mardi 17 juin 2014

Participation du Bénin à la biennale Dak’art 2014



Wallonie-Bruxelles International fait le bilan

C’est à travers un point de presse, que Joël De Charneux, Chef Pupitres Afrique de l’Ouest de Wallonie-Bruxelles International et ses collaborateurs ont présenté le bilan de la participation du Bénin à l’édition 2014 de la biennale de l’art africain contemporain Dak’art. C’était au siège de Wallonie-Bruxelles International, au quartier les Cocotiers à Cotonou.  



Depuis la 1ère édition de la biennale des arts contemporains en 1992, l’organisation belge de financement et d’accompagnement des pays du Sud, Wallonie-Bruxelles International, s’était ralliée à l’initiative.  Dès lors un appui institutionnel inscrit dans la coopération bilatérale avec le Sénégal, a permis de mettre sur orbite les arts contemporains des pays du Sud, mais en particulier celui du pays hôte. Se basant sur la culture dans ses coopérations Wallonie-Bruxelles International a permis au Bénin de se faire une visibilité à Dak’art 2014. 6 fois sur 10, le Bénin aura été présent sur ce grand festival dédié aux arts visuels africains. Cette année, la particularité est que Wallonie-Bruxelles International, a misé très gros pour que les artistes béninois toutes générations confondues soient de la partie. 23 artistes déplacés avec un container de 4.700 kg, contenant les œuvres de 25 artistes béninois, qui ont été exposés à la Librairie ‘’Aux 4 vents’’. L’exposition ‘’Sculpture au vert’’ plus ‘’Beul ou la Bouche du roi’’ dans les jardins de la délégation ; tandis que Zinkpè et Tchif étaient à la galerie ARTE, pour l’exposition ‘’Koton OO’’. Au total,  170 œuvres d’art, dont entre autre de la peinture, de la sculpture, des installations vidéo, etc. production en live d’une œuvre de 9m² à Saint Louis par Ludovic Fadaïro, des œuvres de Zount, de Ben Déguénon, les parades Guèlédè de Dine Alougbine.  Dans la ville dakaroise, comme à Saint Louis, les artistes béninois et leurs œuvres étaient aussi visibles, que sur toute la biennale et ceci grâce à Wallonie-Bruxelles, qui  a mis de gros moyens en jeu pour qu’on en arrive là. 3 journalistes dont un béninois, un burkinabè et un belge étaient à l’affut des informations concernant la trentaine d’artistes béninois et qui relayaient via le blog créé pour l’occasion, le journal du Dak’art et sur Internet tout ce qui se passait. Toujours pour la visibilité à la culture béninoise et aux artistes béninois sur la biennale, un catalogue de 144 pages avec 9 auteurs, 152 reproductions d’œuvres, 25 portraits réalisés, a été édité a plus de 1000 exemplaires. Un dépliant promotionnel aussi édité en 1000 exemplaires, ainsi que le carton d’invitation. Une conférence de presse de présentation et de nombreuses interviews pour les chaines internationales, telles que : Rfi, Bbc et Arte, mais aussi pour la presse béninoise. Plus de 3000 photos et de nombreuses minutes de pellicules comprenant des portraits, des documentaires et des interviews pour chacun des artistes et un documentaire de 52 minutes. Rappelons que la philosophie de Dak’art est de créer le brassage entre les générations d’artistes, des talents anciens et nouveaux. Saisissant ce pan de l’objectif de la biennale, Wallonie-Bruxelles International, a permis aux artistes béninois anciens et arrivants, de se voir entre eux, de parler arts visuels, de se donner des conseils, tout ce qui n’était pas possible autrefois. Dak’art 2014, aura donc été le déclic pour la communion et la solidarité entre artistes béninois. Somme tout plus de 130 millions de francs CFA, auront été mis à disposition par Wallonie-Bruxelles International, pour mettre l’art plastique et les artistes béninois sur orbite.

Patrick Hervé YOBODE                            

Cérémonie de remise de parchemin de Fâ chez Daagbo Vognon



Dègan Kpatindé officiellement fait Prêtre du Fâ

C’est à une cérémonie de remise de parchemin de fin de formation, pas comme les autres, que les populations de Godomey Togoudo et de Tankpè ont assisté le samedi 14 juin 2014. Il était question pour le Chef suprême des Bokonon des Collines et régions, de libérer officiellement, celui qui aura été pendant plus de 10 ans sous ses ordres et aura appris avec abnégation et dévouement l’art divinatoire ancestral et Messager de Dieu, le Fâ. Dègan Kpatindé a reçu les symboles du Fâ et prend officiellement le nom de Bokonon Tôton, comme pour dire que la noyade n’est sienne et que le feu quelque soit son intensité ne pourra brûler jusqu’à transpercer l’eau. Une belle cérémonie en soi faite de prières et de louanges envers Dieu et les mânes de nos ancêtres.


Bokonon Tôton recevant les symboles du Fâ des mains de Daagbo Vognon Danhouègnon

Sur invitation de Daagbo Vognon Danhouègnon, grand Prêtre du Fâ, les têtes couronnées, les Bokonon, les dignitaires de la religion endogène, les initiés et grands Prêtres du Fâ, dont notamment, David Koffi-Aza, Bokonon Hounglo,  Maître Bobo’s, Hounnongan Atcho Dègnon, le journaliste culturel expert des questions endogènes Jules Affodji et pleins d’autres, ont pris d’assaut la grand cours de sa maison, située à Tankpè. Sur place, des chants et danses usuels aux couvents du Fâ, pleins de curieux qui se posaient la question de savoir comment est-ce possible, qu’on puisse apprendre le Fâ et avoir un diplôme, mais également des habitués. Assis sur une natte le futur Bokonon, était entouré de ses confrères jeunes libérés un peu plutôt à Assanté le du 29 au 30 avril dernier, c’était à l’occasion de la commémoration des 30 ans de décès de Bokonon Allignon Zoungnon, père de Daagbo Vognon. Tout premier apprenti dans son écurie, Bokonon Vognon Danhouègnon avait souhaité lui donner son parchemin à Tankpè, où il avait commencé à lui enseigner le Fâ, voici une dizaine d’années. Pendant 13 à 15 ans, Dègan Kpatindé aura aux côtés de son oncle appris les rouages du Fâ, des plantes, bref de la médecine traditionnelle. C’est donc chose normale de lui donner son parchemin, pour qu’il vole de ses propres ailes désormais. C’est à cette tradition que le Président des Bokonon, Vodounnon et Guérisseurs traditionnels des Collines, a sacrifié sous le couvert de l’Association Culturelle, d’Etudes de Fâ et des Médecines Traditionnelles (Acefmétra). Pour l’occasion beaucoup de ses pairs été à ses côtés pour rendre la cérémonie, plus belle. Le tout nouveau Bokonon, qui rentre dans l’arène des ogres de la géomancie traditionnelle, a pour nom Bokonon Tôton. Après les rituels, il lui sera posé des questions, sur les signes du Fâ, question auxquelles sans bégayer, Bokonon Tôton a trouvé des réponses convaincantes et avec les précisions nécessaires. Vous le connaitrez plus amplement dans nos prochaines livraisons à travers votre Rubrique ‘’Valeurs d’Ici’’.
 
Patrick Hervé YOBODE

lundi 16 juin 2014

CONAVAB Inter 2014 ça démarre



Le département du Zou lance la compétition avec la victoire de Lokana


C’est partie pour deux mois environ de promotion pour les artistes de la musique moderne du Bénin. La plus grande compétition musicale et artistique du Bénin est à sa 17ème édition. La coupe nationale du vainqueur des artistes du Bénin, CONAVAB Inter prend son envol avec le premier match du groupe A du département du Zou. Etaient face à face, sur les radios partenaires de la Compétition, Lokana et Distago. Les béninois qui depuis fort longtemps attendaient CONAVAB Inter, parce que l’ayant adoubé depuis plus de 16 ans déjà, ne se sont pas fait prier. C’est massivement qu’ils ont appelé pour donner leur point à l’artiste de leur choix et au plus méritant. Les jeux étant fait d’entrée, c’est sans grand surprise que pour le compte de ce 1er match, Lokana sortait victorieux avec 189 points contre seulement 82 pour Distago son challenger. Très lentement, mais surement CONAVAB Inter a pris son envol, pour connaitre en septembre une grande messe autour de la musique. En tout cas dans le groupe A qui livrera son huitième de finaliste le mercredi prochain, Lokana attend impatiemment le gagnant du jour pour lui livrer batail demain.


Patrick Hervé YOBODE    

dimanche 15 juin 2014

"Entrez dans l'atelier de Zinkpè"

Des journées portes ouvertes pour mieux connaitre Zinkpè et ses œuvres

 Zinkpè expliquant une de ses oeuvres au ministre Ganiou Soglo"


Le vendredi dernier Cotonou et Fidjrossè ont vécu une soirée exceptionnelle empreinte des sensations et des frissons que génèrent une bonne peinture, une bonne sculpture, bref une œuvre d’art visuel bien faite. C’était le Projet "Entrez dans l'atelier de Zinkpè", par le truchement duquel, le phénoménal plasticien béninois, l’ogre de la peinture, du dessin et de la sculpture, invitait les populations à découvrir son lieu de travail et ses œuvres. Des journées portes ouvertes qui ont pris leur envol par un vernissage Au rendez-vous, les amoureux des arts visuels, ses collègues artistes, les journalistes culturels, mais aussi des personnalités du monde sociopolitique. Etaient venus pour l’encourager Sylvain Treuil, directeur de l’institut français, son prédécesseur André Jolly, son adjoint Noël Vittin, le ministre Jean-Michel Hervé Babalola Abimbola, de la culture et le ministre honoraire de la culture Ganiou Soglo. Une maison à étage à 3 niveaux où toutes les pièces étaient inondées des œuvres de Zinkpè, dont tout naturellement sa voiture, ses géantes sculptures à base des Ibéji ou Jumeaux, son œuvre l’Afrique sous perfusion, etc. Ces journées portes ouvertes qui ont pris fin hier dimanche 15 juin 2014, ont une nouvelle fois démontrée l’immensité de l’homme et de ses œuvres. Plus d’une centaine d’œuvres exposées, donc quelques unes de ses collaborateurs, qu’il a d’ailleurs présentés à l’assistance au cours du vernissage. Par ailleurs, un film réalisé sur sa personne et son talent inouï a été projeté pour le bonheur de ses admirateurs.
L'Afrique sous perfusion de Dominique Zinkpè


Patrick Hervé YOBODE

vendredi 13 juin 2014

Norberka sur l’Emission ‘’Secret de Prospérité’’

Le talent, la voix d’or et le Zinli Gbété célébrés

(Chapeau au Vénérable Hounnon Béhumbéza pour tout ce qu’il fait)

La célèbre émission télé ‘’Secret de Prospérité’’ de Pierre d’Alcantara Zocli, tenait hier jeudi 12 juin 2014, un autre numéro. A personnes spéciales, des lieux spéciaux. Raison pour laquelle, pour recevoir le tout premier artiste de la musique béninoise en la personne de Norberte Abla Kpanou, l’émission se déplaçait dans les somptueux locaux du Majestic à Cadjèhoun. Un rendez-vous de taille pour une artiste de taille, c’était simplement super.  
Sur le Plateau de l'Emission

Cadjèhoun, il sonnait environ 14 heures passées d’une vingtaine de minutes. Les cordes qui tombaient sur Cotonou à cette heure et qui ont contraint chacun à se terrer chez lui, n’ont pas empêché les populations de remarquer la déferlante de voiture haut de gamme et de toutes sortes de motos. Direction la salle des fêtes du Majestic. En moins d’une heure et demie, les parkings auto-moto étaient bourrés. A l’intérieur, la soirée s’annonçait majestueuse. Des personnalités et pas des moindres, des acteurs incontournables du monde culturel au Bénin. Au fond de la salle, un plateau bien garni et un déploiement de moyens techniques qui rappelle les grands jours, tout ceci dans un décor féérique. 15 heures passées de quelques de minutes, après les réglages d’usage, Pierre d’Alcantara Zocli et son assistante de la soirée pouvaient lancer l’émission. Après avoir planté le décor, les présentateurs invitent, une dame, la voix d’or de la musique béninoise, la reine du Zinli Gbété, Norberka.  Une fois sur le plateau, cette dernière sera saisie d’émotion devant le parterre impressionnant de personnalités, d’artistes toutes catégories confondues, des membres de sa famille et de sa belle famille. On pouvait distinguer, Hounnon Béhumbéza, Nel Oliver, Atcho Elle-même, claude Balogoun, Aline D’, Alladé Koffi Adolphe, Houéssi, Ayé Koffi, C@lico J, GG Star, Francky Cédi, Lèvodjo, Pipi Wobaho, le groupe Dèlidji, Stanislas Dégboé, etc.  Dans l’émission, toutes les facettes de la vie de l’artiste auront été visitées. Son enfance, son cursus scolaire, le métier qu’elle a appris, ses expériences dans les arcanes de la culture, ses début dans la musique et la danse, son amour pour la chanson, tout a été passé au peigne fin, sur les questions des présentateurs. Après, pendant un court instant, la parole a été donnée au Vénérable Hounnon Béhumbéza, invité en tant que consultant, de définir ce qu’est en réalité le Zinli Gbété, de montrer la nuance entre les autres formes de Zinli au Sud du Bénin, de situer sur comment ce rythme était pratiqué et à quelles occasions il était joué. Il lui a été demandé aussi de faire le décryptage du Zandro, un autre des rythmes que pratique Norberka. Le grand Prêtre Mammy-Dan, dira que le Zandro est un rythme typiquement des couvents et ne sort que très rarement. « Il n’est pas donné à n’importe qui de le pratiquer », souligne-t-il. Après cela, des témoignages réalisés par l’équipe de Pierre d’Alcantara Zocli viendront faire davantage de lumière sur la personnalité de l’artiste. Depuis son village natal, jusqu’à Cotonou, tous les intervenants, dont notamment ses géniteurs, ses proches avec lesquels elle a fréquenté, Sagbohan Danialou, Vivi l’Internationale, Nel Oliver, Alladé Koffi Adolphe, Claude Balogoun, Eric Thom’son, etc. tous étaient unanimes sur le talent et les qualités vocales de Norberka. Par contre, les avis ont divergé lorsqu’on évoque sa personnalité. Si pour certains, elle une personne aimable, loyale, accueillante, attentionnée et patiente, d’autres pensent dans le même temps, qu’elle est trop colérique, facile à vivre mais trop compliquée en caractère, s’énerve très vite pour entendre difficilement raison. Quelqu’un ira jusqu’à dire que pour vivre avec elle, il faut être souvent en esprit. Somme toute l’émission s’était bien déroulée et Norberka a été récompensée, par Pierre d’Alcantara Zocli et son équipe. A la fin, Hounnon Béhumbéza a donné un grand buffet à tous les participants, avec des perles rares de boissons bavaroises et latino-mexicaines. Il y va de soit parce que Norberka est entrain de monter en puissance. Une ascension fulgurante qui ne doit souffrir d’aucun handicap.
Hounnon Béhumbéza au milieu de Norberka et d'un proche

Patrick Hervé YOBODE

Attention aux virus qui pourraient compromettre une carrière artistique prometteuse

Notre monde est en perpétuelle évolution. Les grands hommes et les grosses structures savent qu’il faut en toute chose se donner de la visibilité. Cette visibilité passe forcément par une communication élargie autour des activités qui se mènent.  Dans un monde de globalisation où si on mise sur la communication et la vraie, ce qui se fait à l’instant au Bénin peut se savoir aux Etats-Unis et partout dans le monde, il est capital de ne pas jouer avec la communication. Norberka est entrain de prendre une dimension internationale, qui mérite d’être accompagnée et d’être soutenue par une communication professionnelle. Mais très souvent, des individus peu recommandables qui entourent Hounnon Béhumbéza étouffent la communication des événements qu’il organise ou auxquels il prend part. Ces virus qui gangrènent le monde des médias et de la communication, sans même les pré-requis, se targuent d’être de la cellule de communication de Hounnon Béhumbéza. Dieu et les mânes de nos ancêtres seuls savent s’il a lui-même composé une cellule de communication. Pour chaque manifestation, ils prennent de fortes sommes d’argents des mains du grand Prêtre Mammy-Dan. Ils appellent juste deux journalistes qui reçoivent à peine 10.000 francs CFA chacun. Mais comme les journalistes dans leur grande majorité apprécient les actions de Hounnon Béhumbéza, ils vont dans leur rédaction, écrivent sur l’événement sans prendre 1 sou.  Au petit matin, les manges mil de communicateurs obnubilés par les billets de banque, font le tour des points de vente de journaux, collectent tous les organes qui auront écris sur l’homme et son activité et vont ainsi justifier l’argent pris.
Hounnongan Atcho Dègnon et compagnie 
Ça les journalistes l’ont compris depuis fort longtemps. Ils se parlent entre eux et un jour, ils pourront barrer la route à ces imposteurs de communicateurs. Loin de vouloir tirer sur la sonnette d’alarme, nous voudrions encourager Hounnon Béhumbéza à continuer sur la lancer de composer une réelle équipe de gens  sérieux et capables de gérer une carrière artistique et les événements d’un homme de sa trempe. Il a commencé cette restructuration en choisissant un Manager qui maîtrise les rouages du monde managérial et qui plus est se retrouve dans l’écurie de l’excellentissime Eric Gbèha. Alors Majesté que les brebis galeuses, les virus et hommes véreux ne constituent point un handicap à une carrière artistique en pleine ascension et que vos activités soient mieux relayées pour plus de visibilité. C’est ce que je pense.
PHY



jeudi 12 juin 2014

« Le Talon D’Achille de Boni Yayi »

L’essai de Franck Kpochémè désormais dans les rayons des librairies

C’est l’auditorium de la Maison des Médias Thomas Mègnassan qui aura servi de cadre à la mise sur le marché du Tome 1 de l’essai du journaliste chroniqueur politique Franck Kpochémè. Pour l’occasion plusieurs confrères journalistes et des personnalités politico sociales étaient venus pour assister le Président de l’Union des professionnels des médias du Bénin.


Ça y est ! C’est fait, « Le Talon D’Achille de Boni Yayi », vient d’être officiellement mis sur le marché du livre.  Le premier livre de Franck Kpochémè occupe les rayons des librairies de la place. C’est devant une foule immense composée de professionnels des médias auxquels  l’ouvrage à été dédié et des personnalités et pas des moindres de la République que le Tome 1 de son Essai à été lancé.  « Le Talon D’Achille de Boni Yayi » est cet ouvrage qui traite des faits politiques, sociaux et culturels majeurs qui ont jalonné le second mandat de l’actuel locataire de la Marina. L’auteur y peint notamment les affaires qu’on pourrait qualifier de Talon, puisqu’il s’agit du Programme de Vérification des importations (Pvi) et de l’Or blanc. Les dessous de la guéguerre entre les deux fils du Bénin, des amis d’hier qui aujourd’hui sont devenus plus que des chiens et chats. On y voit par ricochet les affaires tentative d’empoisonnement et d’atteinte à la sureté de l’Etat, qui ont pour dénominateur commun, Patrice Talon, richissime homme d’affaire béninois, l’artisan même de l’accession au pouvoir de Boni Yayi en 2006 et du K.O historique de ce dernier en 2011. « Le Talon D’Achille de Boni Yayi » c’est ce bouquin qui revient sur ce qui constitue toujours une actualité brûlante de ces trois dernières années au Bénin. Dans une méthode d’investigations approfondies, l’auteur est allé dans les détails et dans les profondeurs de ce que les médias n’ont pas pu servir en temps réel au public et à leurs lecteurs. C’est un livre qu’il faut forcément avoir dans sa bibliothèque pour la postérité et pour être au cœur de ce qui réellement oppose les deux amis d’hier. Au cours du lancement le doyen Soulé Issiaka, prenant la mesure et l’importance d’un tel ouvrage a invité ses jeunes confrères à s’adonner à l’écriture. Nous y reviendront plus amplement avec la critique de cet ouvrage qui peint ce qui aura été le frein du président de la République, dans sa volonté de servir la Nation.


Patrick Hervé YOBODE

Arts visuels au Bénin Dominique Zinkpè

Dominique Zinkpè change d’atelier et ouvre ce jour ses portes au public            
Dominique Zinkpè
                                        

Il n’est plus à présenter, lui c’est Dominique Zinkpè le plus dense sans doute des artistes plasticiens béninois de sa génération. Artisan infatigable d’une visibilité sans cesse accrue à l’art plastique béninois, il aura mis son talent et ses connaissances au service de la Nation lors de la première édition de la Biennale Regard Bénin. Basé dans la rue avant fin pavé à Fidjrossè, il est entrain d’opérer un changement d’atelier. Désormais  sur la maison à étage, à l’entrée de la rue qui mène au Café des Arts, l’artiste ouvre les portes de son nouvel atelier au public à travers le Projet "Entrez dans l'atelier de Zinkpè". Par ce projet, Dominique Zinkpè se propose de faire connaitre au public son nouvel espace de travail. La journée Portes ouvertes prévue pour les samedi 14 et dimanche 15 juin 2014 prennent leur envol ce vendredi avec le vernissage prévu pour 18 heures. Pour l’occasion, Zinkpè fera découvrir ses dernières œuvres aux visiteurs. Il a l’intention de transformer chaque pièce de la maison en une salle d’exposition. Il fera connaitre les compartiments de son lieu de travail, de même que ses collaborateurs qui travaillent avec lui. Chacun de ses collaborateurs montrera au public ses propres œuvres artistiques. Il faut signaler qu’une vidéo réalisée sur Dominique Zinkpè, intitulée "Divine comédie" et qui est actuellement diffusée à Francfort en Allemagne, sera projetée pour les visiteurs. Ces derniers auront après avoir visualisé la vidéo des détails de la part de l’artiste. Prenez donc le rendez-vous.


Patrick Hervé YOBODE

mercredi 11 juin 2014

Franck Kpochémè à propos de son livre ‘’Talon d’Achille de Boni Yayi’’



‘’Je lance le Tome 1 de mon Essai ce jour à la Maison des Médias’’

Les grands hommes qui ont marqué l’histoire de leur époque, sont ceux qui comprenant le sens de l’évolution du monde, laissent à la postérité des repères, afin que cette dernière ne se perde. Ils ont été nombreux, notamment Voltaire, Victor Hugo, Shakespeare, etc. ces grandes figures de la littérature se sont servis des gros dossiers de leur temps pour laisser aux générations futures des documents qui puissent leur permettre de ne pas tomber dans les mêmes pièges. Sur leurs traces, un journaliste chroniqueur politique. Nantis d’une Maîtrise en droit des affaires, Directeur de la Publication du Quotidien L’informateur, Président de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB), Franck S. C. Kpochémè, est allé au-delà l’actualité pour servir une autre son de cloche d’une affaire qui aura secoué le Bénin ces dernières années. Les affaires tentatives d’empoisonnement et d’atteinte à la sureté de l’Etat, quels en sont les tenants et les aboutissants, qu’est-ce qui a bien pu transformer deux amis d’hier en chien et chat en l’espace de quelques mois. Découvrez tout ceci dans le Tome 1 de son livre « Le Talon D’Achille de Boni Yayi » dont-il nous donne ici quelques éclaircissements.
 
Franck Kpochémè, Auteur de "Le Talon d'Achille de Boni Yayi"
Vous êtes l’auteur d’un livre qui parait ce jour, que peut-on retenir de ce bouquin ?

C’est un essai que j’ai fait pour pouvoir rendre compte de mes investigations que j’ai menées dans le  cadre des différents dossiers qui ont secoué la République, sous le second mandat en cours du Président Boni Yayi. Deux principales affaires ont donc fait la Une des journaux le long du second quinquennat de Boni Yayi en cours, à savoir l’affaire Pvi et l’affaire du Coton. On peut résumer les deux pour dire affaires Talon. Depuis 2011 jusqu’à nos jours, ces affaires continuent de faire grand bruit dans le pays. Je me suis lancé alors dans une investigation pour pouvoir aller au-delà de ce que les professionnels des médias ont servi jusque là à nos lecteurs et à nos populations.

Le Talon D’Achille de Boni Yayi, est-ce un jeu de mots pour faire référence à celui là qui est en désaccords avec le Président de la République ?

Oui exactement, mais j’aurais pu trouver mieux comme titrage, avouons que j’étais arrivé à court d’inspirations et je n’ai pas pu réfléchir plus loin que ce titre que je propose. « Le Talon d’Achille de Boni Yayi »,  parce que d’abord le Tome 1 que vous avez dans les mains raconte l’affaire Talon, du nom de Patrice Talon, ce compatriote richissime homme d’affaires, qui a pesé de son poids pour que le candidat Boni Yayi arrive au pouvoir en 2006 et qui était également là pour sa réélection en 2011. C’est d’abord ça. La seconde motivation de ce titrage, c’est que je me suis référé un peu à l’expression « Talon d’Achille » c’est un peu  le point faible du pouvoir. Par rapport à ce point faible, je peux dire que depuis que Boni Yayi a gagné le second mandat, il n’y a eu que des problèmes. Aujourd’hui on peut dire que depuis 2011 où Boni Yayi a été élu par K.O, il est hanté par Talon. Lorsqu’on dit Talon Boni Yayi perd le sommeil et c’est l’autre motivation qui m’a amenée à donner ce titrage à l’ouvrage.

Votre bouquin traite-t-il  seulement de l’affaire Talon ou est-ce que vous avez passé en revue les gros dossiers depuis 1960 ou 1990 ?


D’abord « Le Talon d’Achille de Boni Yayi se focalise sur le second mandat, nous sommes là, de 2011 jusqu’au premier trimestre de 2013. Le Tome II de l’ouvrage viendra pour la suite du feuilleton. Donc le Tome 1 traite notamment tout ce qui s’est passé dans ce pays de 2011 au premier trimestre de 2013 et nous avons été amenés à faire des comparaisons avec d’autres situations qui se sont produites, mais nous nous sommes arrêtés au lendemain de la Conférence nationale. Ce serait ennuyeux de retourner jusqu’à la période post coloniale et faire des comparaisons. Des ainés, des écrivains béninois célèbres, même des expatriés, ont déjà beaucoup écrit sur les agitations politiques qui ont prévalues  de 1960 jusqu’à la Conférence nationale. Alors je ne me suis même pas intéressé au premier quinquennat, je suis resté sur le second mandat, mais tout en faisant des comparaisons avec les régimes qui se sont succédé, au lendemain de la Conférence nationale. Des comparaisons avec le Président Soglo, mais aussi avec le Président Kérékou démocrate. Quand nous développons par exemple des idées par rapport à l’Or blanc, le Coton, on n’est obligé de se référer à la période Soglo. Quand nous parlons également d’atteinte à la sureté de l’Etat qui a conduit à l’arrestation du commandant Zomahoun et de l’expert comptable Johannès Dagnon, nous sommes allés faire des comparaisons avec la période Soglo, où le commandant Agbomandokpohou et autres avaient été arrêtés. Allusion également à la période Kérékou démocrate où il n’y a pas eu d’arrestation parlant d’atteinte à la sureté de l’Etat, mais par moment il y a eu des suspicions. Nous avons donc parlé de tout cela en nous référant à Kouyami qui hantait un peu le pouvoir Kérékou aussi à cette période là.


« Le Talon d’Achille de Boni Yayi », c’est donc le premier bouquin dans votre bibliographie ?

Oui c’est pour cela qu’il a été mis essai. C’est la toute première fois que j’ai pu aller au bout de mes réflexions. J’ai commencé en 2005 un ouvrage sur la mort du premier président de la Cour d’Appel de Parakou le Magistrat Sévérin Coovi, cette mort qui a conduit à l’arrestation de plusieurs personnes, dont le maire à l’époque actuellement Député à l’Assemblée Nationale, Rachidi Gbadamassi. Une affaire qui a également conduit au relèvement du Procureur de la République près le Tribunal de Parakou, du Procureur général près la Cour d’Appel de Parakou. Donc j’ai commencé des réflexions  sur cette affaire Coovi, mais je n’ai pas pu encore aller au bout. J’ai aussi entamé des réflexions sur l’affaire Icc aussi mais avouons que je ne suis pas allé au bout, c’est la première fois que j’ai pu achever une réflexion, encore que là ce n’est que le Tome 1, parce que l’histoire s’arrête avec ces 340 pages à l’arrestation du commandant Zomahoun et de l’expert comptable Johannès Dagnon. Tout ce qui s’est passé après, la suite du feuilleton, à savoir l’arrestation du juge Angelo Houssou, son exil, les procès qui a eu à Paris, encore moins le pardon. Nous avons essayé de respecter la chronologie parce qu’un livre, ce n’est pas un journal qui s’intéresse à quoi de neuf. Donc le Tome II du livre qui paraitra avant la fin de l’année 2014, nous donnera la suite du feuilleton.

Sur la couverture on voit au niveau du titre ‘’Le d’Achille de’’ en jaune tandis que ‘’Talon et Boni Yayi’’ sont en rouge et pour le dessin, une main qui tient solidement un talon, est-ce pour signifier tout le danger qui avait plané en son temps où l’affaire Talon alimentait les colonnes des journaux, ou c’est pour notifier que tout ceci a constitué pour Boni Yayi un frein dans son envie de servir la République ?

C’est juste pour nous rappeler que si les noms Talon et Boni Yayi sont en rouge et diffèrent des autres écrits du titrage, que ces deux personnalités étaient des amis et qu’elles peuvent toujours redevenir des amis. Et c’est justement cette affaire qui aura empêché le Chef de l’Etat de réellement travailler pour le pays. C’est vrai on le voit sur les chantiers, mais au cours de son second mandat, il faut dire que Boni Yayi, n’a pas eu la concentration morale nécessaire pour s’occuper réellement des questions de développement. Tout ce mandat a été consacré à l’affaire Talon et Boni Yayi a été hanté tout le temps par ce dernier.

On n’a remarqué qu’il n’y a pas eu de préfacier pour l’ouvrage, est-ce un choix personnel ?

Oui c’est un choix personnel, parce que je n’ai pas voulu m’embarrasser des histoires de préface, car c’est un livre qui traite d’une actualité trop brûlante et je ne voudrais pas créer des problèmes à des compatriotes, donc j’ai voulu simplement l’assumer de bout en bout.


Ce livre sort ce jour jeudi 12 juin 2014, alors citez-nous quelques Librairies dans lesquelles le public pourra s’en procurer ?

D’abord le livre sera en vente à la Maison des Médias, parce que c’est un livre que j’ai dédié aux professionnels des médias, il sera également vendu dans tout ce qu’il y a comme Librairie sur le territoire national.  

Un dernier mot à l’endroit du public ?

Je leur demande de me soutenir, d’aller acheter le bouquin pour découvrir les messages qui y sont contenus, c’est pour cette raison qu’on a mis le livre à 5.000 francs. Je leur demande donc d’acheter et de lire, c’est ce qui m’encouragera et me permettra de régler les charges d’imprimerie et de vite aller au Tome II.

Propos recueillis par Patrick Hervé YOBODE