques années déjà. Pour elle, la musique est une vraie passion, un don de Dieu. Raison pour laquelle, elle, n’hésite pas à dire, que rien ni personne ne pourra l’empêcher de faire de la musique.  « Je ne laisserai la musique pour rien au monde », soutient-t-elle. Dans l’arène du Gogohoun, elle est inspirée par les frères Dahouè et Tata Sèna Noble. Les faits marquants, le quotidien de ses proches, les vicissitudes de la vie, constituent  ses principales sources d’inspiration. Elle se prépare activement pour faire paraître son album qui s’annonce comme un délice, pour les oreilles.

H-Ley à la loupe                                                                    
H-Ley

Taille : 1.61 mètre

Poids : 55 kg

Yeux : marrons

Teint : noir d’ébène

Tour de bassin : 103 mètres

Caractère : souriante, loyale, accueillante,  joviale elle est très 
respectueuse envers tout le monde, même les enfants.

Gastronomie : elle s’y connait parfaitement avec plusieurs recettes d’ici et d’ailleurs. Elle se sent mieux et très à l’aise devant un plat de la pâte du maïs accompagnée de la sauce légume

Ce qu’elle aime en général : la confiance en soi, la maîtrise de soi, la vérité, la persévérance, l’amour du travail bien fait et la convivialité.

Elle déteste : je n’aime pas les insultes, ou qu’on m’accuse de quelque chose que je n’ai pas fait, là, je pleurs devant tout le monde,  dit-elle. La médisance, la trahison.

Genre musical : variété et musique moderne d’inspiration traditionnelle. Mais surtout le Gogohoun.

Quelques titres en vogue : ‘Minhodoto’’ ; ‘’Osê’’ ; ‘’Wangnigni’’ ; ‘’Ado Suà’’.

Patrick Hervé YOBODE