mardi 17 février 2015

Valeurs d’Ici va dénicher une perle rare

Hounnongan Lanmandékpodo, jeune mais très efficace et très puissant

De plus en plus de jeunes gens s’intéressent aux valeurs endogènes du Bénin.  Soit ils ont été choisis par le Fâ, messager du Dieu suprême pour prendre la relève de leurs ancêtres, soit ils ont été désignés depuis les entrailles de leurs mères ou tout petit pour régner sur les trônes de leurs aïeuls et porter haut le flambeau de la religion endogène du Danxomè. Ils sont donc nombreux ces jeunes qui acceptent le fardeau malgré la poussée des religions importées, dans le pays. Ils sont conscients que, si tous abandonnaient ce qui est pour nous, le Bénin perdrait tout et n’aurait rien n’à dire dans le concert des nations. Ils acceptent les charges que leur confèrent les différents trônes sur lesquels, ils sont appelés à régner et assument leur mission en toute conscience. Parmi ces derniers, figure en très bonne place, l’incontournable Hounnongan Lanmandékpodo. Une véritable force tranquille contre la sorcellerie sous toutes ses formes et les forces maléfiques. Très calme, mais très dense, il a pris son temps pour apprendre les rouages du monde endogène, les rouages des plantes et des feuilles auprès de bon nombres de dignitaires, avant de se lancer. Avec toutes ses expériences acquises, il opère des miracles et contribue en grande partie au bien être des populations. C’est donc, ce jeune bourré de compétence dans son domaine, que Valeurs d’Ici votre Rubrique est allée dénicher dans les tréfonds de Womey-Sodo et se propose de partager son parcours et ses compétences avec vous.

Qui est Hounnongan Lanmandékpodo ?

C’est un personnage très calme, très effacé, toujours tranquille, mais très aimable et très sympathique. Il est jeune, mais est doté des connaissances ancestrales liées aux pratiques dans le monde endogène, celle des plantes et feuilles, sans oublier comment se comporter avec les divinités dans le Panthéon Vodoun du Danxomè pour en tirer protection, bonheur, paix, santé et longévité. Celui que votre Rubrique préférée Valeurs d’Ici se propose de vous dévoiler le parcours, a hérité de beaucoup de divinités et de puissances auprès des parents de sa mère. Alors qu’il n’avait que trois (03) ans, son grand père maternel, alors grand chasseur et un redoutable garant des valeurs endogènes et de la tradition, revenu de la brousse, se saisit de lui et déclare au beau milieu de la cour de la grande maison familiale, que ce serait lui qui occupera son trône et héritera de tous ses attributs de pouvoirs et de connaissances. C’est alors que commence pour lui une vie d’enfant à surveiller de prêt et que tous ses oncles, ses tantes, ses grands pères chargeaient en puissances de toutes sortes. Tout ceci se déroulait dans un village d’Allada du nom d’Adjadji. Pour ceux qui le savent, Adjadji est l’un des villages les plus redoutables et redoutés du Bénin. Parvenu à l’âge de raison, il sera complètement moulé dans les pratiques endogènes, dans les pratiques des feuilles et des vodoun. A cette époque déjà, il était craint de tous pour ses miracles qu’il accomplissait. Il n’a pas pour autant chercher à aller s’établir en grand maître des savoirs endogènes. Au contraire, il se refugie sous les ailes de ses oncles et autres tantes, ses grands pères et son père le très puissant Komandiko à Allada Gbèbodé houé, pour se forger une réputation. Lorsque tous ces anciens lui montrent le chemin, il vient s’établir auprès de son grand frère l’autre ogre dans le monde endogène, Azé-Mando Awa et devient le principal sacrificateur et exécuteur des rituels. Là encore il va acquérir beaucoup de connaissances. Il prendra le nom fort de Lanmandékpodo qui signifie, l’animal que la panthère ou autres fauves ne peuvent approcher en toute quiétude.
Voici un jeune qui fait la fierté des ancêtres dans le monde endogène au Bénin
il est très efficace et a fait ses preuves partout au pays.

Sa réputation vient de ce que les populations disent de lui

Voilà un jeune qui ne tient pas compte du gain facile pour berner les pauvres populations en quête de bien-être et du mieux être. Après ses longues années de formation chez plus d’une dizaine de dignitaires et de connaisseurs reconnus pour leur dextérité en la matière, il se lance dans des recherches toujours dans le souci de se forger et de maîtriser son sujet. Il ne s’était pas précipité pour ouvrir son temple et commencer par consulter et guérir les gens. Après plusieurs années de recherches qui l’on conduit dans plusieurs pays d’Afrique, il revient s’installer à Womey-Sodo, voici à peu près six (06) années. C’est donc dans ce quartier de l’arrondissement de Godomey, qu’il a bâti son pour le bonheur des populations. Très efficace, il reçoit plusieurs centaines de personnes par jour dans son temple. Tellement ceux qui vont le voir pour différents problèmes trouvent assez vite de satisfaction, qu’ils ont adopté le bouche à oreille, pour informer leurs proches qui sont confrontés à des problèmes dans leur vie.

Foncièrement opposé à la publicité des dignitaires sur les antennes des radios, mais contraint

Il n’a souvent pas le temps parce que trop occupé à faire ceci ou cela pour le bonheur des hommes, des femmes et même des enfants de tout âge qui envahissent son temple et ceci chaque jour que Dieu fait. Pour tous problèmes liés à la sorcellerie, aux forces maléfiques, aux envoutements, il  est très fort et procure la satisfaction aux populations. Toujours entre son temple et son village natal à la recherche des feuilles et autres plantes pour de vrais rituels pour la satisfaction de ses clients, il ne court jamais les radios et se retrouve souvent à critiquer les dignitaires qui ont l’habitude d’aller sur les radios. Mais il sera contraint par ses clients qui à un moment donné, ne parvenaient plus à rester en phase avec le bouche à oreille. Sur leur insistance, il n’a pas voulu céder, mais ces derniers l’ont contournés et sont allés payer plusieurs tranches d’émissions sur des radios de la place, juste parce qu’ils se disent qu’il doit se faire connaitre du grand public et surtout des populations qui sont dans les problèmes et qui ne savent plus à quels saints se vouer. Ce n’ai que comme cela qu’il a commencé ses interventions sur des radios.

Quelques divinités qu’il implore avec les plantes et feuilles pour guérir les populations

A son temple, il y a érigé plusieurs divinités qu’il vénère avec foi ardente et dévotion totale. Il ne badine pas du tout avec ces divinités qui constituent les protecteurs des populations et les garants de sa force incommensurable. Parmi ces divinités, nous pouvons citer : le vodoun Banguélé, le Vodoun Dan, le Vodoun Gambada, le vodoun Lissa, Azévodoun et plusieurs autres.

Quelques maladies qu’il guérit et quelques produits de sa pharmacopée

Très puissant et redouté par les sorciers, il est un châtiment permanent pour ces derniers et les forces maléfiques. Il est l’un des rares dignitaires qui aujourd’hui peuvent complètement arracher la sorcellerie aux sorciers. Il en a donné la preuve déjà à plusieurs reprises. En dehors de la sorcellerie, il guérit avec adresse et savoirs plusieurs maladies dont entre autres : les envoutements de toutes sortes, les plaies incurables, la paralysie générale, les tensions hyper et hypo, la faiblesse sexuelle, l’éjaculation précoce, la frigidité, les infections, Hémorroïde interne et externe, la correction du sperme, l’infertilité chez l’homme et la femme, les problèmes de foie et plusieurs autres maladies. Dans sa pharmacopée, on peut y avoir, plusieurs savons dont : Azéwonmi pour celui qui fait des cauchemars la nuit, celui qui a des maris et femmes de nuit, celui qui rêve et qui voit des serpents, des revenants ou des chiens le pourchasser dans son sommeil. Des savons de chance, pour faire prospérer vos affaires, de l’encens contre les forces maléfiques, des bagues contre accident, poison, de chance, contre la femme minée, des tisanes contre Hémorroïde, la constipation, pour décongestionner le foie etc.

Plus de problèmes domaniaux avec Hounnongan Lanmandékpodo

Vous qui avez des problèmes de litiges domaniaux, vous avez votre maison, mais vous avez des soucis, rapprochez-vous de lui et dites lui exactement ce qui se passe, face à ces affaires domaniales, il détient ‘’Houéli’’ une force redoutable qui vous permet d’entrer en possession de vos parcelles, d’y vivre sans soucis et d’y laisser une descendance qui y vivra également sans soucis.
Pour vous candidats aux divers examens et concours, vous n’avez plus de soucis à vous faire, prenez contacte avec Hounnongan Lanmandékpodo et vous avez la solution de réussite dans toutes vos entreprises. Il vous aide à prospérer dans vos affaires, dans votre commerce etc.

Où le trouver ?

Rendez-vous sans hésiter à Womey-Sodo en quittant le marché ou le carrefour à Petit pas pour Sodo Lègbakon, vous trouverez sa plaque juste à l’entrée de la rue derrière le complexe scolaire le Sanctuaire du savoir. Ou appeler le au (00229) 94 25 77 71 pour tous vos soucis.

Il invite les béninois et notamment les jeunes à revenir à la source, à la tradition et à l’héritage à nous légué par nos ancêtres pour avoir la paix et réaliser leur vie au lieu de courir dans tous les sens.


Réalisation Patrick Hervé YOBODE

jeudi 12 février 2015

Programme des obsèques de l'Artiste Comédien et cinéaste Guy Sallan alias KARIM.

VENDREDI 13 FEVRIER 2015 Veillée de prière animée par le groupe du Renouveau Charismatique d'Abomey–Calavi dans la maison mortuaire.
SAMEDI 14 FEVRIER 2015 - 5h00: Retrait du corps à la morgue du CNHU Hubert Koutoukou Maga de Cotonou.
 - 6h00: Escale au domicile du defunt à AGLA, face Stade de l'Amitié.
- 7h00: Exposition du corps et Hommage des artistes, Centre Africa Obota, ORTB au Hall des Art de Cotonou.
- 9h00: Escale dans la maison mortuaire à Abomey- Calavi, quartier gbodjo.
- 10h00: Levée du corps pour l'Eglise Immaculée Conception d'AKASSATO.
 -11h00: Départ pour le cimetière d'Adjagbo.
NB: Le Centre Africa Obota, l'EACE et les Artistes ont édité des tee-shirts au prix de 3.000f. Les bénéfices sont réservés aux enfants de leur collègue Karim. Tous en tee-shirt Karim pour les différentes cérémonies. Pour tout achat, se rendre au Centre Africa Obota à Gbégamey. Ou contactez les: 96225858 /96176427/96224343







Lancement de la semaine cinématographie et des concours du HCNY 2015

Les candidats appelés à réfléchir sur le style vestimentaire chinois

(Ado Tv s’invite dans la semaine cinématographique chinoise)

Le mercredi 11 février dernier, le directeur du Centre culturel chinois au Bénin, Baï Guangming, procédait au lancement des quatre en un, entrant dans le cadre du festival du nouvel an chinois. Pour l’occasion, il était assisté par Félicité Kotchofa, directrice adjointe de cabinet du ministre de la communication, représentant son ministre,  Wabi Boukari, directeur de la télévision nationale, Mathias Agon, directeur adjoint de la cinématographie, Zéphirin Davo, Conseiller technique à la culture du ministre de la culture, représentant son ministre, Marcel Zounnon, directeur de l’Ensemble artistique national et Germain Tayanta, représentant du directeur du CEG Gbégamey.
Une cérémonie de lancement très sobre dans la pratique, mais très dense par son contenu. En effet, chaque année, depuis la première édition du festival du nouvel an chinois au Bénin, le Centre culturel chinois a pris l’option de diffuser via les écrans de la télévision nationale, des documentaires et des films qui retracent, le parcours de la Chine, l’immensité de la richesse de sa culture et l’histoire de son développement qui étonne encore plus d’un. Cette activité phare du calendrier du Happy Chinese New Year, est souvent lancée au cours d’une soirée de découverte d’autres pans de la culture de l’empire du milieu. La particularité cette année est que la télévision Ado Tv, diffusera elle aussi ces films. Depuis trois ans, le lancement de la semaine cinématographique est suivi du lancement des concours qui entre temps ont été les innovations du festival. Il s’agit du concours d’art plastique, du concours de composition en mandarin, c’est-à-dire la langue chinoise et le concours de composition en langue française. C’est donc ce quartette d’activités de la sixième édition que Baï Guangming a lancé dans la salle polyvalente du Centre. Cette année sur les concours, les candidats qui prendront part sont appelés à réfléchir sur ‘’Le style vestimentaire chinois’’. Voilà le thème sur lequel, ils accentueront leurs réflexions pour nous sortir des œuvres de qualité. Rappelons que le concours d’art plastique, englobe ; le dessin, la peinture, le collage, l’illustration. Le représentant du ministre de la culture, a émis le vœu que les meilleurs qui sortiront de ces concours bénéficient de réelle chance de formation au en lieu et place des prix qui leurs seront distribuer, car le Bénin n’ayant pas d’école en la matière est dans le besoin de la formation de ses artistes plasticiens, qui pour ceux qui sont connus aujourd’hui ont été pour la plus part formés sur le tas.

Patrick Hervé YOBODE  


mercredi 11 février 2015

Rencontre avec la presse culturelle

Prudencio Agbodandé annonce son grand retour dans l’arène des arts visuels

(Avec nos maigres moyens, nous allons démystifier le vodoun et montrer son côté positif)


Après plus de 18 ans de carrière et figurant sur la liste des meilleurs artistes peintres du Bénin, Prudencio Agbodandé, peintre, sculpteur, sérigraphe, bref un artiste multidimensionnel, qui s’était momentanément retiré de la scène des arts visuels, quelques mois après son festival des arts plastiques ‘’Gamèsu’’, ceci pour mieux penser son approche, faire des recherches pour mieux valoriser le potentiel culturel du Bénin, revient nourrir encore les sens de ses fans. Malgré qu’il s’était isolé, il n’a pas pour autant arrêté de peindre, de sculpter, de dessiner, etc. obnubilé qu’il est, par cette passion ardente qui le dévore chaque jour. C’est tout naturellement qu’il a réuni les journalistes culturels à sa galerie sise au quartier Agontikon à Cotonou, ce mardi 10 février, pour leur donner la primeur de son grand retour dans l’arène des arts plastiques. Dans cette galerie, une vingtaine d’œuvres de tous genres, vous accueillent et retiennent votre attention. Des œuvres d’une inspiration follement généreuse, basée sur nos valeurs endogènes, richesse inouïe, pour ressortir la spécificité d’une culture traditionnelle incomprise.
Prudencio Agbodandé, le roi artiste plasticien
Ayant abandonné les Jumeaux ou Ibédji à Zinkpè, il s’investit désormais dans le vodoun comme source d’inspiration profonde, avec en toile de fond, les cauris symbolisant l’argent donc la richesse, qui semblent prendre le pas sur ses créations. Exploitant de nombreuses divinités, dont entre autres : Sakpata, Hèbiosso, Xoxo, Lègba, Dan, Aguèh, etc. il tient à démystifier le vodoun afin d’en montrer son côté positif. Ce faisant Prudencio Agbodandé voudrait que le vodoun qui jadis était une attraction et donc un atout touristique majeur pour notre pays retrouve ses lettres de noblesse. Avec de la sciure de bois, de l’argile rouge, de la toile blanche, des cauris et d’autres matériaux, Prudencio Agbodandé émerveille.
Il détient à lui seul le secret d’un talent qui manie les couleurs et les désirs enfouis de notre être que l’œil du vivant et le non initié ne peuvent pas percevoir. Bref Prudencio Agbodandé, annonce son retour avec des œuvres de haute facture. Ses anciens compagnons de route, Dominique Zinkpè, Charly d’Almeida, Midy, Romuald Hazoumè et autres seront fiers de ce retour tant attendu. Le meilleur reste à venir avec Prudencio Abgodandé.


Patrick Hervé YOBODE


Biographie de Prudencio Agbodandé
Née à Bopa, petite ville historique située au Sud-Ouest du Bénin, Agbodandé Prudencio  vit et travail à Cotonou et à Toffo, une autre ville historique à 85 km de la capitale économique de ce Beau pays de l’Afrique de l’Ouest.
Depuis son jeune âge, il se destinait aux dessins et à la fabrication de jouets. Aujourd’hui, il compte parmi les grands artistes Plasticiens les plus remarquables du Bénin et de la sous région africaine.
Des années de travail acharné et de recherches assidues vont ensuite lui permettre de s’affranchir de la technique pour laisser libre cours à une inspiration généreuse. Les œuvres de Agbodandé Prudencio sont comme une respiration, un souffle puissamment renouvelé par une source intérieure. Chaque motif, chaque visage, chaque coulé de peinture naît d’une interrogation de la matière qui fait la texture de la toile et de ses sculptures. Rien n’est figé, dessiné, rien n’est joué à l’avance.
Ajouter une légende
L’œuvre se construit, se crée au détour des signes ou idées-forces auxquelles l’artiste donne vie. Chaque œuvre fixe les images intérieures d’une cosmogonie intime et personnelle qui témoigne de l’essence africaine ; Afrique chargée de secrets, de mystères, éminemment symbolique et forte de sa présence physique.
Chez l’artiste, matière et symbole se conjuguent pour dire ce qui n’est pas manifesté et qui néanmoins existe dans la permanence au-delà du regard. Chaque œuvre est un acte important et primordial qui ne cède à aucune facilité. Elle explore les grandes questions que l’homme se pose sur lui-même. Elle est pour celui qui contemple, une invitation à un voyage qui le mènera à terme à la rencontre avec son être universel.
Il convient d’aborder les œuvres de l’Artiste comme on tente aujourd’hui d’approcher l’objet sculpté africain.
Les grilles classiques de lecture et d’interprétation sont inopérantes car l’œuvre ne serait se classer en fonction des genres ou des techniques ou des modes. Seul compte la force du message voilé dans la complicité des signes et symboles qui portent témoignage de la culture africaine.
Les Jumeaux Xoxo en fon ou Ibédji en Yorouba

Il est  promoteur du festival d’exposition d’œuvres d’arts divers, de formation et de promotion de la chose artistique.
L’Artiste Prudencio Agbodandé  initie un certain nombre de jeunes ayant la  fibre  artiste et désirant se faire initier à la technique de l’art Plastique en général.
Actuellement il construit des Boungalows avec des matériaux locaux à côté du Palais Royal pour son atelier et pour y abriter des ateliers et résidence d’artistes.

La finalité  est d’aboutir dans les toutes prochaines années à la création d’un centre des métiers d’arts, et du Musée Historique de la commune de Toffo.

Inauguration du complexe culturel ‘’Le Centre’’

Robert Vallois et compagnie dotent le Bénin d’une infrastructure culturelle de pointe

C’était devant le ministre de la culture Jean-Michel Abimbola, Patrice Hounsou-Guèdè maire de la commune d’Abomey-Calavi, Robert Vallois donateur et ses compagnons et un parterre impressionnant d’acteurs culturels de tout bord, que ‘’Le Centre’’ Arts et Cultures a été inauguré. Un complexe culturel de haut standing qui s’implante à Lobozounkpa au cœur de Godomey sur 4000 m² pour servir tous les artistes dans tous les domaines de l’art pour une visibilité plus accrue de la culture béninoise. Une vision de Dominique Zinkpè aidé par des hommes de cœur.
Dominique Zinkpè, Directeur du Centre Arts et Cultures de Lobozounkpa

Le Bénin, sa culture et ses artistes toutes catégories confondues, viennent d’être honorés et mis sur orbite par la générosité débordante d’un homme. Robert Vallois avec l’ONG Hospitalité et Développement (l’HeD), viennent de combler un vide important dans l’univers artistique et culturel du Bénin. Ils ont, Robert Vallois, l’homme qui ne parle pas mais qui agis, avec ses amis de l’ONG l’HeD, doté le Bénin d’un centre culturel de dernière génération. En effet, le complexe culturel ‘’Le Centre’’ Arts et Culture de Lobozounkpa est devenu une réalité grâce à Robert Vallois et cette ONG. Un projet qui a abouti grâce à la vision claire de l’équipe communale emmenée par Patrice Hounsou-Guèdè, qui très tôt a perçu l’importance d’un tel centre dans la commune d’Abomey-Calavi, en concédant le domaine qui abrite ce bijou. Deux années de durs labeurs avec le soutien sans faille de Robert Vallois et de l’ONG l’HeD, pour aboutir à ce joyau, qui rehausse l’éclat de Lobozounkpa et du Bénin et qui ouvre une lucarne de promotion réelle à la culture de notre pays. Un centre culturel de référence qui répond aux normes requises en la matière et qui permettra aux artistes plasticiens, musiciens, cinéastes, comédiens, danseurs, instrumentistes, etc. de pouvoir penser leur projet, de créer et de diffuser leurs œuvres. Un centre qui dispose, d’une bibliothèque dédiée à 30% à l’éducation nationale et aux scolaires du Bénin et à 60% à l’art plastique pour faute d’existence d’écoles de beaux arts ici, un espace scénique pour les artistes musiciens, des ateliers de créations et de résidences, un bar restaurant, etc. Patrice Hounsou-Guèdè, n’a pas pu cacher la joie qui l’animait  à cette cérémonie d’inauguration. « Ce centre entièrement financé, par Robert Vallois, vient à point nommé pour combler les attentes des populations et des artistes béninoise », avoue-t-il. Un véritable atout pour le développement de la commune d’Abomey-Calavi et pour la visibilité de la culture du Bénin. « La culture, c’est important. Tout commence par la culture et tout finit par la culture », dixit Jean Michel Abimbola. Pour lui Dominique Zinkpè est un grand Monsieur pour la culture béninoise. Il n’a pas manqué de féliciter la coopération Nord-Sud et la générosité de Robert Vallois qui ont permis la naissance de ce centre. Un centre qui balaie plusieurs pans de la culture et de l’éducation, que Dominique Zinkpè invite les populations et les artistes à visiter sans modération.


Patrick Hervé YOBODE  

lundi 9 février 2015

Formation en entreprenariat et information sur le volontariat

Gérard Hessou montre le chemin à plus de 400 jeunes

Gérard Hessou, Président des jeunes de Godomey, initiateur de la formation

Permettre à la jeunesse béninoise en général et celle de Godomey en particulier de pouvoir se prendre en charge, donner les clefs du succès à la jeunesse, lui fait savoir que le chemin le plus court pour affronter le problème de manque d’emploi, c’est l’entreprenariat. Sortir la jeunesse des griffes de leurs ainés politiques qui n’attendent que les périodes électorales, pour faire à cette couche de la population, des promesses qui sont trahies au lendemain de leur accession au poste voulu. Amener la jeunesse de Godomey à être elle-même, voilà tant de raisons qui ont poussé, Gérard Hessou, Président des jeunes de Godomey à initier cette formation en entreprenariat au profit de ses jeunes frères et sœurs. Pour ce dernier, être soi-même, se prendre en charge et éviter d’être à la solde des politiques, appelle forcément à se former, prendre part à de telles initiatives, afin d’être aguerris. C’est donc dans cet ordre d’idées, qu’il a réuni plus de 400 jeunes dans l’une des salles de cours du CEG Godomey, le samedi 07 février dernier pour recevoir la 3ème édition de la formation en entreprenariat qu’il a initié. Venus des neuf (09) villages de l’arrondissement de Godomey, mais également d’Abomey-Calavi, c’est à des jeunes conscients et très attentifs, que Rafiou Akpo, consultant, formateur spécialiste des questions de création, de développement et de gestion des entreprises a eu à faire. L’expert du Bureau international de travail (BIT), n’est pas allé par quatre chemins, pour démontrer à une jeunesse sous l’emprise de la misère pour cause du manque criard d’emploi, que l’entreprenariat est la meilleure solution pour elle de se donner une chance, dans cette jungle, qu’est la vie active.
Vue partielle de la salle
Il a d’abord cité son propre exemple, de jeune très entreprenant qui a débuté comme si de rien n’était pour aboutir au Programme des nations unies pour le développement (Pnud), en tant que formateur. Ensuite, il a su convaincre très facilement ses interlocuteurs, qui à la fin de la formation, ne jurait que par l’auto entreprenariat. C’est la preuve que Gérard Hessou a vu juste et a pris les responsabilités qui sont les siennes pour sortir la jeunesse de Godomey et d’Abomey-Calavi de la misère ambiante. C’était aussi l’occasion pour Gérard Hessou d’entretenir ses amis jeunes sur le volontariat dans le service public, initié par le gouvernement. Après avoir envoyé plus d’une dizaine de jeunes dans différents ministères et sociétés d’Etat, Gérard Hessou s’apprête à en envoyer encore plusieurs autres.


Quelques jeunes réagissent à la fin de la formation


Boris Adohouannon : c’est un sentiment de joie pour moi de prendre part à une telle formation, car elle cadre avec les besoins de la jeunesse d’aujourd’hui. C’est donc de ces genres de formations en entreprenariat que nous jeunes avons besoin et non des discours des politiques, de leurs mensonges, de leurs paroles vertueuses qui masquent mal leurs intentions malsaines. Nous avons donc besoin d’un acteur politique qui a les mêmes visions que la jeunesse et aujourd’hui on ne peut que remercier l’initiateur de cette formation, Gérard Hessou Président des jeunes de l’arrondissement de Godomey. Je le remercie et je lui dis que la jeunesse voit tout ce qu’il fait pour elle, car ce n’est pas la première fois qu’il prend partie pour elle. Nous seront derrière lui partout où il va, s’il continue toujours sur cette lancée.

Georgine Kiki : je suis étudiante et je vis à Godomey. Je dirai que Gérard Hessou est un homme de cœur, un grand frère qui a du souci, par rapport à la condition de ses jeunes frères et sœurs. Il ne voudrait pas que notre génération vive ce qu’ils ont vécu eux autres, c’est pourquoi il a initié cette formation en entreprenariat, qui a déjà formé plusieurs centaines de jeunes dans l’arrondissement de Godomey. Vous-même voyez l’affluence, c’est important et la jeunesse a compris qu’il faudra pour elle se prendre en charge et non courir derrière les politiciens qui se servent souvent d’elle pour atteindre leurs objectifs. Moi j’ai pu bénéficier sur cette formation de comment élaborer un projet en bonne et dure forme et je vous rassure que je réfléchie déjà à mon projet. Je remercie Gérard Hessou pour son initiative.

Rodrigue Amoussou : écoutez une très belle initiative au profit de nous jeunes de Godomey, pour lesquels Gérard Hessou ne cesse de se battre. Vous voyez, les jeunes sont venus de partout dans la Commune d’Abomey-Calavi, cela justifie du fait que Gérard a une noble ambition, un homme de vision qui a vu juste. Pendant qu’il rassemble les jeunes pour leur donner de quoi être capable de se prendre en charge, les politiciens, sont préoccupés par d’autres choses. Sauf qu’ils viendront dans quelques instants chanter leur vie à cette même jeunesse qu’ils ont laissée pour compte aujourd’hui. Malheureusement pour eux, la jeunesse a compris et ne se prêtera plus à leur jeu. En tant que jeune et président de mouvement de jeune, la Nouvelle Vision pour le développement de Womey (NOVIP-W), je félicite Gérard Hessou pour son initiative. Qu’il ne se décourage pas, car seule la lutte paie.

Patrick Hervé YOBODE

dimanche 8 février 2015

Lancement officiel de la 6ème édition du Happy Chinese New Year

C’est partie pour plus d’un mois de communion avec le peuple chinois

La grande cour du Centre culturel chinois du Bénin s’était retrouvée trop exigüe pour contenir la foule qui faisait le déplacement sur le lancement officiel de la 6ème édition du festival du nouvel an chinois. C’était ce samedi 07 février 2015, devant plusieurs personnalités du corps diplomatique accrédité au Bénin et des personnalités béninoises et pas des moindres. Une cérémonie de lancement qui sera suivie du traditionnel vernissage des œuvres d’artistes chinois, axées sur la thématique du Happy Chinese New Year.
La fixation d'yeux au Dragon

L’honneur est revenu cette année à Diao Mingsheng, ambassadeur de la république populaire de Chine près le Bénin et à Michel Nahouan, directeur de cabinet du ministre béninois de la culture de procéder au lancement officiel d’un festival, qui de plus en plus gagne du terrain au Bénin. En effet, lancé au Bénin voici juste 6 ans, le festival de la fête du nouvel an chinois, n’a de cesse de drainer les foules chaque année. Pour cette 6ème édition, on pourrait affirmer sans risque de se tromper, que le nombre de personnes qui était sur l’édition de 2014, s’est vu tripler. Toute chose qui est à mettre à l’actif de la curiosité à aller au contacte des réalités culturelles d’un pays qui étonne tout le monde après avoir longtemps vécu en autarcie. La vitesse de croisière mise dans le développement de l’empire du milieu étonne plus d’un et pousse facilement les gens à vouloir savoir davantage sur la Chine. C’est donc dans cet ordre d’idée que le Happy Chinese New Year 2015, a réuni une foule sans pareil ce samedi soir. Après une brève attente, les officiels font leur apparition et le Dr Maurice Gountin, présentateur maison, cèdera place à son excellence Monsieur l’ambassadeur Diao Mingsheng. Ce dernier dans son allocution d’ouverture, a rappelé les points clefs de la coopération bilatérale sino-béninoise, avant de revenir sur l’année de mouton que célèbre cette année le peuple chinois. Le mouton étant le symbole de la paix, du respect et de la force vitale, il invite les dirigeants des deux pays à se donner la main pour une coopération sino-béninoise plus fructueuse et davantage tournée vers le développement.
La danse du lion 
La danse du Dragon
Il n’a pas omis de rappeler que la Chine est disponible à aider le Bénin dans la mesure de ses moyens. « L’ambassade de la république populaire de Chine, s’emploiera davantage à renforcer l’amitié traditionnelle sino-béninoise à travers les échanges culturels, car l’année nouvelle est symbole d’espoir et il faut accompagner le peuple béninois qui s’est engagé à tourner dos à la pauvreté et au sous développement », déclare Diao Mingsheng. Prenant la parole à son tour Michel Nahouan, directeur de cabinet du ministre béninois de la culture représentant le ministre Jean-Michel Abimbola, salut, un événement culturel de grande portée, culturelle, historique, économique, etc. de la grande Chine. Après avoir présenté les vœux d’usage à toutes les personnalités présentes, il est revenu sur quelques valeurs traditionnelles du nouvel an chinois. Pour Michel Nahouan la célébration de cette fête au Bénin est une opportunité d’ouverture à exploiter et qui constitue le gage d’un rapprochement entre les populations béninoises et chinoises et par conséquent du resserrement des liens d’amitié qui existent depuis fort longtemps entre les deux pays. C’est donc après tout ceci, que Me Robert Dossou, Michel Nahouan et le Baï Guangming directeur du Centre culturel chinois, procéderont à la fixation d’yeux au Dragon qui dormait. Ce Dragon qui s’ébranlera quelques minutes plus tard pour égayer la foule de curieux qui s’amassait sur la cour du Centre.  


Maître Robert Dossou et quelques personnes réagissent

Me Robert Dossou, appréciant le nouvel an chinois
Me Robert Dossou : mes impressions sont excellentes, car moi j’ai une philosophie qui très simple, je constate que le soleil vient d’Orient et il y a pleins de choses qui nous sont venues de l’Orient. Vous savez, il n’y a personne au monde qui ne soit séduit par la vieille civilisation de la Chine. Ce pays merveilleux dont tous les événements sont marqués d’un saut attrayant, voilà ce pourquoi, chaque qu’ils m’invitent et que je le peux, je viens partager ces moments avec eux.

Euloge J.M Maforikan : je suis pratiquant des arts martiaux au Centre culturel chinois. Le Dragon dans la culture chinoise est un animal mythologique qui est vénéré par les chinois. Le nouvel an chinois en Chine c’est la plus grande des fêtes et actuellement là-bas ils sont en vacances, pour bien vivre cette fête, car c’est un événement qu’il faut vivre pleinement. C’est une fête qui se déroule en famille généralement et avec des valeurs propres à la culture chinoise, tout ceci sous fond de la couleur rouge qui est pratiquement la couleur de cette fête. La culture chinoise, nous apporte beaucoup de choses et être athlète béninois et prendre part à une danse du lion cela donne des frissons.

Alda Anago : je participe à cette fête pour la deuxième fois et je pus dire que les chinois ont du goût pour tout surtout la décoration. Leurs manières de faire, ils sont très futés et très subtiles à la fois, ils sont créatifs et très intelligents. Ils ne perdent pas de temps et se donnent du plaisir au travail. Je suis vraiment impressionnée et je trouve qu’ils sont formidables les chinois et que cette fête du nouvel est devenue une tradition désormais chez nous. Il faudra surtout pour mon pays le Bénin de savoir tirer la bonne partie pour explorer sa propre culture, histoire de la rendre plus vendable.

Damien A. Dègbo : en Chine le lion est un animal important et les chinois le respectent beaucoup. Il fait partie des animaux mythiques de la Chine et c’est pour cela que chaque année à la célébration du nouvel an chinois, les chinois honorent cet animal à travers la danse du lion. Et ici au Bénin, nous nous sommes les danseurs qui exécutent la danse du lion, ont n’a été formés en Chine dans les arts martiaux et tout ce qui va avec. Cette fête se déroule un peu comme en Chine, parce que les béninois qui s’impliquent ont acquis en maturité et ont désormais un bon niveau. C’est la plus grande fête du pays donc les chinois y accordent trop de soins et d’importance.


Patrick Hervé YOBODE

Communiqué de presse à l'encontre de Marie-Cécile Zinsou de la Fondation Zinsou

 Marie-Cécile Zinsou doit présenter des excuses publiques aux journalistes culturels du Bénin


L’indignation des Journalistes Culturels béninois est sans égale, après la lecture sur le mur de la page Facebook de Marie-Cécile Zinsou du propos ci-après, posté le mardi 27 janvier 2015, lié à la tenue, le lendemain, mercredi 28 janvier, de la conférence de presse de la Fondation Zinsou sur ’’Dansons maintenant’’, un événement culturel fondamental, devant débuter le vendredi 30 janvier 2015 :
« Les journalistes honnêtes et sérieux existent au Bénin, nous avons même la chance d'en connaître plusieurs à la Fondation Zinsou ! Pour tous les autres qui pensent que nous allons les rémunérer pour écrire des articles sur Dansons Maintenant, détrompez vous ! Le chantage a assez duré ! Nous ne vous verserons pas le moindre centime car la Fondation consacre ses ressources à la diffusion de la culture et à des actions ouvertes à tous et gratuites. Le budget d'une conférence de presse représente l'équivalent de 3 500 impressions de jeux pour les enfants du Musée de Ouidah, il n'est donc pas question de les verser à des soi-disant professionnels qui sont rémunérés par ailleurs.
Sur ce, ceux qui veulent venir demain à 11h30 à l'Institut Français du Bénin pour la conférence de presse Dansons Maintenant, sont les bienvenus. »
Triomphalement, le mercredi 28 janvier 2015, quelques heures après la tenue de la conférence de presse, Marie-Cécile Zinsou poste, en réponse à quelques commentaires de son propos de la veille :
« La conférence de presse de "Dansons Maintenant !" a eu lieu ce matin et je tiens à vous faire partager ma grande joie d'avoir reçu une dizaine de médias, presse écrite, radio et télévision. Des journalistes professionnels qui ne nous ont rien demandé excepté des précisions sur l’événement. C'est très encourageant pour la suite et cela dit bien que les choses changent !!! »
Après avoir pris connaissance de ces différents écrits de Marie-Cécile Zinsou à l’encontre des Journalistes Culturels béninois, le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’, Association de Journalistes Culturels et de Critiques d’Art pour le Développement, s’est réuni en une session extraordinaire, le jeudi 29 janvier 2015, à Cotonou, pour statuer sur la situation.
Il a touché du doigt le mépris de Marie-Cécile Zinsou pour toute une corporation qui ne s’est jamais fait prier pour relayer les activités de la Fondation Zinsou, qui n’a jamais exigé la moindre somme d’argent pour la couverture des manifestations relatives à ladite structure. D’où vient alors cette hargne subite contre les Journalistes Culturels béninois qui n’ont jamais cherché à discuter aux enfants des impressions de jeux en faveur de leurs perdiem de reportage.
Elle a osé s'en prendre aux journalistes culturels béninois, ça va payer cher
Le perdiem de reportage n’est pas un tabou ; il relève d’une tradition de fait, en vigueur dans la presse béninoise, s’est imposé comme un des avantages irréductibles de l’exercice de la profession de journaliste au Bénin, en dehors du salaire que perçoit cette catégorie de travailleur. En outre, le perdiem manifeste la solidarité et le soutien des personnalités et des institutions gouvernementales, parapubliques ou privées envers les journalistes pour leur permettre de subvenir aux exigences de déplacement vers les lieux de reportage, eux dont les déplacements quotidiens vers les terrains de reportage sont incessants, nombreux, ce qui constitue une charge économique que le salaire peine à couvrir.
Le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ voudrait en profiter pour remercier profondément toutes ces nombreuses personnalités et ces institutions qui, ayant compris que le budget de déplacement du journaliste béninois pèse considérablement sur son salaire, ont fait l’option salutaire de lui accorder le perdiem de reportage chaque fois que celui-ci se rend à la couverture médiatique d’une manifestation à laquelle elles l’invitent, contribuant ainsi à l’amener à réussir sa difficile mission d’information de la population.    
Cependant, les frais de reportage ne sont imposés à quiconque ni à quelque structure que ce soit. Par conséquent, le Bureau du ’’Noyau Critique’’ ne sait pas où se trouve le problème de Marie-Cécile Zinsou qui, à travers son post, sur son mur facebook, du mercredi 28 janvier, cité précédemment, a cru qu’en parfaite connaissance de ses propos insultants et humiliants de la veille, les journalistes ont fait le déplacement de l’Institut français de Cotonou afin de l’écouter, pour sa conférence de presse ; elle ignorait royalement que la chance dont elle avait bénéficié ce mercredi est justement de n’avoir pas été lue avant que les journalistes culturels ne viennent à sa conférence de presse. Ceux-ci, tenant profondément à leur dignité, l’auraient purement et simplement boycottée, s’ils avaient eu vent de ses mots visant à les humilier. Ainsi, elle se serait retrouvée seule, à l’Institut français, expliquant à elle-même les tenants et les aboutissants de son événement ’’Dansons maintenant’’, qui a démarré le vendredi 30 janvier.
D’ailleurs, le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ l’appelle vivement à se renseigner auprès de Sylvain Treuil, Directeur de l’Institut français de Cotonou, avec qui elle était, lors de sa conférence de presse, et auprès de tous les prédécesseurs de celui-ci, pour savoir si les Journalistes Culturels béninois ont jamais exigé le moindre perdiem avant de relayer les activités de l’Institut français, anciennement, Centre culturel français. Présentement, Sylvain Treuil, lui, n’a jamais réglé, depuis son arrivée à la tête de l’institution, quelque frais de reportage que ce soit à quelque journaliste culturel que ce soit, ce qui n’a jamais empêché les professionnels béninois des médias de produire des articles sur les manifestations de l’Institut français du Bénin.
Si Marie-Cécile Zinsou voulait renoncer à continuer à payer le perdiem de reportage des journalistes, elle aurait pu le signifier dignement, au cours d’une rencontre avec ceux-ci, ou en appliquant simplement la stratégie du fait accompli, au lieu de réaliser tout cet étalage gratuit visant à se donner de la valeur, visant à en profiter pour vilipender les professionnels des médias béninois spécialisés dans la couverture des événements culturels.   
Mais, malgré toute la tentation qui les en prend, vu le sondage que le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’ en a fait, les Journalistes Culturels béninois n’évolueront pas dans le même registre de bassesse que Marie-Cécile Zinsou en boycottant systématiquement la couverture de son ’’Dansons maintenant’’, en particulier, et tous les événements de la Fondation Zinsou, en général.
Avec un tel langage développé, sur son mur facebook, contre les Journalistes Culturels béninois, un langage qui n’honore que son amour-propre en mal de fabriquer des boucs-émissaires d’une probable incapacité à faire face à des activités de la Fondation Zinsou, activités parmi lesquelles il faut compter la réalisation de 3500 impressions de jeux, Marie-Cécile Zinsou vient de tomber dans des profondeurs plus qu’abyssales dans l’estime des professionnels des médias, ce qui fait que la seule porte de sortie qui s’impose à elle est la présentation d’excuses publiques à toute la valeureuse et laborieuse corporation des journalistes culturels béninois, une attitude humble sans laquelle elle ne les verrait plus jamais, jamais ! L’accompagner en toute sincérité dans le relais médiatique de ses activités. Si elle ne présente pas, dans les délais les plus diligents, des excuses publiques à tous les Journalistes Culturels béninois pour ses écrits infamants et dévalorisants, ce serait alors tous les journalistes béninois, en général, qu’ils soient de la presse écrite, de la presse en ligne, de la radio ou de la télévision, qui seront sensibilisés contre elle et ses propos, ce qui mettrait Marie-Cécile Zinsou en demeure de faire importer de la France ses propres journalistes culturels de la trempe de ceux qu’elle a de la fierté à qualifier d’ « honnêtes » et de « sérieux », eux qui auront alors la lourde mission, non seulement de relayer les manifestations de sa structure mais, aussi de supporter ce langage si inqualifiable.
Le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique, compte tenu de la situation profondément préoccupante de l’opprobre jetée par Marie-Cécile Zinsou sur la laborieuse corporation des Journalistes Culturels du Bénin, en appellent à la mobilisation de ceux-ci, en particulier, et de ceux de tous les professionnels des médias animant tous les autres rubriques, en général, afin que des actes communs soient pris pour faire regretter à Marie-Cécile Zinsou son insolence gratuite, afin que plus jamais aucune personnalité d’aucune sorte ne puisse en venir, à nouveau, à tenir de ces sortes de propos déshonorants sur quelque catégorie de professionnels béninois des médias, eux qui, de leur vie, font tout un sacrifice pour informer les citoyens.

Fait à Cotonou, le jeudi 29 janvier 2015
Pour le Bureau Directeur du ’’Noyau Critique’’,
Le Président,

Marcel KPOGODO  

mercredi 4 février 2015

Inauguration du « Centre » ce 06 février à Lobozounkpa

L’ONG l’HeD met le Bénin et ses artistes sur orbite

(Déjà des milliards investis dans plusieurs secteurs clés au Bénin)

Née de la prise de conscience d’un groupe de personnes face à la difficulté de certains à s’intégrer en France, et de leur volonté manifeste de venir en aide à ceux là ; l’organisation non gouvernementale Hospitalité et Développement, agit dans des domaines variés pour des publics d'âges et de nationalités diverses. Pour tout objectif, cette ONG se lance dans une lutte farouche contre l’exclusion pour participer à une société française plus solidaire. Mais très vite leurs actions prendront de l’ampleur et dépasseront les frontières de l’Hexagone. Pour eux la lutte efficace contre l’exclusion passe d’abord et avant tout par une lutte sur les facteurs d’exclusions qui sont entre autres : emploi, logement, santé, situation administrative, incompréhensions culturelles, mais aussi les conséquences de cette exclusion que sont : communautarisme, solitude, détresse, délinquance. Il s'agit d'insérer tant l'individu que le groupe auquel il appartient pour aboutir à une insertion durable. C'est ce que L'HeD s'efforce de faire depuis le début des années 2000, dans le respect de valeurs communes. Pour agir sur le terrain, donner un sens à ses actions et appeler des mécènes sur ses activités, L’HeD se base sur certaines valeurs qui lui sont cardinales. Il s’agit de : Comprendre : parce que pour L’HeD la compréhension est le centre nerveux d'une aide efficace. Elle permet de ne pas juger, de ne pas rejeter et de trouver des solutions. Elle est le pilier de la cohésion sociale, facteur d'intégration. Lutter : parce qu’aucune aide, aucune amélioration ne peut être apportée sans une certaine combativité, il nous faut être prêt à lutter pour les autres. Témoigner : selon L’HeD le témoignage est la parole nécessaire à toute amélioration. Par une action au cœur des problèmes, nous avons le devoir d'informer les décideurs de la situation des quartiers et des individus pour lesquels nous agissons. Car toute action efficace ne peut être que collective. Accueil : l’une des valeurs chères à L’HeD reste l’accueil qui se base sur : ne pas juger, ne pas se contenter de tolérer l'autre, mais lui montrer qu'il est le bienvenu, pour ne pas l'exclure. Aide : Chercher des solutions efficaces pour permettre à chacun de s'en sortir. Soutien : Accompagner pour que chacun se sente moins seul face à ses difficultés. Amitié : L'amitié est un des moteurs de notre engagement. L’ONG Hospitalité et Développement  à donc pour objectif de contribuer à l'insertion des publics demandeurs, de contribuer à l'insertion des communautés et favoriser la cohésion sociale, et enfin, participer à une société plus juste par l’éducation et la prise de conscience.
 
Logo de l'ONG L'HeD
Ses multiples actions en faveur de la culture, de l’éducation, etc. au Bénin

Depuis 2006-2007 L’HeD mène une politique volontariste à l’international dans quelques pays en développement proches affectivement de ses membres fondateurs. Ses premières actions internationales de développement se sont déroulées d’emblée en Afrique. Dans ce contexte, c’est le  Mali et le Bénin qui peuvent s’estimer heureux. Au Bénin, les actions de l’Organisation non gouvernementale, L’HeD se concentrent dans les domaines de la culture et de l’Education. Ainsi avec son antenne Bénin L’HeD contribue aux actions de solidarité dans les domaines de l’accès à l’éducation pour tous, la promotion de la culture béninoise, la transmission des valeurs de citoyennes et républicaines. Grâce à la bienveillance des autorités locales, notamment le Maire de Calavi et à l’action persévérante de son secrétaire général et grâce à un mécénat d’une galerie d’art parisienne. L’HeD  Bénin a construit un module de 3 classes, un bureau et un magasin et investie sérieusement dans l’extension de l’école maternelle et primaire de Lobozounkpa. L’HeD Organise des activités para éducatives et des colonies de vacances. Elle soutient les fêtes de fin d’année des écoles maternelle et primaire de Lobozounkpa et Dassa-Zoumè. Octroie des bourses scolaires au profit des élèves et étudiants en situation difficile en zones urbaines. Fournit du matériel éducatif au collège de Mougnon dans la commune de Djidja et à une école primaire privée de Dassa-Zoumè. L’HeD donne périodiquement des produits médicaux aux patients du centre catholique médico-social de Davougon dans le centre Bénin. Depuis 2013, L’HeD participe à la pris en charge morale et matérielle d’étudiants en informatique, et droit ou en médecine, par des bourses d’études. Bientôt une bibliothèque publique avec  un petit musée ethnographique et un cybercafé évoluant prochainement en centre de documentation et d’exposition d’art contemporain d’Abomey-Calavi sera inaugurée en présence des autorités des deux pays en février 2015: L’HeD mandate des volontaires français, des groupes de touristes occidentaux pour participer à des actions de solidarité  et d’épanouissement au Benin. En 2015 le lancement de la construction d’un château d’eau, une assistance aux coopératives d’artisanat et de création artistique, le soutien  aux hôpitaux en matériel sanitaire et vestimentaire, la mise en place d’un dispensaire médico-social en zone rurale. Pour l’heure les attentions sont focalisées sur l’inauguration officielle de cet espace que L’HeD dédie à la culture au Bénin, le « Centre » de Lobozounkpa.
Patrick Hervé YOBODE 






Décès surprenant du roi de Dégouè-Akodéha

La Haute Autorité Royale entrain d’être décimée


La royauté au Bénin vient encore d’être fortement secouée. Une autre tête couronnée vient de passer de vie à trépas. Il s’agit de sa Majesté Honnougan Mèwa III de Dégouè-Akodéha dans la commune de Comè, qui vient de tirer sa révérence après une courte maladie. Il était souffrant depuis toujours on le sait d’une maladie grave qu’est l’Asthme. Du 19 au 21 janvier dernier alors que son premier ministre Edmond Dagnonsi faisait sa fête du 10 janvier à Sèhomi dans l’arrondissement de Possotomè, il avait eu une crise de cette vilaine maladie. Transporté d’urgence à Cotonou, il suivait les soins au centre de santé de Mènontin où il a été admis. Faisant des progrès énormes, il se rétablissait déjà et avait même été ordonné de rentrer chez lui. Mais tôt ce mardi vers 4 heures il a rechuté. Une rechute qui lui sera fatale, car en route pour le centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoucou Maga (Cnhu-HKM) il rendra l’âme au niveau du stade de l’Amitié de Kouhounou. C’est une mort de trop car, cela fait beaucoup pour la Haute Autorité Royale en moins de trois ans. Ils sont : Adjarèrè roi des Ogboni de Porto-Novo, le roi de Kraké, le roi de Nikki, le roi Akpaki Boukounini II de Parakou et le plus travailleur de sa génération, Dada Tossoh Gbaguidi XIII. De fin 2013 à début 2015, ils sont déjà une dizaine de souverains appartenant à la Haute Autorité Royale à aller rejoindre dans l’au-delà leurs valeureux ancêtres. La dépouille d’un roi n’attendant pas, celle de sa Majesté Honnougan Mèwa III de Dégouè-Akodéha a déjà été ensevelie et on attend quelques temps pour que la cour royale fixe le délai et les dates des cérémonies finales. On risquerait de se poser des questions, sur ce qui se passe réellement dans la royauté au Bénin. Il urge que les têtes couronnées accordent leurs violons, qu’ils oublient les divisions, histoire d’aller consulter maintenant pour savoir ce qui ne va pas afin de pouvoir sérieusement y faire face.


Patrick Hervé YOBODE    

lundi 2 février 2015

43 jours de cérémonies coutumières pour les funérailles de Tossoh Gbaguidi XIII

Savalou promet des obsèques à la hauteur de son engagement pour le développement

Les obsèques de sa majesté Tossoh Gbaguidi XIII sont prévues du 16 février au 31 mars 2015. Les cérémonies funéraires se dérouleront selon les us et coutumes du royaume de Savalou. Pour l’occasion, un comité d’organisation a été mis sur pied pour offrir à l’illustre disparu, des obsèques à la hauteur de son engagement pour le développement de sa ville natale. La dynastie royale Gbaguidi Soha, les clans kpéto, Dovinou, ont décidé de se mobiliser pour des funérailles dignes du nom pour ce roi, le plus dynamique que Savalou ait connu.

Feu Dada Tossoh Gbaguidi XIII

Environ 45 jours pour honorer la mémoire de ce roi panafricaniste qui a mis Savalou sous les feux de la rampe à travers diverses initiatives culturelles et cultuelles. Pour réussir cette mission, un comité mobile de collecte doté d’un ordre de mission dûment signé par le chef de collectivité Gbaguidi Agonsaton Christophe a été mis en place. Les membres de ce comité devront recueillir les dons de tous ceux qui voudront participer, d’une manière ou d’une autre, à la mobilisation des fonds nécessaires. La cité historique de Savalou pleure son roi depuis cinq mois. Il faut rappeler que le 13ème souverain de cette cité historique a été emporté par une crise cardiaque, le jeudi 18 septembre 2014. Depuis son décès, le collège des hauts dignitaires de la cour royale a porté son choix sur un intérimaire. Il s’agit de Léon Gbaguidi qui est chargé de liquider les affaires courantes du palais et d’assurer l’intérim avant la désignation d’un nouveau roi pour le royaume de Savalou. Intronisé en 2006, le roi Tossoh Gbaguidi XIII, la soixantaine, a passé huit ans sur le trône de Savalou. Epousant les idéaux prônés par l’ancien guide libyen Mouammar Kadhafi, dada Tossoh Gbaguidi XIII nourrissait le rêve d’offrir au continent africain, sa propre identité à travers le projet de la création des « Etats-Unis d’Afrique ». Président d’honneur de la Haute autorité royale du Bénin, sa Majesté Tosso Gbaguidi XIII avait succédé en 2006 au Roi Houéssonlin Gbaguidi XII décédé en 2002.






Décès tragique et inattendu de Guy Sallan alias Karim

Artistes comédiens, cinéastes, journalistes et ses fans sous le choc

(Le 7ème art béninois perd un acteur de talent)

La nouvelle est tombée tôt dans la matinée de ce dimanche 1er février 2015, comme un coup de massue sur la tête des béninois en général, les artistes toutes catégories confondues et journalistes en particulier. Décédé depuis 4 heures du matin au Centre National Hospitalier Universitaire Hubert Koutoucou Maga (CNHU-HKM), le Bénin se réveille indigné et impuissant face à la puissance lugubre de la mort. Encore un qui s’en est allé, laissant le monde culturel dans l’émoi. Guy Sallan alias Karim a été révélé au public béninois, dans les années 90 en tant que l’un des principaux acteurs de la série télévisée à succès « Entre Nous », qui rassemblait des foules tous les jeudi soir, devant les écrans de la télévision nationale (ORTB).
Guy Sallan alias Karim
Décédé des suites d’un cancer qui le rongeait depuis très longtemps et qui depuis quelques mois l’avait immobilisé, il laisse une femme et quatre enfants dans le désarroi. En effet, depuis août 2013 qu’il a enterré son papa, l’homme avait des ennuis de santé et a effectué plusieurs séjours au Cnhu à Cotonou. Il y était encore hospitalisé au service de neurologie depuis plusieurs semaines. Technicien monteur à la télévision nationale, il a fait ses débuts dans la comédie au sein de l’Ensemble Artistique des Étudiants, Eace. Guy Sallan était titulaire d’une Maîtrise en sociologie, d’une Maîtrise en psychologie et d’une  Licence en anglais. Il  préparait aussi une Licence  en Réalisation à l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA). Il ne pourra plus jamais soutenir dans ce métier de réalisation qui était une passion pour lui. Né le 18 octobre 1961 à Cotonou, Guy Sallan était un comédien, un cinéaste et un technicien monteur de talent unique, mais aussi un homme exceptionnel et très aimable. Guy Sallan alias Karim est auteur de plusieurs spots publicitaires et a joué dans plusieurs films.


Patrick Hervé YOBODE

dimanche 1 février 2015

Huitième anniversaire d’existence de la Compagnie Zémissou du Bénin

Entre décryptage des péripéties et perspectives d’avenir

(Balle au Pied et les siens pour une compagnie solidement assise)

Ce dimanche 1er février 2015 la compagnie de théâtre et de cinéma Zémissou du Bénin, soufflait une bougie de plus. L’événement a réuni tous les membres actifs de ladite compagnie au domicile de Romain Adohouannon alias Balle au Pied à Womey. Mais avant d’aller aux plats et autres verres pour célébrer leurs huit ans d’anniversaire, les membres présents se sont penchés sur les problèmes qui minent leur compagnie et sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour son essor. Ils ont également saisi cette occasion pour échanger sur la prochaine parution de la seconde partie de leur film intitulé ‘’Janito’’.

La photo de famille après les échanges

Huit (08) ans déjà passés, avec deux films à leur actif, des défections, des guerres de personnes, des problèmes sérieux, qui constituent la gangrène qui empêche la Compagnie Zémissou d’émerger. Voilà le bilan peu élogieux que présente aujourd’hui l’une des compagnies de théâtre du Bénin, qui a de beaux jours devant elle. Ayant vu le jour, suite à l’initiative de Romain Adohouannon et deux de ses amis, cette compagnie qui résiste malgré tout aux péripéties se pli presque mais ne rompt jamais. Elle a tenu dans le temps grâce à la volonté, à l’abnégation et au sens d’humilité de certains de ses membres. Au moment de souffler leur huitième bougie, ils ont préféré, se retrouver autour d’une table et de pouvoir crever les abcès puants. Il s’agissait pour les membres fondateurs et actifs présents, de se parler, de s’écouter les uns et les autres en vue de l’essor de leur compagnie. Réfléchir aux problèmes qui minent la compagnie ; ce qui empêche son décollage réel ; chercher les voies et moyens pour corriger ce qui ne va pas, histoire de pouvoir aller de l’avant ; se doter, de courage , de volonté, d’engagement et d’abnégation et se mettre entièrement à la disposition de la compagnie ; éviter les guerres de personnes ; mettre de la rigueur au service du bon fonctionnement de la compagnie. Voilà entre autres, les quelques souhaits qui sont revenus plus souvent dans les interventions des uns et des autres après le décryptage des maux qui minent la compagnie Zémissou du Bénin. En somme, les membres se doivent de se serrer les coudes pour ensemble relever le défi qui les attend. Tout ceci ne serait chose faisable, sans le minimum de respect mutuel entre les eux. Somme toute la compagnie Zémissou du Bénin fait son petit bon homme de chemin et n’est pas entrain de disparaitre comme d’aucun le pensaient. Ce qui le justifie, c’est que l’assise de ce 1er février, a permis aux membres de se pencher aussi sur la seconde partie de leur second film ‘’Janito’’, qui paraitra après la première quinzaine de ce mois de février. Une célébration des huit ans d’existence qui s’était soldée dans une ambiance très cordiale sous fond de partage d’idées et de plats made in Bénin.


Patrick Hervé YOBODE