LA CULTURE AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT DU CONTINENT NOIR
vendredi 31 mars 2017
mardi 14 mars 2017
Congrès constitutif de l’Association des Coiffeurs et Coiffeuses Qualifiés d’Adjagbo
François Sessou alias Tchéké Coiffure élu Président
(Le Président du Collectif des artisans d’Abomey-Calavi a supervisé les travaux)
L’Association des Coiffeurs et Coiffeuses Qualifiés d’Adjagbo (AccQA) a
été portée sur les fond baptismaux. C’était ce samedi 11 mars 2017 dans la dite
localité, suite à la volonté affichée de François Sessou alias Sesco Tchéké
Coiffure. Ayant massivement fait le déplacement pour ce congrès constitutif,
les Coiffeurs et Coiffeuses ont opté pour Tchéké Coiffure , afin qu’il conduise
les destinées de l’Accqa pendant la première mandature qui est de trois ans. Tout
ceci se déroulait sous l’égide du Président du Collectif des artisans de la
Commune d’Abomey-Calavi, Léonard Agbofoun et son staff.
C’est par une caravane qui a traversé tout l’arrondissement
d’Adjagbo et même au-delà, que les Coiffeurs et Coiffeuses réunis au sein de l’Association
des Coiffeurs et Coiffeuses Qualifiés d’Adjagbo (AccQA), ont annoncé les
couleurs du congrès constitutif de leur association. Bien endimanchés dans le
pagne choisi pour l’occasion, ils ont dansé à travers Adjagbo et Glo sous les
fanfares d’un jeune groupe sollicité a cet effet. Arrivés sur lieux du congrès,
l’ambiance a été totale avec le Disk Joker qui sur sa platine n’a pas fait de
détails. Tous les genres musicaux ont été joués et ça dansait de partout. C’était
un vrai rendez-vous convivial. Il ne faut par occulté le groupe folklorique
Echo Céleste venu de Zinvié pour l’occasion et qui avec du bon Massègohoun et
du Eyo a fait danser tout le monde.
Et quand le cortège des officiels
s’ébranla, c’est en liesse que les Coiffeurs et Coiffeuses ont accueilli leurs
invités de marques. Les autorités locales représentées par le conseiller
Bernard Dansou et son adjoint, les associations de femmes représentées par la
Présidente de l’Association Gnonnouvou Vankan et son secrétaire général, des
associations d’artisans dont celle des couturiers et couturières d’Adjagbo. Il faut
signaler aussi la présence remarquable des coordonnateurs d’arrondissements du
Collectif des artisans de la Commune d’Abomey-Calavi, du secrétaire de la
Fédération Textile Habillement Cuirs et Peaux, Joël Awohounso et le Président
de l’Union des Textile Habillement Cuirs
et Peaux. A leur tête pour conduire les travaux du congrès de l’AccQA, Léonard
Agbofoun, Président du Collectif des artisans de la Commune d’Abomey-Calavi.
Après le mot de bienvenu de
François Sessou, Président du comité préparatoire, parole a été donnée, aux
associations sœurs ainsi qu’aux coordonnateurs d’arrondissements du Collectif,
le Trésorier général du Collectif, les Preésidents et secrétaires généraux présents,
pour des conseils aux membres de la nouvelle association. Et lorsque Léonard
Agbofoun donnait le top, les travaux ont commencé. Les textes régissant l’AccQA,
ceux du Collectif ont été passés en revue. Après lecture les textes de la
nouvelle association ont été adoptés et le Président du Collectif des artisans
annonça les élections.
![]() |
| Le Bureau élu de l'ACCQA et ses invités de marque posant en famille à l'issue du congrès |
A cette étape des travaux, les
Coiffeurs et Coiffeuses d’Adjagbo n’ont pas caché leurs envies de voir à la
tête du bureau directeur de l’AccQA, l’homme qui a tout fait pratiquement,
François Sessou alias Sesco Tchéké Coiffure. Ils ont donc exprimé leur suffrage
et un bureau de douze (12) personnes a
été mis en place pour conduire les destinées de l’AccQA pendant les trois ans
que durera la première mandature.
Composition du bureau de l’AccQA
Président :
François Sessous Sesco Tchéké Coiffure
Vice Présidente : Cathérine Hounkpè
Secrétaire Général : Marie Antoinette Gnansounou
Secrétaire Général Adjoint : Tobias Dossou
Trésorière Général : Nicole Alligbonon
Trésorière Général Adjointe : Cécile Yéhomè
1ère Organisatrice : Raymonde Mangbondji
2ème Organisatrice : Edwige Tovènon
Chargé à l’Information : Modeste Kinhouéyito
Chargé aux Affaires Sportives et Culturelles : Emma Oké
Conseillère : Sidonie Atchada
Commissaire aux comptes : Géraldine Zoungnon.
Patrick Hervé YOBODE
lundi 13 mars 2017
1ère phase du Concours d’art culinaire Miss Gnonnou Dagbé
Léoncia Kotchoffa honore ses parents et prouve son adresse à la cuisine
(Les inscriptions sont toujours ouvertes pour la phase 2)
La première phase du grand Concours d’art culinaire intitulé Miss
Gnonnou Dagbé, initié par Boris M. Adohouannon, s’était tenu ce dimanche 12
mars 2017. Comme un coup d’essai qui se révélait un coup de maître, l’espace
Kayécha du Président Obed Couton était devenu trop restreint pour contenir la
foule de parents, amis, et autres curieux qui étaient venus voir de quoi
étaient capable à la cuisine nos jeunes filles d’aujourd’hui. Un concours qui s’était
déroulé sous la vigilance des experts dans la gastronomie comme jury et qui à l’arrivée
consacrait Léoncia Kotchoffa 1ère des 7 candidates qui étaient en
lice.
Elles étaient Laurencia Yèho,
Lovelyne Atindogbé, Anne-Marie Awadjihè, Naomie Houéhou, Charlène Kounagbè,
Léoncia Kotchoffa et Lucresse Bahini. Elles ont accepté se faire jauger en
public en ce qui concerne leur savoir faire dans les quatre murs d’une cuisine.
C’était la première phase du géant concours d’art culinaire Miss Gnonnou Dagbé.
Une idée géniale de Boris Adohouannon, qui partant du triste constat que nos
jeunes filles et les jeunes dames d’aujourd’hui ne savent plus préparer, que ce
genres de femmes abonnent leurs maris aux restaurants, où il faut à chaque fois
manger du hamburger, du chawarma, du spaghetti, etc. ou d’autres encore qui
refusant la honte commandent la préparation des mets aux bonnes dames dans nos
marchés, mets qu’elles vont prendre dans des glacières, des différentes formes
de pâtes jusqu’aux sauces avant l’arrivée à la maison de leurs hommes, il était
plus qu’urgent de panser cette plaie béante.
Si nos pères ont eu la chance d’épouser
de bonnes femmes qui savent comme leurs mères faire la cuisine, de nos jours,
nous épousons des paresseuses qui ont peur de s’approcher du feu comme si entre
leurs jambes il y avait un produit inflammable. Si cette génération que nous
constituons vie déjà ce fléau, qu’en sera-t-il des générations à venir et des
mets béninois et africains ?
La question a longtemps taraudé l’esprit
du jeune Boris Adohouannon, qui a pensé corriger le tir en initiant ce Concours
d’art culinaire, pour permettre aux jeunes filles et jeunes dames d’acquérir des notions gastronomiques,
histoire de savoir préparer pour maintenir leurs maris au foyer, car comme il a
su si bien le dire, le chemin le plus sûr qui mène vers le cœur d’un homme
passe par son estomac.
![]() |
| Les filles s'affairant à la cuisine |
Se foutant du qu’en dira-t-on et
ayant confiance en ce que leurs mères les ont appris à la cuisine, les sept
jeunes filles citées plus haut, ont démontré leur savoir faire dans l’art
culinaire. Devant un jury composé de Marcel Kpogodo, journaliste et Président
du Noyau Critique ; de Sandrine Amouzoun, restauratrice et de Thomas
Ganhouégnon, chef cuisinier et Président du jury, les sept concurrentes ont
préparé de la pâte de cossettes d’igname communément appelée Télibo accompagnée
de la sauce gluante du Crincrin (Ninnouwi). Elles avaient obligation de
cuisiner tout ceci en 45 minutes et de servir comme si elles étaient dans leur
foyer.
A cet exercice, c’est Léoncia
Kotchoffa qui a surclassé les autres filles avec sa cuisine, le soin qu’elle a
mis dans le service, séparant le met de l’eau, du jus de citron et des oranges
pour le dessert qu’elle a soigneusement découpé. Avec une moyenne de 88,00 sur
300, elle se hissait à la première place. Quatre autres filles ont tiré leur
épingle du jeu, que sont Anne-Marie Awadjihè, Naomie Houéhou, Charlène Kounagbè
et Lucresse Bahini. Elles obtiennent respectivement, 75,33 ; 75,50 ;
78,33 et 77,16.
Le Président du comité d’organisation,
Edouard Katchikpè annonce la seconde phase pour le samedi 29 avril 2017. Les
jeunes filles dont l’âge est compris entre 17 et 25 ans peuvent s’inscrire
jusqu’au 31 mars 2017 à 18 heures.
Patrick Hervé YOBODE
Dada Vognon Adidékon célèbre la divinité ‘’Gnonho Anannou’’
Dans le cadre d’une grande cérémonie de Péta Trotro
(Il invite ses clients a massivement faire le déplacement pour des bénédictions)
Du 14 au 16 mars 2017, sa Majesté Dada Vognon Adidékon organise une
grande cérémonie en l’honneur de la divinité ‘’Gnonho Anannou’’. Ce grand
rendez-vous qui ne se tient que chaque trois (03) ans, verra la présence de
tous les hauts dignitaires de cette divinité à Assanté dans le royaume que
dirige Dada Vognon Adidékon. A travers ce Péta Trotro, Dada Vognon renforcera
et activera Vodoun ‘’Gnonho Anannou’’ pour le bonheur de ses clients.
Il est reconnu pour sa dextérité
et son adresse dans le Fâ. Prêtre incontesté de cette science divine, il est l’un
des meilleurs ici au Bénin Terre du Vodoun et de la haute spiritualité. Dada Vognon
Adidékon, roi d’Assanté, ne s’est pas limité à ses connaissances sur le Fâ. Dans
la pratique des connaissances ancestrales liées aux feuilles et autres plantes,
il est également une pièce maitresse qui œuvre pour le bien être des
populations du Bénin et d’ailleurs. En matière de Vodoun Dada Vognon Adidékon
détient également des secrets à lui légués par son père le très réputé Bokonon
Allignon Zoungnon.
![]() |
| Dada Vognon Adidékon, roi d'Assanté |
Dans le but de satisfaire sa
clientèle, de toujours garder son rang et d’être fidèle à sa renommée, le roi d’Assanté
n’a de cesse que de fouiller, bêcher. Toujours dans les recherches, il a voici
quelques années de cela fait ériger le Vodoun ‘’ ’Gnonho Anannou’. Dans le
monde endogène, la divinité ’Gnonho Anannou’’ est une divinité protectrice qui répande
le bonheur et la fortune. C’est donc pour donner plus de chance aux
nombreux béninois et les milliers de ressortissants d’autres pays qui viennent
en consultation chez lui, que Dada Vognon Adidékon a installé cette divinité.
Ce faisant, ses clients après
chaque consultation, sont libre d’aller eux-mêmes faire leurs vœux à ’Gnonho
Anannou’’, pour la prospérité, la promotion, la santé, la réussite, etc. pour
obtenir les bénédictions. C’est donc cette divinité que renforce et active Dada
Vognon Adidékon, roi d’Assanté à travers la cérémonie de Péta Trotro. Il invite
massivement ses clients à faire le déplacement du royaume d’Assanté situé dans
la commune de Glazoué pour s’approprier les bienfaits de ’Gnonho Anannou’’.
Patrick Hervé YOBODE
lundi 6 mars 2017
Mettez-vous à l'abri d'une crise d'AVC
INFO : VOUS QUI SOUFFREZ D’HYPER OU D’HYPPO TENSION, VOUS QUI ETES
EXPOSES A TOUT MOMENT A UNE CRISE D’AVC, VOUS QUI AVEZ DES PARENTS QUI SONT
TOUT LE TEMPS SOUS L’EMPRISE DE LA TENSION, VOUS QUI TRAVAILLEZ SANS RELACHE ET
QUI VOUS EXPOSEZ A CETTE MALADIE GRAVE QUI TUE EN UNE FRACTION DE SECONDE :
VOICI POUR VOUS LA SOLUTION : LA BAGUE STOP TENSION DE BOKONON AKE
OUNDJEGLO TRES EFFICACE QUI REGULARISE LES DEUX FORMES DE TENSION ET VOUS MET A
L’ABRI DE LA MORT SUBITE CAUSEE PAR UN ARRET CARDIAQUE, L’HYPER OU L’HYPPO
TENSION. EFFICACE ET PAS CHERE, ELLE FAIT DES MERVEILLES AU SEIN DES
POPULATIONS. CEUX QUI ONT ESSAYE EN TEMOIGNE. FAITES VITE VOTRE COMMANDE AU (00229)97 245 759/95
946 969/94962578/67160017.
mardi 28 février 2017
Concours d’art culinaire ‘’Miss Gnonnou Dagbé’’
Sept candidates en lice pour la première phase le 12 mars prochain
La première phase du concours de beauté physique, intellectuelle et
d’art culinaire ‘’ Miss Gnonnou Dagbé’’ est prévue pour le Dimanche 12 mars 2017 à la place des fêtes
‘’ Kayécha’’ de Womey à Togoudo. Au total, sept candidates sont en lice.
Le concours vise essentiellement à inciter les jeunes filles à la préparation des plats africains. Pour les organisateurs, il ne s’agit pas qu’une fille soit physiquement belle et présentable pour prétendre être heureuse dans un foyer. Au-delà de la beauté physique, la femme doit savoir bien faire la cuisine. Hélas, le constat aujourd’hui est que la majorité des filles ou jeunes femmes ont des difficultés étonnantes à être à l’aise à la cuisine. En clair, les filles d’aujourd’hui, craignent le fourneau au point où on se demande si elles n’ont pas un produit inflammable dans leur pagne ou leur pantalon, car elles semblent craindre de les voir se brûler à l’approche du feu.
Ce qui fait qu’une fois au foyer certaines filles abonnent leur mari au restaurant. Tous les soirs c’est hamburger, chawarma, spaghetti. Conséquence, elles sont vite déçues. Pour corriger le tir, le jeune journaliste et désormais promoteur Boris Michael Adohouannon a initié le concours ‘’Miss Gnonnou Dagbé’’ qui met un accent particulier sur la préparation des mets africains tout en suscitant le goût de la cuisine chez les jeunes filles. À travers l’évènement, informe le promoteur, il s’agit de faire en sorte qu’une fois dans son foyer, la femme prévoit de façon à ce que son mari ait un délicieux repas préparé par sa tendre épouse qui l’attende sur la table quand il rentre du travail.
Le dimanche 12 mars 2017, sept candidates vont préparer en live un met surprise que va proposer le jury pour la première phase du concours qui consacre également le lancement du concours. Il s’agit de Léoncia Kotchoffa, Anne Awadjihè, Laurencia Yèho, Lovelyne Attindogbé, Lucresse Bahini, Charlène Kounagbé et Naomie Houéhou.
Patrick Hervé YOBODE
mardi 21 février 2017
Vodun Festival Benin West Africa 2017
Andoche Adjovi dresse un bilan de satisfecit
Interrogé
pour faire le point du Vodun Festival Bénin West Africa qui s’est
déroulé du 09 au 11 Janvier 2017 à Ouidah, l’artiste-chercheur Andoche Adjovi,
promoteur dudit événement nous dresse un bilan de satisfecit par la
participation enrichissante de la délégation
internationale.
Honoré par la
participation de l’ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin Hans
Jörg Neumann et des amis touristes et chercheurs venus des Etats-Unis, de
l’Italie, de la Belgique, des journalistes de la radio Nova de Paris, France, Vodun
Festival Bénin West Africa 2017 s’est révélé comme l’événement le plus
original de l’année du point de vue touristique.
Dans son
bilan, le promoteur de Vodun Festival Bénin West Africa, Andoche Adjovi a confié
que ce n’est pas de l’argent mais qu’il a eu de bons résultats avec de bons
contacts pour la pérennisation de l’événement.
![]() |
| Andoche Adjovi, Promoteur du Vodun Festival Benin West Africa |
Il a poursuivi en rappelant qu’il est à la dixième (10ème)
édition de cet événement et c’est de concept en concepts qu’il est parvenu à
retenir Vodun festival Bénin West Africa
pour élargir le champ au continent africain. Nous avions commencé au départ par
le Festival Vodun Gambada et familles, a-t-il précisé.
En termes de projet, il a d’abord souligné qu’il envisage
ouvrir une radio et une télévision Vodoun
puisque presque toutes les religions ont ces canaux de communication et d’audience
pour le Bénin, l’Afrique et le monde. A cet effet, il invite des
partenaires sérieux et fiables à la concrétisation de ce projet qui est
l’affaire de tous les acteurs du monde endogène, au Bénin, en Afrique et dans
le Monde. Il a ensuite annoncé le
tournage d’un film documentaire qui démontre
les liens de complémentarités entre le Vodoun, les Arts, la Culture et la
traite négrière.
Sacrifiant sa vie d’artiste compositeur, chanteur et
interprète, il a expliqué que la culture et le cultuel vont de pair. « Même
si je ne sors pas d’album, je fais des recherches sur des rythmes et chants
rituels dans les temples et couvents. J’apprends beaucoup dans ces milieux », s’est-il justifié.
Hommage à vodoun Lègba
Considéré
comme le messager,
le gardien, le démolisseur et l’accomplisseur qui est au début et à la fin de
toute chose sur cette terre, le Vodoun Lègba a eu le mérite d’être le plus
honoré de cette édition de Vodun Festival
Bénin West Africa 2017. Nous avons choisi le Vodoun Lègba cette année pour lui
rendre hommage parce qu’il est au cœur de ma famille « Adjovi Lègba »
indiquait-il. Des offrandes, bénédictions et sacrifices ont constitué le menu
de cet hommage à l’ouverture du Festival.
Classée dans le circuit Vodoun des activités de ce
Festival, la visite des Temples des Vodoun Mami, Gambada, Tchango, Ibédji,
Egungun, Ogun suivie des cérémonies de purification, a impressionné tous les
participants internationaux de cette édition, a laissé entendre le promoteur
Andoche Adjovi.
Notons également que des expositions de photo d’art,
la visite de quelques galeries de la ville de Ouidah, la projection de films,
la conférence-débat sur le thème « La face cachée du Vodoun » ont
meublé le Vodun Festival Bénin West Africa 2017.
jeudi 16 février 2017
Processus de saisine de faux Vodoun Gambada à travers le Bénin
Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè dans une dynamique d’assainissement
(Mettre à l’écart les faux prêtres pour redonner plus de confiance aux populations)
Suite à de nombreuses plaintes des populations concernant certains faux
hounnon (prêtres du Vodoun Gambada) et sachant qu’il y a des brebis galeuses
qui pullulent leurs rangs, le Président national des Prêtres du Vodoun Gambada
du Bénin et son bureau ont pris les taureaux par les cornes. Se mettant en
ordre de bataille, ils ont effectué plusieurs descentes sur le terrain pour
procéder à la saisine de faux Gambada érigés par des individus pas trop clairs
pour escroquer les populations. Cette action d’assainissement entreprise par
Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè et son bureau redonnera ses lettres de noblesse
au Vodoun Gambada dont la réputation est connue de tous.
Les béninoises et béninois ainsi
que les touristes, qui sont découragés par les pratiques de certains vils
individus, reprendront confiance et pourront à nouveau aller chercher le
bonheur et la guérison auprès des dignitaires du Vodoun Gambada. La raison est
très simple, assainir le milieu, écarter les brebis galeuses pour redonner ses
lettres de noblesse au Vodoun Gambada. Ainsi en a décidé Hounnongan Zanzan
Zinho Klèdjè, le Président national des Prêtres de ce Vodoun très puissant et
qui réagit instantanément fasse à tous les problèmes que vous lui confiez.
| Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè |
En effet, pour être dignitaire du
Vodoun Gambada, il faut avoir été initié, il faut connaitre les rouages, il
faut avoir subi au préalable des rituels recommandés, passer des étapes, se
rapprocher de ceux qui sont les garants et qui ont acquis l’expérience en la
matière. Mais de nos jours, il est très facile de voir des jeunes qui ne
maîtrisent rien, allés se faire confectionner des statuettes de tous genres
qu’il badigeonnent de peintures, de poudres et du sang et déjà ils prétendent
être prêtres du Vodoun Gambada. Ils n’en connaissent aucun secret, ils n’ont
appris les rouages de la chose auprès de personnes, si ce n’est leur instinct
qui les pousse vers le gain facile, et bonjour les dégâts.
Ils sont dans du faux, mais ce
sont eux qui mettent des boubous, des chapeaux et autres couronnes, des
recardes et des perles achetées au marché au cou pour faire le Hounnongan. Ils
sont dans l’escroquerie à plein temps et n’hésitent pas à dépouiller leurs
victimes. Ce sont des arnaqueurs réputés et des cybercriminels communément
appelés Gaymen qui prennent des photos des couvents d’autrui pour aller jouer
au vrai Hounnongan sur le Net. Ils salissent le Vodoun Gambada avec des
désordres inacceptables. Ce sont eux qui couchent avec les femmes d’autrui
n’importe comment, semant la désolation au sein des couples. Tout ceci jette le
doute dans l’esprit des populations, quand à l’efficacité du Vodoun Gambada et
a fait fuir les touristes loin des couvents de ce Vodoun jadis très efficace. Cet
état de choses fait aussi que les populations ne croient plus à nos réalités
endogènes et les connaissances de nos ancêtres, qui pourtant restent
authentiques et véridiques.
Il fallait donc les stopper par
tous les moyens. C’est pour cela qu’ayant connaissance de tout ceci,
l’Association nationale des Prêtres et adeptes du Vodoun Gambada que préside
Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè, a tenu plusieurs assises pour décider de la
conduite à tenir. Etant dans le domaine depuis des décennies, Zanzan Zinho
Klèdjè et ses pairs, les vrais dignitaires savent ceux qui possèdent le vrai et
le faux Gambada. Ayant décidé de leurs déclarer la guerre, ils sont entrés dans
la phase active il y a environ trois semaines. Tout le Bénin étant concerné par
cette descente de Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè, plusieurs localités ont déjà
reçu leur visite. Commençant par Ouidah, ce processus d’assainissement a opéré
des saisines dans les villages de Sogbadji, d’Agondji, d’Ahantchohoco, d’Ahozon
mais également dans la commune de Tori.
| Quelques faux Gambada saisis |
Sachant que nul n’a le droit de
se faire justice, Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè et les siens, ne se sont pas
tablés sur la force incommensurable du Vodoun Gambada. « Nous savons que
nous sommes dans un pays de droits, même si notre Vodoun est puissant et que
nous pouvons agir seuls, nous avons préféré faire appel aux forces de l’ordre
et ce sont des gendarmes qui nous suivent dans tous nos déplacements »,
déclare Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè. Pour lui, les jeunes doivent mettre de
respect dans la pratique. C’est dans cette optique qu’il renchérit en
disant : « Si quelqu’un décide de se faire ériger le Vodoun Gambada,
il doit aller nous voir afin qu’on lui indique le chemin à suivre. Car le
Vodoun Gambada a des interdits qu’il faut suivre à la lettre ».
Hèvié, Cotonou, Parakou, les
départements du Mono-Couffo sont les prochaines destinations qui recevront la
visite de Hounnongan Zanzan Zinho Klèdjè.
Patrick Hervé YOBODE
lundi 13 février 2017
FESPACO 2017
Sept films béninois à l’épreuve des différents prix
Dans le cadre de la 25ème
édition du Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (Fespaco) qui se
déroulera du 24 février au 04 mars 2017 au pays des hommes intègres, huit films
provenant du Bénin ont été nominés dont sept en compétition officielle et une en
sélection officielle.
« L’orage
africain » de Sylvestre Amoussou, « Le pantalon rouge » de Hervé
Djossou, « Okuta, la pierre » de Ayéman Aymar Esse, « Les Chenapans »
de Christiane Chabi-Kao, « La mangrove, une richesse pour le lac Ahémé »
de Blandine Kpadé, « Nectar d’un pays » de Fidel Hounhouédé, « La
maladie de la honte » de Giovania Atodjinou-Zinsou.
Tels
sont les titres des différents films béninois retenus en compétition officielle
au Fespaco 2017. Le huitième intitulé « Le voyage des oubliés » de Sènami
Kpètèhogbé est le seul long métrage du Bénin retenu en sélection officielle
dans la catégorie panorama.
![]() |
| Blandine Kpadé |
Ces
films sont respectivement en compétition dans les catégories long-métrage,
court-métrage, documentaire, série télévisuelle et les trois derniers en film
des écoles africaines de cinéma. Dans la catégorie long-métrage vingt (20)
films sont en compétition. Dans la catégorie documentaire vingt et un (21)
films sont en compétition. Dix-huit (18) sont nominés dans la catégorie court-métrage.
Dans la catégorie série télévisuelle, nous avons vingt et un (21) films
nominés. Dans la catégorie des films
d’école, dix-sept (17) films sont nominés dont trois du Bénin.
Des habitués de prix en lice
Ils
sont de retour pour faire honneur à leur très chère patrie le Bénin. Plusieurs
fois lauréats de plusieurs prix des festivals de cinéma dans le monde, ces
habitués de prix sont ces réalisateurs qui font parler d’eux chaque fois à la
sortie leurs films. Nous pouvons noter, Christiane Chabi-Kao qui est l’une des
rares réalisatrices Béninoises spécialisées dans le genre de série télévisuelle. Elle a été lauréate avec son film intitulé « les
inséparables » du prix Africa Numérique à Vues d'Afrique à Montréal et du
prix spécial des droits humains au Fespaco en 2007.
Sylvestre
Amoussou qu’on ne présente plus a parcouru tous les grands festivals de cinéma
du monde avec ses deux longs métrages
antérieurs (Africa paradis et Un pas en avant…les dessus de la corruption) avec
bien sûr des prix.
Sènami
Kpètèhogbé, un pur produit de l’Institut supérieur des métiers de
l’audiovisuelle (Isma) est à son premier long métrage. Il a été lauréat de
plusieurs prix dont entre autres : le prix meilleur film d’école au
« Kob awards » 2011, le
3ème prix du film fiction au festival
« Cinéma pour tous » 2011 au Maroc, 1er prix du film fiction de
l’UEMOA au festival » Clap Ivoire » 2011 en Côte d’Ivoire.
Ayéman
Aymar Esse, également un produit de l’Isma a aussi gagné des prix dont le
dernier est avec son documentaire « Okuta » en compétition au Fespaco
dans cette catégorie, au Festival International de Cinéma Vue d’Afrique de
Montréal.
Blandine Kpadé quant à elle, étudiante en Master
1 du journalisme à l’Isma, s’est révélée avec son documentaire « La mangrove, une richesse pour le lac Ahémé »
qui a gagné le prix du meilleur film documentaire de l’Uemoa au Festival
« Clap Ivoire » 2016.
PHY
dimanche 12 février 2017
RENCONTRE INTERNATIONALE DU DIALOGUE INTERRELIGIEUX AU BENIN
De hauts dignitaires suisses et béninois se sont penchés sur des questions brûlantes
(Toutes les confessions religieuses de la partie)
Du 03 au 05 février 2017, de
hauts dignitaires de toutes les confessions religieuses, venus de la Suisse et
du Bénin, se retrouvaient. Il était question pour ses acteurs des différentes
communautés religieuses, de mener des réflexions sur le vivre ensemble et les
préoccupations majeures que traversent l’Afrique et le Bénin. Cette rencontre dont le thème central était
" Le vivre ensemble entre adhérents de différentes communautés religieuses
au Bénin et en Suisse: rencontrer l'autre dans sa différence; défis, risques et
chances " avait connu la participation d'éminentes personnalités,
notamment des Rois béninois, des évêques suisses et béninois, des dignitaires
religieux de toutes obédiences ( chrétiens, islamiques, endogènes), du
médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun, de Mr Albert Tévoédjrè (ex
Médiateur de la République) , du Garde des sceaux Ministre de la Justice,
Joseph Djogbenou, représentant le Chef de l'État empêché, du Président de la
Fondation Espace Afrique, Monsieur Dossou Samuel Aworet, de l'honorable Claudine
Prudencio, des professeurs d'université, des étudiants et autres invités de
marque. Après les allocutions d'ouverture, plusieurs communications ont
été présentées par d'éminents professeurs. Une rencontre qui a eu pour cadre le
prestigieux site de la FONDATION ESPACE AFRIQUE à Glo-Djigbé dans la commune
d'Abomey-Calavi en République du Bénin.
Pendant les trois jours d’assises,
les participants ont eu droit à des communications présentées par des sommités
religieuses, pour beaucoup plus appréhender et intégrer tous les différents
aspects du vivre ensemble, l’acceptation de l’autre avec sa différence, les
risques, les défis et les chances que cela comporte.
![]() |
| Vue partielle des participants à la rencontre internationale du dialogue interreligieux au Bénin |
Il s'agît notamment de: communication
numéro 1: présentée par Monseigneur Barthélémy Adoukonou: "Le dialogue
interreligieux, un enjeu pour un monde en crise "
Communication numéro 2: présentée
par Monseigneur Alain Raemy, Évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève
et Fribourg :" Le fonctionnement du vivre ensemble ne peut pas être imposé
; cela demande du temps "
Communication numéro 3: présentée
par Professeur Honorat Aguessy, Sociologue, Directeur de L'institut de
Développement et d'Etudes Endogènes (IDEE):" Dynamique interculturelle et
cohabitation des religions’’
Communication numéro 4: présentée
par Erwin Tanner-Tiziane, Secrétaire général de la CES: " " Le cadre
juridique et politique d'un vivre ensemble ordonné et fécond des différentes
communautés religieuses en Suisse "
Communication numéro 5: présentée
par Professeur Jérôme Alladaye, Historien, Université D'Abomey-Calavi: "
Le modèle béninois de dialogue interreligieux à l'épreuve des extrémistes
"
Communication numéro 6: présentée
par: Professeur Beachler, professeur de sociologie historique à la Sorbonne,
membre de l'académie des sciences morales et politiques: " Vivre ensemble,
le point de vue d'un sociologue "
Communication numéro 7: présentée
par : Professeur Dormi Amouzouvi, Socio anthropologue à L'université
D'Abomey-Calavi " Respect et écoute réciproques dans la cohabitation
interreligieuse "
Communication numéro 8: présentée
par: Professeur émérite Stephan Leimgruber, prête du diocèse de Bâle: " Le
Christianisme face à l'islam dans la catéchèse "
De riches débats ont suivi ces
communications. Et pour finir, une prière interreligieuse a été faite pour
demander que la paix règne sur le Bénin et que le dialogue interreligieux soit
une réalité à travers des actions de développement.
lundi 6 février 2017
Sacré Hounnongan à seulement 12 ans
Le fils de Hounnongan Gbèdossou prend le nom fort de Mètokandji Adizé
(Une grande cérémonie de Houéta Trotro sous la bénédiction de Hounnongan Métoyi II)
Du vendredi 03 au dimanche 05 février 2017, Hounnongan Gbèdossou a
mobilisé le monde cultuel et les adeptes et hauts dignitaires du Vodoun Thron
Kpéto Déka Alafia, autour de la grande cérémonie dite « Houéta Trotro », pour renforcer le
Vodoun et qui consacre son fils de 12 ans à peine, haut dignitaire de ce culte.
C’était une marée noire à Attogon son village natal, où il a fait ériger Thron
Kpéto Déka Alafia, pour que son fils y soit le prêtre. Une grande cérémonie,
faite de prière au Vodoun et aux mânes des ancêtres, de demande de puissance à
Zogbédji, de renforcement de l’esprit Thron Kpéto Déka Alafia par l’immolation
de mouton et bouc, etc. L’enfant de 12 ans choisi par Vodoun Thron Kpéto Déka
Alafia lui-même est désormais respecté et craint, puisqu’il partagera la table
de ses pairs hauts dignitaires.
Il n’a que 12 ans, mais c’est
bien avant que le fils de Hounnongan Mètokandji Kpodohoun Lanmandou Gbèdossou a
été choisi par Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia pour devenir son prêtre. Ce dernier
voyant que son fils est trop petit et donc ne pouvant pas assumer cette
responsabilité, s’y oppose. C’est suite à une maladie grave et qui n’avait pas
de solution, que Papa Kounmanini Koundé révélait que l’enfant passera de vie à
trépas, s’il ne lui est pas consacré. Se conformant à cette demande pressante
de Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia, Hounnongan Gbèdossou alla se plia et établissait
l’enfant, avec les cérémonies et rituels recommandés en la matière.
| Hounnongan Mètokandji Kpodohoun Lanmandou Adizé |
C’est donc cet enfant qui à 12 ans devient haut dignitaire du culte Thron Kpéto Déka Alafia. Aux détours de trois jours de cérémonies, de prières, de sacrifices, de victimes expiatoires immolées pour Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia, les mânes des ancêtres, des demandes de protection, de renforcement, de puissance, l’enfant que voyait le papa, se hisse au rang des hauts dignitaires avec un nom aussi évocateur que révélateur. Hounnongan Mètokandji Kpodohoun Lanmandou Adizé, pour dire qu’au bout de la corde que tisse son père Hounnongan Gbèdossou, il tissera la sienne.
Le tout jeune Hounnongan a été
consacré et oint suite aux différents rituels préconisés et qui sont entre
autres : le Zandrodro ou la veillé traditionnelle aura lieu suivi d’autres
rituels suivi du premier Zogbéyiyi, des prières en perspectives pour implorer
Mahou Sègbo Lissa, Papa Koundé, les Vodoun et les mânes des ancêtres pour que
tout se déroule normalement. C’était dans la nuit du vendredi 03 février jusqu’au
petit matin. Toute la journée du samedi 04 février 2017, a été consacrée au
second Zogbéyiyi, pour demander la protection sur le futur Hounnongan, prier
pour qu’il ait la puissance, l’adresse et la renommée. Après cela, des victimes
expiatoires que sont des coqs, des poussins, des poules, un bouc et un mouton
ont été sacrifiés. Ce rituel pour renforcer Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia,
consacrer son prêtre, le renforcer et demander la protection pour ses proches. Après
tout ceci, son nom fort lui a été attribué suite à une consultation de l’Oracle.
Il lui est interdit tout ce qui est rouge et donc la femme de teint clair, etc.
D’autres rituels ont suivi avec le renforcement de Vodoun Sacla dans la journée
du dimanche 05 février et autres cérémonies.
Il faut signaler que le fils du père
spirituel de Hounnongan Gbèdossou, Hounnongan Mètoyi Toyi II a foulé le sol d’Attogon
le dimanche pour bénir et sanctifier tout ce qui s’était déroulé jusque-là.
Les conseils de Hounnongan Mètoyi Toyi II
Après ses bénédictions,
Hounnongan Mètoyi Toyi II a recommandé au nouveau Hounnongan Adizé de respecter
son père en toute chose et partout, de bien étudier. Aux parents d’assister l’enfant
à réussir la mission à lui assignée par le Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia.
Les impressions de Hounnongan Kinnidégbé
Nous sommes heureux d’être à
cette cérémonie de Houéta Trotro. Nous avons demandé beaucoup de bienfaits à
Zogbédji pour le nouveau Hounnongan. Cet enfant a été consacré depuis le ventre
de sa maman, il est né pour être roi. Il est venu pour accomplir tout ce que
ses ancêtres n’ont pas pu réaliser. Thron va le garder, le protéger pour qu’il
réalise tous ses vœux. Ceux qui s’opposeront à lui seront écrasés, les
personnes de mauvaises fois, les sorciers ne pourront pas le défier. Sous son
règne, tout ce que cette famille a perdu reviendra, le bonheur sera là, il sera
béni et aura femmes et enfants, la longévité. C’est Papa Koundé qui le dit et
non nous autres simples mortels.
Patrick Hervé YOBODE et Hector TOVIDOKOU de retour d’Attogon
Album photo des moments fort de la cérémonie
jeudi 2 février 2017
Festival International de la Restauration des Ames (FIRA):Le gouvernement togolais
Le gouvernement togolais arrache le projet au Bénin
« Ben Sabas menace de crier sur tous les toits que le Bénin n’est pas sociable »
Après plusieurs reports
de la tenue à Cotonou de la 1ère édition du Festival International de la Restauration des Ames (FIRA),
le promoteur Loko Sabas alias « Ben Sabas » se désole que le Bénin
son pays n’est pas pris ce projet au sérieux. Tenant à l’organiser contre vents
et marrées, Ben Sabas toujours à la recherche du financement a été bénis par l’Eternel.
Le gouvernement togolais vient en effet d’arracher ce festival à cause du
manque de solidarité et de sociabilité du gouvernement du Bénin. C’est un événement d’envergure
internationale qui a pour objectif d’amener chaque individu à connaître et à
comprendre la valeur de la louange et les bienfaits infinis de l’Eternel dans
la vie de chacun, savoir partager avec les autres et surtout prioriser le
dialogue inter religieux, pour la paix dans le monde et pour l’éclosion et l’insertion
des enfants et jeunes démunis au sein de la société. C’est l’essentiel
de sa déclaration à nous faite au cours d’un échange avec lui à son bureau sis
à Zogbo, c’était la semaine écoulée.
Prévu en 2014, 2015, puis en 2016, la 1ère édition du Festival International de la Restauration des Ames (FIRA)
n’a pas pu avoir lieu à cause du manque de financement, du manque de
sociabilité et de la non considération des autorités politiques Bénin de
certains événements culturels majeurs initiés par des citoyens, a déclaré le promoteur.
![]() |
| Ben Sabas, Promoteur du Fira |
« Festival International
de la Restauration des Ames (FIRA) me tient à cœur. C’est un projet dans lequel
j’ai fortement dépensé mais malheureusement, il n’a pas été soutenu. J’ai
tellement eu de faux rendez-vous avec
différents Ministres. On ne peut jamais faire ce festival sans le Ministère des
affaires sociales parce que le « Fira » a pour objectif d’aider les
enfants en difficultés. La Mairie de Zè nous a donné un demi-hectare et nous
avons démarré la construction. Malheureusement tous les ministres concernés que
nous avons contactés sont restés derrière au lieu de nous accompagner. Après
quatre demandes d’audience, le Ministère des affaires sociales m’a écrit pour
me recevoir. Mais à la veille, j’appelle pour avoir confirmation, on me met en
attente jusqu’à ce jour. J’avais voulu publier la lettre entre temps, mais
quelqu’un du Ministère m’a calmé. A travers ces actes, j’ai compris que ce
Ministère ne joue pas le rôle qui est le sien. Et comme j’ai une représentation
à Lomé, nous avons fait la proposition au gouvernement togolais qui a accepté
le projet. Donc le « Fira » se tiendra chaque année désormais à Lomé,
au Togo. Je suis vraiment déçu par les autorités de mon pays. Un budget aussi
important pour aider les enfants en
difficultés à avoir des métiers
professionnels parce que c’est un Centre
d’accueil professionnel.
Ils vont apprendre des métiers et dormir en même temps
là. C’est une honte pour le Bénin. Entre temps, la Côte d’Ivoire m’a appelé et
comme le pays n’est pas stable et j’ai préféré resté au Bénin, voilà que mon
propre pays a boycotté le projet qui non seulement glorifie Dieu, qui réuni tous
les hommes de Dieu sur un même plateau de paix, et qui a pour thème le dialogue
inter-religieux, un projet né pour aider les enfants en difficultés, les orphelins
et les différents Ministères n’ont pas pu contribuer pour sa tenue. Cela veut
dire qu’ils ne sont là que pour leurs propres poches, et non pour aider les
enfants et pour la chose de Dieu. C’est pour cela que j’ai délocalisé le
festival sur Lomé et si par malchance il devient une réalité dans les
tout-prochains mois, je vais crier haut et fort sur tous les toits du monde que
le Bénin n’est pas sociable. Je suis là pour défendre la cause des enfants en
difficultés. Les sponsors et partenaires sont restés à Lomé.
Le projet est dans
la main d’un cabinet qui pilote déjà l’événement. Le président de la République
est là pour parrainer l’événement, les hommes de Dieu sont là pour agir. Si
c’est en Côte-d’Ivoire je n’aurai pas de problème. Pourquoi la chose culturelle
au Bénin, ne marche pas. Pour le moment aucune date n’a encore été retenue
parce que je suis sur le projet de ma société Afrika Global Bénin Sarl. Il y
aura une publicité à outrance qui va passer au Bénin. Un pays sans culture est
un pays sous développé ».
C’est à travers ces déclarations, que le promoteur du Festival International de la Restauration des Ames (FIRA),
Loko Sabas alias « Ben Sabas », Directeur de la Société Afrika Global
Bénin Sarl a fustigé la mauvaise foi et le manque de volonté des autorités politico-culturelles du Bénin.
Patrick Hervé YOBODE
lundi 30 janvier 2017
Valeurs d’Ici:Hounnongan Gbèdossou annonce une grande cérémonie de Houéta Trotro pour le week end prochain
(Il annonce une grande cérémonie de Houéta Trotro pour le week end prochain)
Dans le panthéon Vodoun au Bénin, tous les hauts dignitaires et chaque
adepte ont une histoire. Il faut à la suite des difficultés de la vie, ou de la
méchanceté des hommes devenir initié, de telle ou telle autre divinité. Hounnongan
Gbèdossou, l’homme que vous allez découvrir dans ce numéro de votre Rubrique
préférée, est un exemple palpable de cet état de chose. Initié au culte du
Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia, à la suite des vicissitudes de la vie et de la
méchanceté de ses semblables, il a subi les rites et cérémonies sans vouloir
brûler les étapes. Une histoire jalonnée de pose de peau de bananes, de trahison,
de haine gratuite, mais qu’il aura vaincu avec la patience et la force
incommensurable du Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia, la véritable force qui fait tressaillir
les sorciers et autres forces maléfiques. Du 03 au 05 février 2017, il sera au cœur
de la grande cérémonie dite de Houéta Trotro, qui consacrera l’un de ses fils Hounnongan
auprès du Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia, qu’il a érigé chez lui à Attogon son
village natal.
Qui est Hounnongan Gbèdossou
Homme d’une humilité et d’un
calme exceptionnels, Hounnongan Gbèdossou est grand de taille, accueillant et
très aimable, il est à tu et à toi avec petits et grands. Il ne fait aucune
différence entre les gens et écoute avec un grand sens de responsabilité, ceux
qui vont le consulter. Il est au service de la population de jours comme de nuits
en mettant toutes ses connaissances et la puissance du Vodoun Thron Kpéto Déka
Alafia en jeu, pour guérir les maladies de toutes sortes, les Hommes qui ont
perdu tout espoir dans la vie, ceux qui croulent sous le poids de différents
fardeaux. Ceux qui sont enchainés par les forces maléfiques et les sorciers et
qui sont bloqués en toute chose, ceux qui connaissent des échecs dans toutes
leurs entreprises. Seulement il est très accroché aux interdits et principes du
Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia. Il devient sévère si jamais il constate que ses
adeptes manquent au respect strict des interdits, puis que dit-il : « Il
ne suffit pas d’être adepte ou initié de Thron et prétendre au bonheur et aux
bienfaits de Thron, mais seul l’observance stricte de ses interdits, vous
permettra d’être heureux avec Papa Kounmannini Koundé.
Son initiation au Thron et sa foi inébranlable qui triomphent
On ne le dira jamais assez, les
difficultés de la vie poussent l’homme à se transcender et se découvrir. Comme dit
plus haut Hounnongan Gbèdossou a connu Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia à la
suite de beaucoup de problèmes. La sorcellerie, les mauvais yeux, les
envoutements, les échecs de la vie et autres soucis, ont poussé celui qui ne
croit en rien à se plier. Il a en effet, entendu parler de Hounnongan Toyi, un
haut dignitaire du Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia et des prouesses que ce
dernier accompli avec la puissance de son Vodoun.
| Le Vénérable Hounnongan Gbèdossou |
Le dur à cuir, sur conseil d’un
de ses amis a fini par céder. Il était allé rencontrer le haut dignitaire
Hounnongan Toyi à Hèvié Sogan. Ce dernier après l’avoir écouté, lui prodigua
des conseils de vie, lui fixa rendez-vous pour son initiation. Il fut initié et
commence par observer les interdits de Thron Kpéto Déka Alafia. Chemin faisant,
il devient Kpindjigan (assistant du Prêtre et exécuteur des rituels et autres
cérémonies sous l’ordre du Prêtre (Hounnongan). Il retrouve la paix, la santé,
la réussite, la prospérité et le bonheur. Ses problèmes ont laissé place à une
vie meilleure et plus vivable. Désormais, les sorciers et les forces du mal le
craignent.
Son premier combat pour Thron Kpéto Déka Alafia
Après des années au service du
Vodoun en tant que Kpindjigan, Thron Kpéto Déka Alafia a indiqué à Hounnongan
Toyi, qu’il fallait le consacrer et lui ériger le Vodoun chez lui. La cérémonie
dite Azandido qui consacre l’installation du Vodoun Thron, a été faite dans la
maison de son père au quartier Vodjè à Cotonou. Mais ses frères et autres
membres de la famille, s’y opposèrent. N’étant pas clairs et sachant que Thron
Kpéto Déka Alafia, ne fait pas de cadeaux ils avaient pris peur et ont tout mis
en œuvre pour le déloger. De commissariats à la gendarmerie, il fut trainé
partout même au tribunal. Et c’est un conseil de famille fomentée de toutes
pièces qui le sommait de plier et lui avec Thron Kpéto Déka Alafia de cette maison.
Après cela, il fit à nouveau recours à son Hounnongan, qui accepta lui déplacer
le Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia qu’il installa dans sa propre maison à Cocotomey
Tokpa. C’est donc là qu’il a commencé par guérir des gens, toutes sortes de
maladies y passaient et il réussissait, accomplissant des prouesses. Aucune étape
n’a été brûlée, il a subi dans les règles de l’art, toutes les cérémonies étape
par étape pour accéder au grade de Hounnongan.
Aujourd’hui ses frères et sœurs qui
s’étaient opposés à lui pour l’installation de Thron Kpéto Déka Alafia, dans la
maison de leur père, sont devenus tous adeptes de la divinité. Les problèmes
les bouleversant de partout, ils ont été obligés de faire recours à Hounnongan
Gbèdossou qui avec sa patience a été installé à nouveau Thron Kpéto Déka Alafia
et à responsabiliser un de ses frères pour veiller sur le Vodoun.
Après 25 ans de pratiques en tant
que Hounnongan, il a déjà installé le Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia, à plus d’une
centaine de personnes. Il est élevé d’années en années par Thron Kpéto Déka
Alafia pour son humilité.
La grande cérémonie de Houéta Trotro à Attogon
Originaire de Attogon dans le
département de l’Atlantique, il vient d’un village réputé dangereux. Son père et
ses oncles ont tenté par tous les moyens, de refaire l’image du village, mais
toutes leurs tentatives furent vaines. Dépassés ils ont pris la clef des champs
en délaissant la terre de leurs aïeuls. Tous ceux qui ont tenté de faire
quelque chose dans le village sont revenus avec des problèmes.
Hounnongan Gbèdossou ayant foi en
la puissance de Vodoun Thron Kpéto Déka Alafia, qui écrase sorciers et forces
du mal, se décida d’aller l’installer dans ledit village. Depuis lors, la paix
et la stabilité sont retrouvées. Le village déjà en ruine avec des cases en
terre battue a retrouvé ses lettres de noblesse avec de jolies maisons modernes
bâties. Des initiatives s’y tiennent et la peur a déserté le forum.
Seulement Thron Kpéto Déka Alafia
réclame un de ses enfants pour être son Hounnongan. Mais Hounnongan Gbèdossou
trouvant que l’enfant est trop petit et donc ne pouvant pas assumer cette
responsabilité, s’y oppose. Quelques mois plus tard, l’enfant tomba malade, il
tenta le tout pour le tout, mais rien n’y fit. D’où vient cette maladie dans
une maison où Thron Kpéto Déka Alafia, qui lutte de façon efficace contre sorciers
et forces maléfiques, règne en maître ? C’est cette question qu’il a
commencé par se poser. Un jour alors qu’il était là réfléchir, il lui est venu
de consulter Thron Kpéto Déka Alafia lui-même. Après plusieurs jours de
consultations, Thron Kpéto Déka Alafia révéla enfin que s’il acceptait lui
consacrer son enfant, l’enfant vivra.
C’est donc pour consacrer cet
enfant déjà installé et qui a subi les premières cérémonies, que la grande
cérémonie de Houéta Trotro est organisée à Attogon. Le vendredi 03 dans la nuit
le Zandrodro ou la veillé traditionnelle aura lieu suivi d’autres rituels. Le samedi
04 février, la cérémonie de Zogbéyiyi aura droit de citer avec d’autres rituels
et le Houéta Trotro proprement dit, qui sera fait d’immolation d’un bouc et d’un
mouton pour Thron Kpéto Déka Alafia. Ensuite toutes les divinités de sa famille
auront des victimes expiatoires. Enfin, le dimanche Hounnongan Mètoyi Toyi II sera
là pour consacrer toute la cérémonie par ses bénédictions.
Où le trouver?
Hounnongan Gbèdossou est basé à Cocotomey Tokpa, dans le prolongement de la Gendarmerie de la localité. Il est joignable au (00229) 96 448 264/95 455 681
Réalisation Patrick Hervé YOBODE et Hector TOVIDOKOU
mardi 24 janvier 2017
Dans le cadre d’une descente au Palais royal de Kinto
Sa Majesté Adjiwatonou Yêwa Kpèdo III nous parle de la langue Fon
Nous parlons tous, tous les jours sans en maîtriser forcément les
rouages, la langue Fon ou Fongbé. Langue majoritairement parlée au Bénin, le
Fongbé a une histoire. Ici Sa Majesté Adjiwatonou Yêwa Kpèdo III, nous parle
des nombres, du temps et sa division, des jours de la semaine, des mois de l’année,
les différentes parties du corps humain en Fon, les noms des animaux en Fon, le
monde et la nature, les quatre points cardinaux, des couleurs et des saisons. Cultivons-nous.
FONGBE NOTRE LANGUE LOCALE
Situé principalement au sud et au
centre du Bénin, le fon ou fongbé est la langue majoritaire de ce pays, mais
son aire linguistique s'étend également au Togo et au Nigéria. Il fait partie
du groupe des langues gbé de la branche Kwa de la famille nigéro-congolaise ou
Niger-Congo et s'écrit officiellement au Bénin avec un alphabet issu de
l'écriture latine depuis 1975. L'emploi de signes diacritiques pour traduire
les différents tons de la langue est indispensable même s'ils ne sont pas
toujours en usage du fait que le fon est à l'origine une langue plutôt orale.
Il existe de nombreux dialectes ou apparentés qui sont dénommés éwé-adja pour
les uns et adja-tado pour les autres. La langue est assez répandue dans les
médias et est utilisée dans l'enseignement, notamment pour l'alphabétisation
des adultes.
![]() |
| Sa Majesté Adjiwatonou Yêwa Kpèdo III, roi de Kinto |
ALPHABET FON
a b c d ɖ e ɛ f g gb h i j k kp l
m n ny o ɔ p r s t u v w x y z
(Pour des raisons pratiques, les
tons ont été omis)
LES NOMBRES
Le système numéral du fon est à
la fois quinaire (base 5) à partir des nombres 7 et 16, et quadragénaire à
partir du nombre 40.
1 ɖokpo ou ɖé
2 wé
3 atɔn
4 ɛnɛ
5 atɔɔn
6 ayizɛn
7 tɛnwé
8 tantɔn
9 tɛnnɛ
10 wo
11 woɖokpo
12 wewe
13 watɔn
14 wɛnɛ
15 afɔtɔn
16 afɔtɔn nukun ɖokpo (15+1)
17 afɔtɔn nukun wé, wonukuntɛnwe
(moderne) (15+2)
18 afɔtɔn nukun atɔn, wonukuntantɔn
(moderne) (15+3)
19 afɔtɔn nukun ɛnɛ, wonukuntɛnnɛ
(moderne) (15+4)
20 ko
21 ko nukun ɖokpo, koɖokpo
(moderne)
25 ko atɔɔn
26 ko atɔɔn nukun ɖokpo
30 gban
31 gban nukun ɖokpo
35 gban atɔɔn
36 gban atɔɔn nukun ɖokpo
40 kan, kanɖé
41 kanɖé nukun ɖokpo
42 kanɖé wé
46 kanɖé ayizɛn
50 kanɖéwo (40+10)
51 kanɖéwo ɖokpo
52 kanɖé wéwé
55 kanɖé afɔtɔn
60 kanɖéko (40+20)
61 kanɖéko nukun ɖokpo
65 kanɖéko atɔɔn
66 kanɖéko atɔɔn nukun ɖokpo
70 kanɖégban(40+30)
71 kanɖégban nukun ɖokpo
75 kanɖégban atɔɔn
76 kanɖégban atɔɔn nukun ɖokpo
80 kanwé (40 x2)
81 kanwé nukun ɖokpo
85 kanwé atɔɔn
86 kanwé atɔɔn nukun ɖokpo
90 kanwéwo (40 x 2+10)
91 kanwéwo ɖokpo
92 kanwé wéwé
95 kanwe afɔtɔn
96 kanwe afɔtɔn nukun ɖokpo
100 wota, kanweko
1000 akpo, afatɔn
LE TEMPS
LA DIVISION DU TEMPS
Matin zanzan
Midi ganwewe
Soir gbada, gbadanu
Nuit zan
Jour azan
Semaine vodungbegblamɛ
Mois sun, sunzan
Année xwé
Minute nukunxixwé, nukunxwixwé,
miniti
Heure gan
Hier sɔ
Aujourd’hui égbé
Demain sɔ
LES JOURS DE LA SEMAINE
Lundi tɛnigbé
Mardi taatagbé
Mercredi azangagbé
Jeudi nyɔnuzanbgé
Vendredi axɔsuzangbé
Samedi savodun(gbé), sibigbé
Dimanche vodungbé, axɔsuzangbé
LES MOIS DE L'ANNEE
Janvier aluunsu
Février zofinkplɔsun
Mars xwéjisun
Avril lidosun
Mai nuxwasun, nukunxwasun
Juin ayidosu
Juillet liyasun
Août avivɔsun
Septembre zosun
Octobre kɔnyasun
Novembre abɔxwisun
Décembre wo(o)su
Remarque: Il existe quelques variantes dans les noms des jours de
la semaine et certains sont d'origine arabe. Les mois de l'année désignent des
situations en rapport avec le climat et des activités liées au quotidien.
LE CORPS HUMAIN
Artère hunvɔvɔkan(mɛ), hunvɔvɔli
Barbe atan
Bouche nu
Bras awa
Cerveau tamɛfɔn
Cheveu ɖa
Cheville afɔgo(li)
Cil wunda
Cœur hun
Colonne vertébrale nɛgbexu
Corps agbaza
Côte ajajaxu
Cou kɔ
Coude awagoli
Crâne taka, takago, ahɔnka
Cuisse asa
Dent aɖu
Doigt alɔvi
Dos nɛgbe
Épaule abɔ, abɔji, abɔta
Estomac adɔgbo
Fesse yonu
Foie alin
Front nukɔn
Genou kpoli, kpoligo
Gorge vɛ, vɛgo
Hanche logo, logomɛ
Intestin adɔkan, adɔvi
Jambe afɔ, hwɛ (du genou au pied),
asa (du genou à la cuisse)
Joue klɛn, alaka
Langue ɖɛ
Larme avi, ɖasin
Lèvre nuflo
Mâchoire aglan, aglanka
Main alɔ
Menton gbakɔ, gbakwɛ
Moustache awɔnnufu, awɔnnutan
Muscle kan
Narine awɔntinli, awɔntinsomɛ
Nerf kan
Nez awɔntin
Nombril hɔn
Nuque zogudo, tagudo
Œil nukun
Ongle fɛn
Oreille to
Orteil afɔvi
Os xu
Paupière nukunflo
Peau anyu
Pied afɔ
Poignet alɔgo, alɔkwɛ
Poing akpodokwin, akodokwin
Poitrine akɔn, akɔnta
Pouce alɔsu
Pouls kanxixo, hunxixo
Poumon fijo, fejo, fojo
Rein alin
Ride mami
Salive atan
Sang hun, hunsin
Sein anɔ
Sourcil wunda
squelette xugloxu, xukplakpla
Sueur dɛn
Talon afɔgbɛnnu
Tête ta
Veine lanmɛkan (kpɛvi), hunkan,
hunli
Ventre adɔgo
Visage nukunmɛ
LES ANIMAUX
Animal kanlin
Abeille wiin
Agneau lɛngbɔvi
Aigle hɔn
Âne sɔ kɛtɛkɛtɛ
Araignée yɛ, yɛgletete
Baleine xuhwevi ɖaxo, xumɛhwevi ɖaxo,
balɛnu
Canard kpakpa
Chameau lakunmi
Chat awii, asé
Cheval sɔ
Chèvre gbɔ
Chien avun, cuku
Cochon han, agluza (porc)
Coq koklosu
Crabe agasa (de terre), asɔn (de
mer)
Crapaud aglobésé
Crocodile lo
Dauphin ahunhwin
Écureuil awasagbé
Eléphant ajinaku
Escargot gwin (gros), akwete, akoto (petit)
Fourmi zinzɛn
Girafe la
Gorille hagbaka
Grenouille adinbese, bese
Guêpe gbɔnvɛ(n)
Hérisson ajijakuzɛn
Hibou azexɛ
Hippopotame ɖɛgbo, akla(a)ku
Hirondelle azɔnxɛ
Insecte nuɖogbɛ winniwinni
Lapin azwi
Léopard kpɔ, gbekpɔ
Libellule jɔgle
Lièvre azwigbemɛtɔn
Lion kinikini
Mouche sukpɔ
Moustique zansukpɛ, amu
Mouton lɛngbɔ, lingbɔ
Oiseau xɛ, xɛvi
Papillon awaɖakpɛkpɛ, awɛwɛ
Perroquet cukpa, kɛsɛ, cakoo
Pigeon ahwannɛxɛ, ahwannɛ
Poisson hwe(vi)
Poule koklosi
Puce kpaxɔ
Rat acu (gros), afin (petit)
Requin gbowélé
Sangsue asan
Sauterelle bɔ, bɔsakle, bɔkle
Serpent dan
Singe zinwo
Souris afin
Taupe lumɔ
Taureau nyibusu
Tortue logozo
vache nyibu(si)
Veau nyibuvi
LA TERRE ET LE MONDE
LA NATURE
Air jɔ, jɔhɔn
Arbre atin
Argent kpatagan
Bois atin
Branche atinla
Brouillard ahun
Chaleur zozo, yozo
Ciel jixwé
Côte xuta
Couleur sinmɛ, hwɛkan
Désert axekoji, gbexloxlo
Eau sin
Éclair jikɛwun
Étoile sunuvi
Fer gan
Feu zo
Feuille ama
Fleur sɛ, flawa
Fleuve tɔ(sisa)
Forêt zun
Froid avivɔ
Fumée azizɔ
Glace glasi
Herbe gbe
Île tɔlɛdoyikungban
Inondation singbamɛ, tɔɖisin
Lac tɔ, tɔgwédé
Lumière wéziza
Lune sun
Mer xu
Monde wɛkɛ
Montagne so, sokanmɛ
Neige jɔfun wéwé
Nuage akpɔkpɔ
Ombre yɛ
Or sika
Papier wema
Pierre awinnya
Plante (a)tin, atinvu
Pluie ji
Poussière afuntuntun
Racine ɖɔ
Rocher sowinya
Sable kɔ
Soleil hwé
Tempête jɔhɔn syɛnsyɛn
Terre ayikungban
Terre ayi
Vent jɔhɔn
Verre vɛ
LES COULEURS
Blanc wéwé
Bleu fɛsin
Jaune koklojo(nɔ)
Noir wiwi
Rouge vɔvɔ
Vert amamu
LES POINTS CARDINAUX
Nord taligbé, kè
Sud afɔligbé, hun
Est hwéfɔntɛn, hwétintɔnji
Ouest gbadahwéji, hwéyixɔtɛn
LES SAISONS
Grande saison des pluies ji hwénu
Petite saison sèche fomɛ
Petite saison des pluies zo՚ hwénu
Grande saison sèche aluun՚ hwénu
Inscription à :
Articles (Atom)











